Le bon traitement suivant chaque trouble bipolaire …

    Cet article répond aux questions suivantes concernant le trouble bipolaire :
  • Quel type de traitement pour la manie ?
  • Quel type de traitement pour la dépression majeure ?
  • Quel type de traitement pour une personne bipolaire stable ?
  • Quels sont les critères de diagnostic du trouble bipolaire ?

Les troubles bipolaires affectent des millions de personnes à travers le monde; L’humeur et le comportement sont alors troublés . Le taux de suicide et/ou de rechute ( crises ) est également très élevé chez les personnes maniaco-dépressives … Ces statistiques démontrent bien qu’il est très compliqué de trouver un traitement idéal pour cette maladie ! Souvent, il est dit que chaque bipolarité est différente, malgré des symptômes généraux communs, et qu’il faut 1 traitement personnel et adapté à chaque patient .

La présentation de la maladie bipolaire doit donc être prise en considération pour la prescription du meilleur traitement possible; mais la question qu’il faut vraiment se poser est :

Doit-on traiter la maladie ou plutôt chaque symptôme ?

D’autres statistiques révèlent que, chez les personnes bipolaires étant stables, la rechute maniaque ou dépressive s’élève à près de 40% après 1 an de stabilité et plus de 60% après 2 années de période stable …
Le Lithium a, pendant de nombreuses années, été l’un des seuls traitements pour traiter la maniaco-dépression en agissant comme « stabilisateur de l’humeur »; aussi appelé « régulateur » ou « thymorégulateur » . Ce type de traitement nécessite tout de même une surveillance particulièrement contraignante, mais nécessaire afin d’éviter tout désagrément supplémentaire ( comme l’intoxication au lithium ) . Durant ces dernières années, d’autres types de traitements médicamenteux ont été utilisés pour traiter le trouble bipolaire, même si pour la plupart d’entre eux ils ne sont pas conçu pour cette maladie; on appelle cela une « prescription médicamenteuse off label » .
Même s’il est difficile de trouver le bon traitement à sa bipolarité, il faut noter que, suite à une étude sur environ 400 personnes souffrant de troubles bipolaires ( 286 avec un traitement et 118 sans traitement ), seulement 6 personnes se sont suicidées en étant sous traitement, contre 27 sans traitement … Alors, quels sont les traitements efficaces pour traiter cette maladie mentale sur le long terme et suivant les épisodes ( manie et dépression ) ?…

 

Signification du trouble bipolaire et éléments du diagnostic

2 types principaux de trouble bipolaire existent : Le 1 et le 2 ( 3, 4 et 5 sont secondaires ) . Le trouble bipolaire de type 1 inclut principalement des périodes de manie et des périodes de dépressions majeures; il peut cependant aussi inclure des périodes d’hypomanie . Le trouble bipolaire de type 2 n’inclut pas d’épisode de manie mais au moins 1 épisode d’hypomanie et de dépression majeure . Voici les critères pris en compte pour chaque diagnostic ( manie, hypomanie, dépression, TB1 et TB2 ) .

 

Critères de diagnostic de la phase maniaque

  1. Une durée supérieure à 7 jours doit être observée ( inférieure si hospitalisation ) où l’humeur est toujours haute ou le patient est très irritable . La personne doit avoir un niveau d’énergie important ( hyperactivité par exemple ) et avoir des milliers de projets .
  2. Un état psychotique suite à une forte intensité des symptômes perturbant dangereusement l’humeur et ayant des répercussions néfastes sur la vie sociale et professionnelle du patient .
  3. Le changement d’humeur du patient ne doit pas être causé par un problème médical tiers ou directement par les effets d’une tierce substance .
  4. Pendant cette durée, un minimum de 3 symptômes cités ci-dessous doit être visible ( 4 lorsque l’humeur est déjà irritable ) . Les symptômes ne doivent pas être habituels, cela marque un changement significatif dans l’humeur et le comportement de la personne .
  • L’estime de soi est importante, ego surdimensionné
  • Le besoin de sommeil est faible ( moins de 2H/jour suffisent )
  • Un besoin de parler beaucoup, vite et fort bien souvent, logorrhée
  • A des milliers de pensées et d’idées en même temps
  • Une difficulté pour se concentrer; un manque d’attention
  • Une activité physique inhabituelle avec ou sans objectif précis ( sexualité, travail, relation ), une agitation inhabituelle
  • Une conduite à risque ( financière, addiction )

 

Au moins 1 épisode maniaque doit être observé pour établir un diagnostic de troubles bipolaires . Cet épisode est caractérisé par les symptômes ci-dessus ou à cause d’un traitement sous antidépresseur si la période de manie se produit pendant et se poursuit après le traitement .

 

Critères de diagnostic de la phase hypomaniaque

  1. Une durée supérieure à 4 jours minimum où est observé un changement d’humeur inhabituel par intermittence . L’humeur est plus élevée qu’en temps normal et le patient est plus irritable . La personne a également une énergie et une activité physique montante .
  2. Le changement d’humeur du patient ne doit pas être causé par un problème médical tiers ou directement par les effets d’une tierce substance .
  3. Un changement est identifiable au niveau du comportement de l’individu comparé à son comportement habituel -sans symptômes- .
  4. Le changement d’humeur et de comportement est perceptible par les proches .
  5. L’intensité des symptômes n’engendre pas de problèmes graves au niveau social et professionnel . Il n’y a pas d’hospitalisation suite aux symptômes, ni d’épisodes psychotiques .
  6. Pendant cette durée, un minimum de 3 symptômes cités ci-dessous doit être visible ( 4 lorsque l’humeur est déjà irritable ) . Les symptômes ne doivent pas être habituels, cela marque un changement significatif dans l’humeur et le comportement de la personne .
  • L’estime de soi est importante
  • Le besoin de sommeil est faible ( moins de 3H/jour suffisent )
  • Un besoin de parler beaucoup, vite et fort bien souvent
  • A des milliers de pensées et d’idées en même temps
  • Une difficulté pour se concentrer; un manque d’attention
  • Une activité physique inhabituelle avec ou sans objectif précis ( sexualité, travail, relation ), une agitation inhabituelle
  • Une conduite à risque ( financière, addiction )

 

Critères de diagnostic de la phase de dépression majeure

  1. Une détresse émotionnelle et physique est perceptible par le manque d’actions quotidiennes
  2. Le changement d’humeur du patient ne doit pas être causé par un problème médical tiers ou directement par les effets d’une tierce substance .
  3. Une durée supérieure à 15 jours minimum où le patient présente au moins 5 symptômes cités ci-dessous . Ces symptômes ne doivent pas être causés par un problème médical tiers et sont anormaux par rapport au comportement habituel de la personne . Le patient doit cependant éprouver obligatoirement soit une humeur dépressive, soit de l’anhédonie ( perte d’intérêts, émotions, plaisirs ) comme principal symptôme des 5 minimums .
  • Perte ou augmentation de l’appétit / Perte ou gain de poids non désiré
  • Perte ou augmentation du besoin de sommeil
  • Agitation ou ralentissement de l’activité physique
  • Sensation d’être toujours fatigué avec un manque d’énergie constant
  • Ressentir le sentiment de culpabilité plus ou moins intensément
  • Des difficultés pour se concentrer et/ou ne pas arriver à prendre une décision pour la plupart des choses
  • Des idées / envies suicidaires fréquentes, avec ou sans passage à l’acte

 

Critères de diagnostic pour le trouble bipolaire de type 1

  1. Au moins 1 épisode de manie qui répond aux critères de diagnostic de la phase maniaque .
  2. L’épisode de manie ou l’épisode de dépression ne peuvent pas être diagnostiqués comme un trouble psychotique différent .

