Le Bipolaire : Forum pour bipotes

Cannabis et trouble bipolaire  

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Mini Bipo
Rejoins:depuis 4 mois 
Msg: 15
12/10/2017 5:37  

du tabac 

 


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David
Petit Bipolaire
Rejoins:depuis 4 mois 
Msg: 52
12/10/2017 8:34  

Bonsoir

Moi perso j'ai 15 ans derrière moi d'utilisation marijuana ça c'est très mal terminé,gros crise d'angoisse insurmontable.Depuis 2008 je suis clean et tu vas bien a la merveille.  

bon courage!!


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olivier
Mini Bipo
Rejoins:depuis 2 mois 
Msg: 10
30/10/2017 12:38  

C'est long mais je post quand même :

Bonjour, je suis (comme beaucoup) nouveau sur ce forum et je dois avouer qu'il est plutôt génial, du fait des sujets abordés, des gens et de l’ambiance. Ce petit moment de compliments passé parlons shit.
Je ne sais pas si le cannabis m'a rendu bipolaire, ou s'il a caché la maladie pendant des années.
J'ai commencé à fumer du cannabis à 13 ans et aujourd'hui à 30 ans, le cannabis garde une grande place dans ma vie. Il m’aide sur de nombreux points, peut être parce que j’ai trop fumé. Si je n’avais jamais fumé je serais peut être médecin, informaticien, ou j’aurais peut-être pu bien plus mal finir, je ne sais pas.
En tout cas l’important pour moi aujourd’hui est d’avoir conscience des dangers et du mode d’action du cannabis d’une part et de ses faiblesses face à lui d’autre part. Ceci pour garder le contrôle, ou le reprendre ce qui n’est pas évident.
J’en ai gros et voici donc mon vidage de sac rempli de vertes effluves tantôt apaisantes, tantôt angoissantes...

Les causes.

Un traumatisme que je trouve futile aujourd’hui mais qui a l’époque m’a précipité dans une grande détresse entrainant je pense une dépression. Le cannabis a clairement été un anti-depresseur. Quand je fumais, je n'avais plus cette boule au ventre, cette angoisse prenante et persistante qui monte tout au long de la journée et ne vous lâche que lorsque vous endormez enfin.
Les premières années fumer du cannabis m’a aussi permis d’atteindre les groupes de gens qui m’intéressaient au collège/lycée, c’était un peu comme une carte de membre, ce sentiment réconfortant d’appartenir à un groupe.
J'avais besoin d'un psychologue, j'ai trouvé le cannabis.
A chacun sa réaction face aux drogues, pour moi le problème était qu'il ne faisait que cacher mon angoisse, et celle-ci allait se réfugier dans mon inconscient et y grossissait. De plus en plus quand je n’étais plus sous l’emprise du joint, j'avais cette angoisse à gérer, de plus en plus lourde et prenante. En fait j’avais toutes mes émotions que le cannabis endormaient qui refaisaient surface et que j’avais de moins en moins l’habitude de gérer. Une sorte de maelstrom d’émotions concentré sur mon sternum.

Les années sont passées et j'ai refourgué toute ma construction personnel à mon inconscient, procrastinant tout les problèmes, dilemme, réflexion auxquels on répond en temps normal et qui permettent de se construire. Je ne les traitais pas consciemment, je ne les traitais pas du tout. Quand on est jeune (je pense) les problèmes que l’on résous pour se construire c'est un peu comme un mécano, on a des pièces, des éléments de réflexion et on construit un raisonnement satisfaisant, qui nous convienne. Une fois la chose réglée, hop là on livre le paquet à notre inconscient qui se charge de l’intégrer, de le compresser pour l'agréger à notre personnalité, en somme on l’oublie. Et bien sous cannabis, j’ouvrais une nouvelle boite de mécano regardais bien toute les pièces mais surtout n’en assemblais aucune, et « oubliais » le problème non résolut. Pour moi c’est en grande parti ce que provoque le cannabis. Ma construction personnelle restait à l’état d’immense mécano en vrac, et j’y ajoutais constamment, avec une ferveur maladive, des pièces. Peut être inconsciemment  pour pouvoir résoudre un jour mon traumatisme.

La dépendance.

C’est vers 16 ans que je suis devenu prisonnier de ma dépendance, et qu’a commencé un drôle de scénario. Je savais que le cannabis n’était pas bon pour moi, je voulais arrêter, mais j’en étais incapable. Les effets antidépresseurs ce sont petit à petit évaporés, la culpabilité et le dégout de ma situation de loque dépendante ont fait passer ma consommation de quotidienne et festive à quotidienne et solitaire. Je me suis renfermé sur moi-même, et j’avais toujours ma personnalité de gamin de 13 ans.
J’étais bloqué par un événement traumatisant que je n’avais pas su affronter et par les années de cannabis qui commençaient à s’accumuler.
En cours  cependant ça allait, je m’étais habitué à la défonce et mon état normal étant celui sous shit, je n’avais pas trop de problème de compréhension. La concentration et l’assiduité étaient la. Ainsi le cannabis ne m’a pas trop freiné dans les études, du moins temps que je restais constamment sous son emprise.

La prise de conscience.

