TB 2 : Volume du cerveau et traitement sous Lamotrigine

Suite à une récente étude, les bipolaires de type 2 qui seraient sous traitement à base de Lamotrigine subiraient une modification du volume de leur cerveau sous l’influence de ce type de médicament .

 

Le trouble bipolaire de type 2 ( TB 2 ) est les des principaux type de troubles psychiatriques avec le type 1 dans ce même domaine ( un peu moins de 1,5% ) . Pour traiter la dépression bipolaire, les essais scientifiques se révèlent assez difficiles . La Lamotrigine, connut en France sous le médicament Lamictal, est souvent utilisée pour prévenir et traiter les phases dépressives des personnes bipolaires . Il faut cependant noter qu’aucune étude n’a réellement mesuré les fonctionnements des neurones sous-jacents à une possible amélioration de la maladie sur le long retire avec ce type de traitement . C’est pour cela que des chercheurs se sont concentrés sur la question et ont observé les effets de la Lamotrigine sur le volume cérébral cortical et sous-cortical sur des patients atteints de bipolarité en phase dépressive et traités sous Lamotrigine .

Sur un petit échantillon d’une dizaine de maniaco-dépressifs de type 2 durant 4 mois, les patients se sont vus prescrire un dosage de 100 mg de Lamotrigine . Les données ont été observées à l’aide de l’imagerie médicale afin de détecter des possibles changements longitudinaux dans les volumes corticaux et sous-corticaux . Une dizaine de personnes sans troubles bipolaires ont également été choisies afin d’effectuer un comparatif .

Près de 60% des patients atteints de troubles bipolaires ont constaté une nette amélioration de leur état dépressif . Chez toutes les personnes bipolaires de type 2, ils ont pu constater un changement de volume supérieur dans le gyrus frontal inférieur, plus précisément dans le pars triangularis, ainsi que le 5ème ventricule et le pôle frontal droit . Sur les bipolaires ayant constaté une nette amélioration de leur état, ils ont pu constater des volumes supérieurs dans le noyau causé ( caudale ) et le noyau lenticulaire gauche ( putamen ) que les personnes n’ayant pas ressenti d’amélioration . Ils constatent cependant que, pour les bipolaires avec amélioration, la partie droite du caudate et l’hémisphère gauche du pars triangularis sont inférieures aux personnes sans troubles bipolaires . Sur les bipolaires sans amélioration, ils ont pu constater un volume supérieur de la partie droite du gyrus fusiforme ( T4 ) ainsi que du 3ème ventricule comparé aux personnes saines .

Cette étude atteste donc d’une première preuve d’un lien entre une réponse au traitement à base de Lamotrigine pour le trouble bipolaire et les ganglions de base . Les ganglions de base sont souvent associés à des pathologies telles que la maladie de Parkinson, mais peuvent également être associés à certains troubles mentaux et cognitifs puisqu’ils agissent directement dans les comportements impulsifs liés à la récompense . On connaît le lien fort entre le trouble bipolaire et l’impulsivité, mais d’autres études plus précises sont maintenant à observer pour confirmer cette hypothèse que les ganglions de base peuvent être utiles comme cible dans le traitement de la bipolarité .

 

Lamotrigine et cerveau

Traitement sous Lamotrigine et volume du cerveau

Source : Biological Psychiatry

J'aime, je partage et je tweet Le Bipolaire : C'est gratuit !

Inscrivez-vous à la newsletter LeBipolaire.com ! Recevez avant tout le monde nos derniers articles sur la maladie bipolaire ( conseils, témoignages et autres actualités ... )
Publié dans La recherche sur le trouble bipolaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.