 

Critères de diagnostic pour le trouble bipolaire de type 2

  1. Au moins 1 épisode d’hypomanie qui répond aux critères de diagnostic de la phase hypomaniaque et 1 épisode de dépression majeure qui correspond aux critères de diagnostic de la phase de dépression majeure .
  2. Aucun épisode maniaque n’a été observé auparavant .
  3. L’épisode d’hypomanie ou l’épisode de dépression majeure ne peuvent pas être diagnostiqués comme un trouble psychotique différent .
  4. Le patient souffre d’une grande détresse émotionnelle et/ou physique qui se répercute sur les actions de la vie quotidienne . Cette détresse est principalement liée aux troubles de l’humeur qu’engendrent l’état dépressif et des transitions entre l’hypomanie et la dépression .

 

Les méthodes de traitement pour le trouble bipolaire selon la période

Chaque période du trouble bipolaire a son propre traitement adapté : la dépression bipolaire, la phase maniaque et la phase euthymique ( de stabilité ) . Il existe des milliers de combinaisons possibles pour traiter ces périodes, mais certaines ont obtenu de meilleurs résultats auprès d’une large population de patients bipolaires . Bien évidemment, on ne parle pas de médicaments qui sont propulsés par les labos, uniquement des médicaments qui ont fonctionné .

 

Traitement anti-maniaque

L’Halopéridol, l’Olanzapine et la Rispéridone sont généralement les options de traitement anti-maniaque les plus bénéfiques contre les crises aiguës . C’est un rapport complet de Cipriani ( Psy ), contenant près de 70 études complètes sur le traitement contre les épisodes maniaques et leurs crises pendant plus de 5 années, qui détermine cette conclusion . Les patients étaient principalement des maniaco-dépressifs de type 1 . Pour ces études, les effets positifs des traitements ont été déterminés par l’intensité des symptômes menant à une réduction du traitement considérant le patient comme stabilisé . La prise moyenne du traitement anti-maniaque était légèrement inférieure à 1 mois . Les autres médicaments utilisés, demeurant moins efficaces, étaient le Valproate, la Gabapentine, le Topiramate, la Lamotrigine et la Ziprasidone . La Quétiapine a été considérée comme acceptable . La Quétiapine a également beaucoup d’effets positifs contre les crises de manie et est plutôt bien acceptée par les patients, tout comme la Rispéridone, l’Halopéridol et l’Olanzapine; contrairement au Lithium, Topiramate, Lamotrigine et Gabapentine qui se sont révélés être plus difficilement acceptables par l’organisme .

Un autre professeur en psychiatrie ( Yildiz ) a aussi mené plusieurs études sur les traitements de crise contre la manie, mais cette fois-ci en prenant en considération le type du médicament ( antipsychotique, thymorégulateur, etc etc … ) par rapport à la réponse positive . Il a été conclu que les antipsychotiques atypiques ainsi que l’Halopéridol ( antipsychotique typique ) se sont révélés être plus efficaces comparés aux thymorégulateurs, comme le Lithium, et aux anti-épileptiques utilisés en tant que régulateurs, comme le Valproate et la Carbamazépine, pour contrer les crises de manie aiguës . Il n’a pas pu être déterminé une efficacité supérieure personnelle entre les antipsychotiques atypiques .

On sait très bien qu’une personne bipolaire en crise maniaque peut être hospitalisée et avoir un comportement dangereux pour l’entourage, mais aussi pour elle-même ( pensées suicidaires, état psychotique grave avec hallucinations, agressivité / violences ) . Pour ces personnes, le traitement ne doit jamais être arrêté et l’association médicamenteuse antipsychotique + thymorégulateur semble être très bénéfique ( +20% ) .

Si certains patients n’arrivent pas à se stabiliser avec ce type de combinaison, une permutation des médicaments peut être envisageable; par exemple un patient sous Lithium peut passer au Valproate ( vice-versa ) et un antipsychotique 2nde génération peut être changé tout en gardant les meilleurs ( Olanzapine, Halopéridol, Quétiapine ou Rispéridone ) .

Si, même en changeant les combinaisons de médicaments plusieurs fois, le patient n’arrive pas à se stabiliser, alors l’électroconvulsivothérapie ( ECT ) peut être une solution de dernier recours .

 

Traitement anti-dépression bipolaire

On sait que les antidépresseurs peuvent parfois accentuer la venue d’un état maniaque ou mixte chez les patients souffrant de bipolarité; c’est pour cela que la dépression bipolaire majeure est particulièrement difficile à traiter .

W. Bobo, psychiatre américain, est contre le traitement de la dépression bipolaire par les antidépresseurs en mono traitement sur la continuité . Cependant, en utilisation restreinte, les antidépresseurs + antipsychotiques ou thymorégulateurs semblent être une bonne combinaison contre la dépression majeure chez le bipolaire en crise . La combinaison médicamenteuse qui semble la plus efficace contre la phase dépressive est la Fluoxétine + l’Olanzapine . La Quétiapine obtient également de bonnes réponses en association avec un antidépresseur ISRS .

 

Traitement euthymique ( stabilisation / régulation )

7 médicaments sont considérés comme bénéfiques pour le traitement de stabilisation du trouble bipolaire :

  1. Le Lithium ( Teralithe )
  2. La Lamotrigine ( Lamictal )
  3. L’Olanzapine ( Zyprexa )
  4. La Quétiapine ( Xeroquel )
  5. La Ziprasidone ( ( Zeldox )
  6. La Rispéridone ( Risperdal )
  7. L’Aripiprazole ( Abilify )

Généralement, un patient bipolaire a une polarité plus fréquente et plus intense que l’autre ( dépression ou manie ), ce qui est très important pour l’adaptation du traitement du trouble bipolaire dans sa forme régulière .
En ce qui concerne la prévention contre les rechutes dépressives, la Lamotrigine et la Quétiapine semblent être les plus efficaces pour les bipolaires étant sensibles aux crises dépressives, tandis que le Lithium, l’Aripiprazole, l’Olanzapine et la Rispéridone semblent être les traitements les plus bénéfiques contre les rechutes de manie; La Ziprasidone et la Quétiapine peuvent aussi être efficaces contre la rechute des crises maniaques s’il y a une combinaison avec un stabilisateur d’humeur .

Miura, psychiatre, a indiqué que, sur le long terme, le Lithium semble être la meilleure option de traitement en première ligne pour la prévention des rechutes générales, mais si le patient a une polarité prédominante ( dépression ou maniaque ), l’Olanzapine serait plus efficace; La Quétiapine serait aussi plus efficace si le bipolaire a une polarité prédominante dépressive .

D’autres études ont été menées, comme pour comparer les antipsychotiques atypiques et le Lithium en mono traitement . Le Lithium reste alors bien supérieur aux antipsychotiques de seconde génération quand il n’y a qu’un seul médicament pour traiter le trouble bipolaire ( temps x2 ) . Cela prouve encore une fois que le Lithium reste le médicament de première ligne comme traitement de prévention des rechutes des troubles bipolaires; les antipsychotiques restent seulement une substitution en cas d’intolérances, ou un excellent complément en cas de crises sévères .