Comme dis plus haut je ne sais pas si le cannabis à caché ma bipolarité ou l’a provoqué. Mais a partir de mes 16 ans jusqu'à mes 21, le seul moment ou je me suis senti vivant à été la fois ou j’ai arrêté le cannabis, à 17 ans en janvier, je n’ai rien fumé pendant quelque chose comme trois semaines et j’étais bien, trop bien. Avec le recul, j’étais en phase hypomaniaque, moins de sommeil, plus d’énergie, on connait la chanson. Ce sentiment d’extase et de libération. Je n’étais plus déprimé quand je ne fumais pas, j’étais heureux. Je savais que j’étais prêt à arrêter. Mais au bout de trois semaines, ce trop plein de bonheur je ne le supportais plus et j’ai recommencé tranquillement à reprendre mon rythme : une quinzaine de douilles par jour, je ne fumais plus de joint. Bref tout le temps défoncé. J’ai estimé qu’entre mes 16 et mes 21ans je devais être à 2-3g de matos par jours, 1g les jours de disette…
A l’époque je me suis dis que j’arrêterais le canna quand j’aurais fini mes études car pendant cet arrêt ce qui m’a le plus marqué c’est que je n’avais plus aucune attention, aucune concentration, mon cerveau ne savait plus fonctionner sans THC, CBD et autres joyeuserie végétale. Je pense que je savais qu’il me fallait un contexte sûr dans lequel arrêter les conneries, et que ça prendrait du temps.

J’ai donc continué le cannabis en tache de fond, j’avais en quelque sorte abandonné face au cannabis, j’étais un bon petit tox résigné. Je savais que j’arrêterais un jour mais pas demain. C’est finalement après avoir été accepté dans une école pas dégueu, à 21 ans que j’ai finalement eu la force, le courage, les co*illes d’arrêter le cannabis.

Mais quand on se retrouve à 21ans avec une âme de gamin de 13ans, les 8ans de mécano à mettre en place avec se sentiment d’urgence et cette énergie illimité, ça donne de bons épisodes psychiatrique.
C’est la que j’ai découvert ma bipolarité.
[…]

L’arrêt.

J’ai d’abords eu beaucoup de mal à arrêter la douille, qui pour moi était comme une drogue dur. J’ai mis 5 ans. A coup de rechute, de crise de manie, de BDA, de dépression, de mélancolie, a me construire avec mon foutu mécano. Ca a fini par un arrêt quasi complet de deux ans (25-28 ans), pendant lequel j’ai dû fumer une dizaine de joints. Ca m’a permis de retrouver un mode de fonctionnement sain, sans substance ou presque, que j’avais perdu depuis mes 13ans. Et de me construire et d’évoluer sans drogue.

Ou pas.

Ceci dit dans l’absolu j’aime quand même pas mal fumer un pète. Et mon but par rapport à cette substance est de la maitriser comme j’ai appris à maitriser ma bipolarité. En gros j’aimerais pouvoir fumer un pète de temps en temps avec des amis, avoir du matos sans y toucher, fumer pendant trois semaines quelques joints le we, puis plus pendant quelques mois parce que pas envi, puis de nouveau un petit pètes, puis… bref la vie quoi. Avec le canna une consommation raisonnée et raisonnable n’est pas préjudiciable de mon point de vu. Et la dépendance on se la construit tout seul, il faut simplement ne pas avoir peur d’affronter ses états d’âme, et son maelstrom d’émotion, s’il est traité au quotidien, devient un torrent plutôt gérable.

Aujourd’hui je fume toujours de temps en temps, mon état normal est sans joint et ça fait du bien. Quand je regarde derrière je me dis que ça aurait pu être pire. Je n’ai jamais glissé vers les drogues dures. Et mon cerveau (hormis la bipolarité) fonctionne plutôt bien pour moi.
Je sais que j’ai un problème avec le cannabis car je sais que j’aime ça.

Conclusion.

Si le joint peut aider ponctuellement et peut être même faire redescendre une crise de manie, en fumer quotidiennement pour un bipolaire, c’est se préparer un bon épisode. Pour un bipolaire comme moi le joint c’est le truc qui bouche la soupape de la cocotte minute.

 

Olivier


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Mini Bipo
Rejoins:depuis 4 mois 
Msg: 15
30/10/2017 12:46  

pris dans ton monde ça ce comprend ! mais le stop net est un défi de taille et j'adore ! et quand ça a commencer c'est jusqu'au bout la détoxe est longue mais pour ramener le cervo à la réalité positive faut tenir la route ! mais ça le fait ! le déclic c'est qui commande qui !!! je suis maite de mon cerveau ou la résine ???? 


olivier ont aimé
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Profilsuppr5
Mini Bipo
Rejoins:depuis 4 mois 
Msg: 15
30/10/2017 1:04  

et puis la bipo n'a rien a voir avec la beuuuuuuuuuue

c'est un anxio  qui ne peu tuer par over dose , les anxio si !!

 


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Profilsuppr5
Mini Bipo
Rejoins:depuis 4 mois 
Msg: 15
30/10/2017 1:07  

et sit tu pends tout c'est même pas la peine d'imaginer sortir !faut dégommer un à un ! c'est un choix mais le rien est beaucoups plus vivable apres décongelation total !


olivier ont aimé
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Profilsuppr5
Mini Bipo
Rejoins:depuis 4 mois 
Msg: 15
30/10/2017 1:14  

not for human consumption 

ça tombe bien !! chui un âne

 


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