Pour résumer le traitement de stabilisation :

  • 1ère ligne = Lithium
  • 2ème ligne ( en cas d’intolérance au Lithium par exemple ) = Valproate, Quétiapine ou Lamotrigine
  • 3ème ligne ( en cas d’échec ) = Lithium ou Valproate avec un antipsychotique .

 

Conclusion des traitements pour la bipolarité

Nous n’avons pas parlé significativement des traitements contre l’hypomanie ( où le thymorégulateur peut facilement être un anti-épileptique tout en étant très efficace par exemple ), ni des médicaments injectables à action prolongée ( efficace contre les patients non-assidus envers leur traitement médicamenteux ! ); peut-être dans un prochain article !

Cependant, nous pouvons conclure qu’il reste encore beaucoup de travail en ce qui concerne la recherche de médicaments pour guérir chaque type de trouble bipolaire efficacement .
Je pense personnellement que les types de bipolarité devraient être plus mis en avant dans l’adaptation des médicaments .
On s’aperçoit aussi que le taux de rechute est encore trop important chez les bipolaires ( moins de 3 ans de stabilité chez plus de 85% des patients dits « stabilisés » ) . Cela prouve que les médicaments actuels ne sont pas encore au point concernant l’évolution de la maladie sur le long terme; Bien évidemment, il ne s’agit pas que de médicaments . Les traitements doivent encore évoluer et d’autres s(er)ont à découvrir …

Un patient sous traitement doit être suivi minutieusement; ce qui n’est pas encore le cas chez la plupart des patients bipolaires ( suivi psychiatrique non-régulier par exemple ) . Un suivi des médicaments antérieurs doit être tenu à jour par le référent médical en cas de crises / rechutes ( c’est aussi rare ! ) . Les patients bipolaires et dépressifs ne doivent pas être traités uniquement avec un antidépresseur ( prescription omniprésente chez certains professionnels de santé ! ) . Quand une crise est finie, l’arrêt du médicament ne doit pas être envisagé, mais plutôt le maintien du médicament avec une réadaptation de la posologie par exemple .

Un jour, peut-être, un traitement bipolaire ultime simple existera …

 

Bipolaire et traitement dépressif ou maniaque

Les traitements bipolaire suivant les périodes

 

Source : American Psychiatric Association

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23 commentaires sur “Le bon traitement suivant chaque trouble bipolaire …
  1. chantal dit :

    merci beaucoup mais je sors de sept ans de traitement, j’ai tout eu, et je suis tombée au fond du gouffre grace à ces merdes, aujourd’hui après un an de sevrage je refais surface, enfin, je revis, je redeviens moi meme, je n’ai plus envie de mourrir, j’ai envie de vivre, sainement , sans vos saloperies qui m’avaient transformée en zombie, oui je REVIS et je tiens à ce que cela continue, je prends de l’aubépine, de la passiflore etc, toutes les plantes qui ont pu m’aider, mon frère est mort grace à vos médicaments miracles, et moi je m’en sortirai sans vous, j’ai fait une phlébite profonde grace au Xyprexa, l’anti dépresseur m’avait oté le gout le vivre, le lexomil m’a encore plongé bien plus dans le marasme, NON PLUS JAMAIS vous allez sans doute dire que je fais une grosse rechute (pardonnez moi mais je me marre, eh oui j’ai recommencé à rire, à pleureur, à bouger, à VIVRE) alors allez empoisonner qui vous voulez qui sera consentant sans savoir vraiment dans quoi il s’embarque. La meilleure amie de ma fille s’est suicidée, grace aux antidépresseurs 28 ans c’est jeune non ! moi j’allais en faire autant quand mon frère est mort, 64 ans, c’est peut etre trop vieux pour vous, mais je me sens jeune, je me sens vivre ce dont vous m’avez privé pendant des années et vous me demandez de remettre ça, c’est vous qui etes malades, prenez vos saloperies et foutez la paix aux autres, OUBLIEZ MOI — PLUS JAMAIS !!!!!!!!!!!!!!!!

    • Stéphane dit :

      le meilleur des traitements pour reprogrammer intégralement le système nerveux central, autonome, les fonctions cognitives, intellectuelles, et neuronales ainsi que les performances physiques : une intoxication sévère par accumulation au lithium LP 400, en intra érythrocytaire, par faute professionnelle et médicale… je vous épargne les détails des douleurs atroces et indicibles qu’il m’a fallu subir…
      après convalescence lente, très dure et douloureuse, quelques mois ( 4 mois ) j’étais très bien entouré heureusement, je suis désormais sans traitement depuis 3 ans, et sans aucun épisode depuis, stable, serein.. je me sens bien, libre, je fais ma vie et le plus étonnant avec des performances augmentées à tous égards… comme si mon cerveau avait fait un RAZ tous les compteurs… ça c’est un traitement !!
      allez donc voir votre psychiatre et demandez lui de vous faire sauter le cerveau en intox au Li, vous m’en direz des nouvelles… vous allez valser un peu, il faudra vous accrocher très fortement à la vie.. le lithium vous grattera le corps, tous les organes, le cerveau, et tout le circuit sanguin, mais au sortir de cela, vous remercierez votre psychiatre ou plutôt ex psychiatre.. celle qui m’a fait ça, je l’ai remerciée après..
      et comme le dit si bien Chantal, oubliez moi avec vos saloperies chimiques, j’ai failli en mourir ou en avoir des séquelles plus ou moins irréversibles.. alors plus rien de ces poisons ne circulera dans mon SNC, terminé, oui parce que voir la mort, sa propre mort devant soi, sentir la souffrance cérébrale en soi avec effroi, comme avoir pris un éclat d’obus dans la tête, et le tout provoqué par un médecin, ça vaccine définitivement.. on sent là vraiment à quel point toutes ces molécules psychiatriques sont des poisons pour le cerveau.. je ne m’en suis tiré que par ma génétique ultra solide… j’avoue être bien né, et avoir un beau physique résistant..
      faites ce que vous voulez de votre vie, mais ne venez pas faire de promotion, ni de prosélytisme d’une chimie sans âme et sans conscience, d’une pseudo discipline médicale, la psychiatrie n’est qu’une vaste escroquerie à peine plus crédible que l’astrologie, dans le meilleur des cas une sous science humaine.. je crois que les méthodes naturelles, l’alimentation, l’exercice physique etc.. respectent notre corps, et notre âme, moi je ne prends plus un seul médicament, pas même du paracétamol.. je vis sainement, et ravi d’être encore en vie et sans séquelles.. je regarde le ciel, et je suis heureux de pouvoir simplement le regarder ce ciel magnifique comme la vie..
      faites comme bon vous semble pour vous-même mais pas de prosélytisme…

      • Maria dit :

        Bonjour Stéphane,

        Votre témoignage est intéressant, j’espère que vous pouvez travailler à présent. Je ne suis pas pour les médicaments, j’essaie aussi de trouver d’autres solutions.

        • Stéphane dit :

          Bonjour Maria,

          Pour répondre à votre question, j’ai 33 ans, et je ne travaille plus depuis presque 4 ans.. cela dit, je suis pourvu financièrement de mes propres dividendes, ainsi que ma mère de son côté aussi, et elle me gâte parfois.. donc je n’éprouve aucun souci matériel, je suis à l’abri du besoin, indépendant et autonome financièrement ( petite parenthèse : quand je pense que cette psychiatre me facturait 90 euros la consultation de 30 min pour m’empoisonner, et qu’en plus de cela c’est une prétendue spécialiste de la bipolarité, quelle ironie.. j’en suis arrangé cyniquement de cela car je crois qu’elle n’en avait qu’après mon argent ).. aussi je mène une existence à la fois frugale et luxueuse, une vie matérielle paradoxale.. je n’ai pas à me plaindre de ce côté là.. la vie salariale et ses aléas ineptes et narcissiques ne me manquent pas.. je suis sur-diplômé et par conséquent un grand passionné par l’étude, j’occupe ainsi une grande partie de mes journées à la recherche intellectuelle, en mathématiques, géométrie et philosophie.. je lis beaucoup, rédige un certain nombre de mémoire etc.. je suis serein au calme, entouré de mes amis(es), et soutenu depuis toujours par une mère exceptionnelle, de douceur, d’amour, et de confiance.. pratique sportive journalière raisonnable, alimentation saine, méditation le soir pour avoir une qualité de sommeil augmentée.. je reviens un instant sur ma mère, parce qu’elle m’a sauvée la vie, c’est simple… telle une lionne elle se serait mis toute la médecine contre elle, pour sauver son petit.. j’en suis encore ému d’y penser, de penser à quel point l’amour demeure le soin, le vrai soin.. je crois vraiment que les personnes atteintes de pseudos maladies mentales sont avant tout des êtres qui manquent souvent d’amour.. soit du père, soit de la mère, soit des deux.. que des carences affectives précoces peuvent engendrer des perturbations de l’humeur psychogènes qu’aucun traitement médicamenteux ne pourra traiter, soigner ou guérir, mais juste camoufler, tout en créant d’autres désagréments à la vie quotidienne…
          cette épreuve m’a permis de revoir intégralement mon mode de vie.. car je crois que les troubles surviennent avec le symptôme lorsque nous adoptons une existence qui ne nous convient pas, et dans laquelle nous nous sommes embourbés, voire égarés, parfois malgré nous, par manque de connaissance de soi ou par influence extérieure qu’elle soit de vanité, de pouvoir, d’avidité, d’ambition, de cupidité etc…
          vous trouverez des solutions, j’en suis certain, nous sommes pleins de ressources en nous.. le médicament est très souvent celle de la facilité..
          je vous laisse ici.. revoir un très beau film : Born on 4th July avec Tom Cruise.. magnifique ce film vraiment.. ensuite méditation et au lit…

          • Maria dit :

            Bonjour Stéphane,
            Effectivement, je confirme, c’est un très bon film, je suis cinéphile. Hier, j’ai vu « Brio » au ciné, c’était pas mal.

            Je vis dans les mêmes circonstances actuelles de ce que vous vivez : à l’abri du besoin matériel, j’ai pris la décision avec mon conjoint de ne plus travailler depuis cet été, mon dernier emploi, ma dernière crise, mon licenciement, etc..
            Donc, comme vous l’argent n’est pas un problème. J’ai eu une enfance terrible, une mère maniaco-dépressive, et un père malsain…
            Pour faire court, TS à 18 ans,anorexie depuis l’age de 16 ans, anxiolytique, enceinte puis marié à mon premier mari. Puis divorcée à 21 ans, seule avec mon gamin d’un père qui ne s’en occupe pas, mon mal-être persévère, ma vie professionnelle est un vrai parcours chaotique…très isolée sans aide.
            Enfin, sur mon chemin un être exceptionnel, que je n’ai pas l’habitude de croiser, que m’écoute, sans relâche, qui me respecte, qui m’entoure… C’est mon conjoint, depuis 24 ans maintenant que je suis entourée d’amour, grâce à lui.Je n’ai pas eu d’autres enfants, il ne me l’a pas demandé, nous sommes heureux ainsi. C’est un intellectuel,intelligent, nous pouvons échanger nos passions pour la lecture, le cinéma. Il est curieux de tout, comme moi. Nous sommes un couple fusionnel.
            Je suis d’accord avec vous, l’amour demeure le soin, la solution idéale, un environement calme et adapté. Mes troubles surviennent plus virulent lorsque je travaillais.
            Actuellement, je lis, j’apprends, je peins, je fais de la calligraphie, je joue du piano. J’expose de temps à autres mes toiles et je vends un peu.
            Mais, j’aimerai que nous ayons des amis, des relations, une vie sociale même si mon mari me dit que cela lui est égal. Dès que je rencontre de nouvelles personnes, je suis en état de fortes anxiétés. C’est aussi pour cela que je suis sur le site, pour essayer de trouver une solution.
            Je fais aussi beaucoup d’exercices physiques, je prends soin de mon apparence,et ce la me plait, surtout moralement le sport m’est très bénéfique.
            Ou En êtes-vous de votre vie sociale ?
            A bientôt de vous lire

          • Olivier dit :

            Bonjour
            Je suis actuellement très désorienté
            Après un burn Out j ai été diagnostiqué bipolaire et suivi Au centre médico social de ma Ville
            La Psy m a immédiatement prescrit du lamoctal 50 mg 2 fois par jour
            Et la patatra je souffre énormément de tremblements j ai un Point Au cœur permanent surtout en phase de manque j ai des hallucinations
            Je me sens très mal et surtout ça ne m empêche toujours pas de faire de violentes crises ce Pour Quoi j étais soigné
            J’en ai parlé à ma Psy qui ne me prend pas Au sérieux Elle m’a proposé de prendre en plus d anxiolytiques que j ai refusé
            Mon corps me dit que je vais crever mais ma raison me dit continue car le médecin r a dit cela je suis d en une impasse merci de m aider PS j admire le courage de Stéphane qui a su se sortir de cet engrenage infernale

        • Stéphane dit :

          Bonjour Maria,

          Une cinéphile… moi de même, cinéphile et cinévore..

          La décision que vous avez prise en accord avec votre époux, est sans doute la plus judicieuse qu’il soit, puisque financièrement vous pouvez vous le permettre.. il est vrai que lorsque nous avons le loisir de pouvoir nous épargner les affres et les perversions du salariat pour subvenir aux besoins courants, cela n’en est que bénéfique.. si nous ne nous épanouissons pas dans ces activités lucratives à quoi bon persévérer à les poursuivre au détriment de notre équilibre..
          je suis de ces êtres qui n’éprouvent pas la nécessité de reluire à un poste professionnel pour satisfaire son narcissisme, son ego, ou les conventions sociales coercitives très souvent, et qui poussent les êtres à la course au challenge, à l’adaptation pathologique, voire à la maltraitance de leur âme et de leur corps, ceux qui pensent obtenir leur valeur intrinsèque en dehors d’eux-mêmes.. votre décision est sage, car il est sage de ne point s’infliger du mal en toutes circonstances..

          je suis très heureux pour vous que vous ayez pu rencontrer votre âme soeur, votre moitié qui vous offre son amour, et son soutien indéfectible.. c’est essentiel d’être aimé et choyé.. et après votre vécu douloureux de l’enfance, de l’adolescence et après, cela ne pouvait que vous apaiser.. appuyez vous sur l’amour de votre époux, et n’en faites surtout pas de scrupules, il vous aime, et ne veut que votre bien-être..

          Pour l’anxiété ou le stress, je peux vous recommander trois aliments qui font merveille sur moi : la banane, les noix, et le jaune d’oeufs à boire ou au plat.. pour les oeufs à se procurer bio dans une ferme pour être sûr de la qualité, la banane, 2 ou 3 par jour, idéal le matin au petit déjeuner, en journée, et une le soir pour la détente qu’elle procure, enfin si vous sortez, mangez en une avant et emportez en une sur vous.. quant aux noix riches en vitamine E excellent pour la circulation sanguine qui transporte la sérotonine.. la banane et le jaune d’oeufs sont très riche en tryptophane 5HT qui se convertit dans le corps en sérotonine, ce qui permet de maintenir une homéostasie hormonale et cérébrale saine vis à vis du stress et de l’anxiété.. car les situations de stress engendrent une poussée d’hormones de stress : cortisol, adrénaline, catécholamine.. et ces hormones attaquent la sérotonine, la dévorent et de fait provoquent un déséquilibre sérotoninergique qui produit de l’anxiété par abaissement du taux de sérotonine, accroît le stress en cercle vicieux, aussi des attaques paniques et de la spasmophilie.. et la banane et le jaune d’oeufs sont des aliments qui offrent au corps de quoi se régénérer en sérotonine.. la sérotonine et le système digestif sont très liés, d’une certaine manière nous devenons ce que nous mangeons..

          Ma vie sociale est elle aussi très paradoxale, je n’éprouve aucune difficulté à aller vers autrui mais je suis d’un caractère calme, doux et solitaire. J’ai 3 amis(es) de longue date dont une qui m’offre une vie sociale en m’ayant ouvert son cercle familial agrandi.. donc il m’arrive régulièrement de pouvoir être entouré de cette très grande famille très agréable pour des repas animés et riches au niveau des échanges affectifs et intellectuels, j’en ressors toujours serein.. autrement je sors un peu tous les jours, soit pour me promener près de chez moi, dans la verdure, aux allures de province à 10 min de Paris en train, ma mère est à Paris, je suis parisien d’origine mais je voulais habiter dans un lieu calme avec un peu de nature sans être isolé non plus de tout stimuli, et pas très loin de Paris, soit pour aller au cinéma, au théâtre ou à des expos, conférences, et les librairies aussi etc.. ou à l’Opéra.. j’aime l’Opéra.. je n’écoute que de l’Opéra et musique classique, ma préférence : Haendel.. certaines études affirment que rien ne plaît tant au cerveau que l’Opéra et la musique classique, pour des vertus de connexions neuronales, et que certaines musiques classiques religieuse augmentent le taux de sérotonine, antidépresseur naturel et musical, le cerveau se met en joie.. Cécilia Bartoli.. voyez sur youtube : ‘Sacrificium’ , the Art of castrati…
          la solitude n’est pas un fardeau pour moi mais c’est vrai que j’aimerais rencontrer comme vous, ma moitié, mon âme soeur avec qui partager mes passions, mon être, mon coeur et ma vie.. cela dit, je suis un grand optimiste, alors je pense que je finirai par la rencontrer cette âme qui me chérira..

          enfin je vous dévoile un résumé très court de mon parcours : un père très malsain, égocentrique, narcissique, immature, irresponsable, et inconséquent, incapable d’aimer.. un frère aîné souffrant lui aussi.. et une mère adorable.. je suis atteint de maniaco-dépression depuis l’âge de mes 16 ans dixit mes professeurs de lycée qui m’appréciaient beaucoup et m’ont beaucoup protégé à l’époque de mes excès qui rendait furieux le proviseur.. diagnostiqué à 19 ans en cabinet privé, PMD classique, de type 1 aujourd’hui.. j’étais étudiant.. resté sans traitement jusqu’à mes 23 ans, menant ma vie estudiantine ma foi fort agréable, puis à 23 ans une hospitalisation : mélancolie anxieuse et délirante aggravée et TS grave suivie d’un accès de fureur maniaque.. cela n’a pas eu d’impact néfaste sur mon parcours car j’étais en thèse, doctorat.. pas d’accès depuis cet âge là donc depuis 10 ans maintenant, car j’étais sous lithium pendant 6 ans.. puis il y a 4 ans, il m’a fallu changer de médecin par la force des choses, retraite etc.. de la mienne.. et là horreur je suis tombée sur celle qui a failli me tuer.. voilà donc.. je suis désormais sans traitement, sans médecin.. et je vais bien.. pour l’instant en tous les cas depuis un peu plus de 3 ans.. ma mère femme intelligente connaît très bien les aspects de cette souffrance, je lui ai tout expliqué.. alors elle saura y faire si à l’avenir je subis un épisode..

          voilà ma petite histoire..

          je m’en vais faire un peu de sport, puis quelques courses, et retour à la maison ensuite pour une soirée studieuse..

          Au plaisir de vous lire…

      • balthus dit :

        j’ai l’impression que vous n’aviez rien d’un bi polaire et que l’on vous a « empoisonné » à tort avec tous ces traitements. Manifestement vous n’en aviez pas besoin, la preuve en est que sans tout ça vous vivez bien. On a mal posé le diagnostic pour vous, vous étiez normal

        • Stéphane dit :

          Bonjour Balthus,

          En préambule j’ai réellement été intoxiqué très gravement au lithium par une psychiatre dit de surcroît : spécialiste bipolaire à Paris et dont je ne mentionnerai pas le nom, ça me ferait mal de l’écrire.. elle est tout bonnement à éviter, à fuir.. complètement incompétente, perverse, manipulatrice, et je n’exagère pas.. 2 mois et demi de consultations seulement.. et intoxiqué gravement, urgences etc.. même la médecin urgentiste affolée et catastrophée m’avait dit de changer de médecin et que ma situation médicale avec la folle spécialiste bipolaire n’était pas normale..

          j’ai été suivi avant celle là par une autre psychiatre qui n’était pas spécialiste bipolaire et qui pourtant ne m’a jamais intoxiqué.. hélas son départ en retraite a fait qu’il m’a fallu voir quelqu’un d’autre.. cela dit on est en droit de se poser des questions quand on se retrouve empoisonné de fait par une psychiatre spécialiste bipolaire qui était censée savoir gérer le lithium.. et je m’en suis posé des questions sur la tordue qui a failli me tuer.. à son sujet j’hésite entre psychose blanche dixit perversion narcissique ou trouble de la personnalité borderline ou narcissique.. je pencherai sur trouble borderline.. il faut s’imaginer tomber sur une psychiatre atteinte de ce trouble, l’enfer.. penser à son visage j’en aurais encore des sueurs froides, effrayante..
          les spécialistes bipolaire ça me fait bien rire..

          Je vis bien oui et sans traitement.. en effet je ne suis pas bipolaire.. en tous les cas pas au sens où c’est entendu aujourd’hui au 21ème siècle… et j’en suis ravi.. je suis un vieux modèle de PMD.. comme une voiture de 1890 auquel un garagiste de 2018 ne comprend plus rien, et dont les pièces de rechange n’existent plus… de ceux qui ont un véritable accès très grave tous les 15 ans, et non une dépression à 2 balles tous les ans.. et entre mes accès je peux vivre normalement et sans traitement.. une chance parce que ça me ferait mal de passer mon temps chez le psychiatre à avaler des cachets et à être hospitalisé tous les ans ou pire…

          ma PMD c’est très très rare mais ça existe même si je n’en ai pas rencontré d’autres comme moi, ça existe ailleurs.. comme quoi là aussi on est en droit de se poser des questions sur l’incidence de l’usage des traitements sur la chronicisation des pathologies mentales.. sur la création des maladies avec les médicaments ou plutôt leur pérennisation et leur incurabilité entretenues par les traitements pris à vie.. et très souvent aggravant le trouble de base ou créant des troubles associés inexistant avant la prise de médicaments..

          Bref j’ai de la chance..

          Bien à vous,

  2. David dit :

    Est ce que des « crises » de désespoir/colère avec violence verbale et physique (objets lancés, meubles renversés, etc..) peuvent correspondre à la phase maniaque chez certaines personnes ?

    • Stéphane dit :

      Bonsoir David..

      Il faudrait que vous nous offriez un peu plus de détail pour évaluer cela.. il me semble que ce que vous décrivez est une simple colère clastique, parfois c’est impressionnant comme être soupe au lait.. enfin là c’est peut-être motiver par quelque motif en lien avec un souci relationnel ou autre.. donc déjà régler l’élément perturbateur et facteur déclenchant du déséquilibre émotionnel pour calmer ce mal-être et ensuite voir si l’agitation cesse ou non..

  3. Stéphane dit :

    rectification fautes d’orthographe : * qui rendaient et * tombé
    c’est mieux ainsi

    pour vous répondre David avec plus de précision il existe effectivement des formes différentes d’accès maniaque, certaines sont plus rares que d’autres et plus dangereuses comme : la fureur maniaque
    la fureur maniaque est le degrés extrême de la manie, et par graduation lorsque l’état de fureur maniaque redescend cela produit une manie délirante, puis plus bas encore une manie simple etc..

    celle ci la fureur maniaque que j’ai vécu une fois, je ne peux que vous fournir mon expérience à défaut d’autre chose, ne correspond pas à ce que vous décrivez comme colère clastique de crise de désespoir etc… la fureur maniaque est très rare de nos jours et relève plutôt d’une forme d’agitation extrême qui s’accompagne généralement d’insomnie totale et résistante aux médications, d’un refus alimentaire et d’une perte de poids très considérable, une forme d’incurie, il y a de violence immotivée et incoercible aussi, c’est à dire que l’on produit des actes mais qu’on ne sait pas pourquoi on les produit, comme si le corps avait pris le contrôle, comme une sorte  » d’épilepsie  » le corps remue sans nous, sans notre présence psychique, avec un état de conscience très altérée.. c’est une manie irrépressible avec une amnésie du discours, je conserve quelques images mnésiques mais sans le son, dans mes souvenirs je me vois assez clairement par bribes mais je ne m’entends pas.. la mémoire est partiellement atteinte durant l’épisode avec des trous définitifs etc.. et peut être très longue à être sédatée et à se dissiper.. j’avais passé plus d’un mois en isolement.. et seul le lithium m’avait fait redescendre progressivement en 3 semaines à peu près par étapes..

    ce sont les seuls éléments que je peux vous fournir.. quant à savoir si il s’agit d’une manie dans ce que vous décrivez, je ne pourrais l’affirmer avec certitude car il manque le contexte, l’environnement etc..
    j’espère vous avoir un peu éclairé…

    Bien à vous

  4. Maria dit :

    Bonjour Stéphane,

    Vos explications sur les accès maniaques sont claires et bien expliquées.
    Cela me permet de comprendre ce que j’ai vécu à des périodes de ma vie.
    Je me souviens d’un détail en plus de ce que vous décrivez. J’avais dans la bouche, un gout de médicament à tout ce que je mangeais, enfin le peu que je mangeais les jours qui suivaient. Même ce que j’aimais le plus, rien n’avait un goût habituel, suite à ces crises de folie extrême. C’était très étrange, mais je me souviens jamais de ce que je dis. C’est mon conjoint qui me le dit par la suite.
    Ensuite, je suis tellement fatiguée, déprimée. C’est très dur de remonter la pente, je perd du poids. Il faut que je me batte pour m’envoyer des images positives. Mon conjoint n’a jamais voulu m’hospitalisé, mais je ne sais pas comment il a pu faire pour arriver à endiguer ces crises.
    Cela fait longtemps que je n’ai plus fait de crises de fureur extrême.

    • Stéphane dit :

      Bonsoir Maria,

      Je crois simplement que votre conjoint vous aime et d’un amour très pur, si bien qu’il parvenait à se laisser traverser par vos crises, et que vous devez tous les deux avoir une relation vraiment très profonde et très liée pour qu’il n’ait jamais voulu vous hospitaliser, et je lui donne raison. Je suis admiratif de la manière dont tous les deux vous avez traversé les choses.. Je crois que si j’aimais une femme de tout mon coeur, je m’occuperais d’elle aussi, je ne la confierais pas à des inconnus.
      j’ai toujours pensé que l’hospitalisation n’est jamais la solution la plus adaptée la plupart de temps..
      la plupart des gens de l’entourage et les médecins font cela pour se débarrasser parce qu’ils ne veulent pas se fatiguer, je le crois très profondément, l’hospitalisation c’est la solution des paresseux, et hop on enferme, on cachetonne et basta.. Il faut être honnête, les gens ne sont pas très gentils ni bien intentionnés ou bienveillants, et emplis d’abnégation de nos jours, moins ils sont généreux et mieux ils se portent, des âmes vermoulues d’égoïsme et d’individualisme.
      Moi je sais que lorsque j’étais en convalescence douloureuse post intoxication, c’est ma mère et deux de mes amis(e) qui se relayaient chaque jour pour s’occuper de moi, qui venaient chez moi, faisaient tout ( mes courses, ménage etc.. ), et me tenaient compagnie, veillaient sur moi.. être entouré de bienveillance c’est encore la meilleure chose mais pour cela il faut que les relations soient vraiment de qualité avec une confiance totale.

      Quant aux crises, je crois que moins on en fait, et moins on en fait, c’est à dire moins on en a, c’est le cercle vertueux.. le but c’est de produire des intervalles libres très long et de plus en plus long entre chaque crise, pour moi c’est ça la guérison.. car on finit par ne plus en avoir ou presque, juste de très légères variations qui restent dans la norme.. je demeure convaincu que l’on peut guérir de la maniaco-dépression contrairement à ce qu’on en dit, cette doctrine actuelle psychiatrique qui veut que l’incurabilité des maladies mentales soit de retour, c’est une aire médicale pré-Pinelienne ( Philippe Pinel ) et je crois que les médicaments alimentent la maladie, la maintiennent, la rendent chronique, la cultivent comme une plante noire et vénéneuse, et qu’ils justifient les psychiatres aussi dans leur  » métier « .. il y a des personnes qui ne font qu’un épisode voire 2 dans leur vie et ensuite plus rien.. avec mais même et surtout sans traitement, ça existe mais on en parle pas car ces personnes ne figurent pas dans les statistiques..
      moi ça fait 10 ans que je n’ai pas eu d’accès maniaque, et 4 ans pour la mélancolie, j’avais eu une mélancolie avec délire hypocondriaque léger qui m’avait duré 4 mois, puis plus rien, c’est parti comme c’est venu..

      pour l’anxiété soyez juste patiente, la cessation d’activité professionnelle est récente, donc il faut un peu de temps pour que le stress redescende progressivement, et je sais de quoi je parle, j’ai eu un ESPT iatrogène ( Etat de Stress Post Traumatique ) suite à mon intoxication au lithium, donc 4 mois de convalescence, ensuite j’ai eu 2 mois de syndrome de sevrage et puis un ESPT qui a duré 3 mois.. j’avais mis quasi 9 mois pleins à me remettre vraiment..
      donc il vous faut juste être patiente et clémente avec vous-même, soyez bienveillante avec vous-même, prenez le temps, votre conjoint vous l’offre ce temps et par amour, avec amour, alors prenez le, pour vous reposer, penser à vous, et construire d’autres repères sains avec votre environnement, ne soyez pas pressée, mais si parfois la patience est dure..
      moi personnellement j’aimerais beaucoup avoir près de moi une femme comme votre conjoint.. je crois que, comme je ne travaille pas, je m’occuperais de la maison à sa place, et je lui ferais des petits repas romantiques etc.. mais pour les femmes c’est plus compliqué pour elles d’être près d’un homme qui coince la bulle entre livres, études, et culture, et avec une fragilité..
      enfin..
      Une belle soirée.. prenez soin de vous..

      Bien à vous,

  5. Maria dit :

    Bonjour,

    Je viens de vous lire et c’est avec émotion que je vous réponds.
    Pour vous dire à quel point votre analyse est juste et intelligente.
    Cela me réconforte et fait écho à ce que je ressens pour notre couple sans y trouver les bons mots.
    Je suis tellement d’accord avec ce que vous décrivez sur l’hospitalisation. Votre mère demeure un pilier pour vous et j’en suis heureuse pour vous, elle est précieuse.
    Sur notre chemin, nous croisons quelque fois quelqu’un qui nous révèle, qui nous inspire, il faut en saisir la chance. Je peux citer mon professeur de piano dans mon enfance, et plus récemment une Artiste-peintre renommée (je ne peux dire son nom ici) qui m’a révélé dans ses cours lors de ma formation artistique.
    Depuis 10 ans, j’ai trouvé une voie artistique créatrice, je me tourne dans cette voie plus intensément, cela fait partie de mes projets.
    Car il est important de se projeter, l’avenir nous tire vers le haut et nous permet d’espérer se grandir, toujours, d’apprendre, de se perfectionner.
    J’ai aimé la description des aliments : banane, noix et jaune d’oeuf. Ce que cela nous apporte pour lutter contre le stress et l’anxiété.
    J’en ai toujours mangé sans me rendre compte de ses bénéfices.
    Je suis un peu plus en paix avec moi-même, je trouve mon chemin, je suis dans ma bulle. Je me sens différente, mais je ne vais pas me forcer, je vais plutôt m’écouter. J’aime la solitude, apprendre de nouveaux centres d’intérêts et je vais me laisser aller dans ce quotidien auprès de mon amour et continuer à prendre soin de lui.
    Je suis certaine que vous aurez sur votre chemin une femme qui va correspondre à votre tempérament.
    Vous aimez la culture, étudier, apprendre, il n’y a aucune raison pour que votre future moitié ne soit pas ainsi. Il y a des couples qui fonctionnent de cette façon où l’homme s’occupe de l’intérieur. Vous êtes jeune et la vie est devant vous, cher Stéphane.

    PS : Mon conjoint a aimé votre message, cela lui a fait chaud au coeur.

    Très bonne journée à vous

    • Stéphane dit :

      Bonjour Maria,

      J’ai de même du baume au coeur de pouvoir vous apporter quelque chose de bon et de doux, ainsi qu’à votre conjoint.. je crois que les mots ne devraient exister que pour la bonté et non comme c’est souvent le cas pour causer ou infliger des maux à autrui, car les mots peuvent avoir tant de pouvoir que nous devrions tous être dans une prudence extrême et une bienveillance à l’égard de leur usage ou mésusage. Je m’évertue toujours à répandre une forme de joie sereine lorsque je m’adresse à autrui pour lui communiquer les bienfaits d’une parole juste émotionnellement.
      j’ai été touché par la réaction de votre conjoint, ému, vraiment, car je pensais bien au fond de moi qu’il avait dû subir aussi non de votre fait mais des autres aux alentours, quelque tort, sans doute des critiques virulentes, des jugements terribles de la part d’autrui et des incompréhensions.. un peu vous deux contre le monde entier en quelque sorte.. alors peut-être qu’une tierce personne comme moi, connaissant les affres de ces étranges états de l’âme souffrante, et totalement en dehors de votre sphère, puisse lui accorder raison dans son amour et la manière dont envers et contre tout et tous, il a su, non supporter car supporter n’est pas aimer, mais bien plutôt vous regarder dans vos crises avec le regard du coeur et de l’amour, sans se laisser aveugler par les apparences, se laisser porter, et traverser cela avec vous, près de vous, et renouveler sans cesse la constance de son amour, ne pouvait que le réchauffer dans son âme, son coeur et sans doute sa sensibilité car tout comme moi, il doit être un homme très sensible et à la fois peut-être pudique aussi sur cette part de lui..

      oui je suis admiratif de vous deux et du couple que vous formez, c’est très rare de nos jours.. on en observe généralement chez les très vieux couples de personnes très âgées.. il m’est arrivé d’en croiser sur mon chemin de ces couples qui ressemblent à ces oiseaux que l’on appelle : les inséparables… cela me rend toujours heureux lorsque j’en croise, car ils m’offrent la preuve indiscutable que l’amour tel que je me le représente existe..

      Alors je ne me désespère aucunement de rencontrer mon âme soeur, parce que j’y crois, je crois qu’une âme unique qui m’ait destinée et battant la mesure avec la mienne existe.. que cette femme est sur mon chemin, que nous cheminons chacun de notre côté ignorant encore que nous nous rapprochons jour après jour l’un de l’autre, nous cheminons à nous rencontrer à la faveur du temps et de la patience..
      j’ai aussi des projets, surtout un pour 2018, enfin qui devrait voir le jour l’année qui vient.. écriture.. le lyrisme poétique.. un cantique.. je l’écris comme on compose un opéra.. et je crois que mon âme soeur est là, sur le chemin de ce projet…

      Enfin comme vous le dites très justement, il est important d’avoir des projets, de se projeter vers des éléments quels qu’ils soient, qui nous grandissent, nous font exister pleinement dans ce que nous sommes… car souvent la douleur morale et la souffrance sont les signes que nous sommes coupés, séparés de ce que nous sommes, et de ce que nous pouvons réaliser pour nous accomplir, accomplir nos qualités propres qui sont en nous, que quelque chose de nocif se met en travers, scinde et coupe l’élan vital, parasite notre réalisation, nous plongeant ainsi dans le désarroi.. et très souvent ce sont des maux du coeur, c’est le coeur que certains ont blessé qui produit les douleurs de l’âme qui nous ont écrasent..

      Je vous fais totalement confiance quant à l’amour et aux soins amoureux que vous prodiguez à votre conjoint, car aimer est aussi précieux que d’être aimé.. car un coeur qui aime c’est une âme qui respire, regarder l’être que l’on aime avec amour, il n’y a rien qui apaise plus l’âme que cela.. et divinement lorsque nous sommes aimés de même..

      Une belle soirée à vous.. à vous deux…

      Au plaisir de vous lire..

      • Maria dit :

        Bonjour cher Stéphane,

        Je vous avais adressé une longue réponse hier mais j’ai omis de m’inscrire, de me connecter en tant que Maria. Je l’ai publiée, je l’ai signalé en message privé en Arnold, au site. J’espère qu’elle sera publiée.

        Vos projets sont passionnants, le lyrisme poétique, c’est magnifique. J’adore la poésie.
        Le monde de l’opéra m’est inconnu, mais ce doit être beau.
        Je fais du piano depuis l’age de 6 ans. J’avais laissé un témoignage sur le site, dans le groupe « les goûts musicaux » où je racontais mes émotions quand je joue du piano, les morceaux classiques, ma préférence pour Chopin et Mendelssohn. Mon émotion intense, les frissons sur les bras. Parfois je pleure quand je joue. Le son de cet instrument est pour moi unique, il fait corps avec mon âme. Je joue seule pour mon plaisir, et seul mon conjoint m’écoute, le soir.

        Enfant, je me réfugiais dans ce monde musical dans une famille non mélomane, où régnais la violence, les cris, personne ne m’écoutais jouer du piano. Dans mon quartier, j’habitais dans ce que l’on appelait la ZUP, il y avait une association très peu chère, c’était un quartier pauvre.
        Ma professeur de piano m’avait encourageait, m’avait révélé, m’expliquant que j’avais des facilités au piano.
        J’avais passé quelques concours au conservatoire mais j’ai dû, hélas, m’arrêter, car trop timide. J’étais d’une timidité maladive.
        A l’oral, à l’école, j’avais souvent la note de 0, car aucun son ne sortait de ma bouche.

        Le couple que vous décrivez et qui est le nôtre, est dans le vrai et m’a ému.
        Parfois, nous rions de nous, car nous faisons une sorte de surenchère : Nous avons 50 ans tous les deux, et aucun cheveux blancs, on s’en amuse et surtout quand les gens nous donnent 10 ans de moins.

        Cette période de l’année, est pour moi, difficile, car chaque année la société nous rappelle à quel point, la différence nous met de côté. J’ai toujours peur de basculer dans la dépression. Mon conjoint redouble de vigilance, mais j’ai envie que les fêtes passent vite. C’est une des raisons qui fait que l’on a plus de télé depuis longtemps, nous détestons tous les 2 deux la télé, c’est souvent idiot.

        Ma solution est de beaucoup créer en art pictural mais j’ai peur de basculer dans un trop plein d’activités et ensuite de m’effondrer de fatigue. C’est une chose que je n’arrive toujours pas à gérer, car je ne m’en rend pas compte à chaque fois.
        Je veux m’occuper l’esprit tout le temps, mais mon conjoint reste vigilant car je me lève la nuit pour peindre et c’est là que je bascule ensuite car je suis trop fatiguée et je peux dormir après cette période d’activités intenses, jour et nuit. Je suis alors totalement démotivée, déprimée. Difficile de trouver le juste milieu, j’ai tellement envie de faire de choses en ce moment.

        Un bon dimanche à vous,

        A bientôt de vous lire

  6. * dit :

    les medocs font passé au suicide dans la plupart des cas , le seul truk qui compte c’est le business , bon courage à tout les esclaves

    • Stéphane dit :

      Tu m’as fait rire avec ton humour noir…  » les esclaves  »
      Je ne suis pas très loin de penser la même chose.. pire encore « servitude volontaire »

      Je les plains c’est tout… je compatis à leur misère mais n’en voudrais pas près de moi.. c’est triste mais c’est la vérité..

      moi si je croise une personne qui me dit être bipolaire, je change de trottoir.. et si je croise une personne Borderline, encore pire, je change de quartier..

  7. Danyele dumont dit :

    Bon moi moi ça fais 12 ans que je prends 600 mg de lithium et cela ma sauvé la vie …je le prends régulièrement tout en menant une vie saine et les prise de sang au trois mois et je n’ai aucun effet secondaire . Moi je remercie ma psychiatrique à ce moment que j’ai consulté pendant neuf mois avant de m’administrer ce médicament merci la science car le lithium remplace les chocs électriques et les lobotomies d’autrefois…

  8. Stéphane dit :

    Bonjour Danyele Dumont,

    Sachez qu’avant je pensais comme vous, alors je comprends vos propos.. je les comprends vraiment..
    et puis un jour j’ai été intoxiqué à crever par une psychiatre spécialiste bipolaire, je précise cet élément car c’est le comble de la spécialisation bipolaire de chez Centre Expert.. les jeunes psychiatres à l’arrogance infatuée de trou de cul, tout enflés de boursouflures sans éthique, sans moralité, sans déontologie, et bien plus dangereux que les vieux psychiatres bien mieux formés que ces crétins(es) fabriqués à la chaîne dans le même moule de la même connerie sans conscience… l’on dit bien que : Science sans conscience n’est que ruine de l’âme..
    moi depuis ma vue s’est élargie sur ce que l’on nomme psychiatrie, surtout celle actuelle…
    je ne vous souhaite pas d’avoir un jour des soucis avec le lithium, car ce jour là vous saurez ce qu’est vraiment la douleur, la vraie douleur.. les reins ça fait mal, ça fait mal à hurler.. douleurs pures, hurlements de douleur.. douleur inouïe que si on ne l’a jamais connue, on ne peut pas savoir.. je ne croyais pas qu’une douleur pareille pouvait exister jusqu’au jour où je l’ai eu.. et vous saurez aussi à quel point le lithium est une molécule toxique.. la plus toxique qui existe..
    je ne vous le souhaite pas…

    merci pour votre témoignage, il me rappelle moi quand j’étais naïf et que je prenais du lithium pendant plus de 6 ans et comme vous sans aucun effet secondaire..

    Bonne continuation

    Bien à vous

  9. Stéphane dit :

    Bonjour Olivier,

    Un burn out est très différent d’une PMD.. et par conséquent ne se traite pas du tout de la même manière.. le burn out est un épuisement pur et total physique, et physiologique.. vous avez avant tout besoin de repos, de beaucoup beaucoup de repos… cela peut prendre du temps, beaucoup de temps pour que votre corps se rétablisse.. évidemment l’épuisement général corporel induit des modifications cérébrales car pour conserver son homéostasie le cerveau développera des stratégies de défense qui ne manqueront pas de vous faire subir quelques symptômes et dérèglement notamment émotionnel..

    au préalable, dormir, vous devez dormir beaucoup pour soulager votre corps du burn out, et dormir sans culpabiliser car c’est dans le sommeil et le repos du corps que celui ci se régénère, se répare, le sommeil est capital et fait parti du soin du burn out… car le corps sait toujours ce qui est bon pour lui.. les prescriptions de psychotropes ne sont absolument pas recommandées en cas de burn out, car le corps est trop fatigué, ainsi que le cerveau pour que ces molécules soient métabolisées correctement par votre organisme.. vous êtes épuisé Olivier raison pour laquelle vos avez des émotions disproportionnées, votre organisme ne peut plus gérer votre système émotionnel..

    Donc il va falloir que vous trouviez un médecin sérieux qui comprenne cette maladie singulière du burn out et vous aide à faire un sevrage de votre traitement, une fenêtre thérapeutique encadrée, et vous offre d’autres stratégies de soins du burn out..

    Aussi si c’est possible pour vous, d’être entouré d’une personne proche aimante, car je vous le dis que sans l’amour, le dévouement, les soins, et la patience de ma mère, sans doute que ma vie d’aujourd’hui serait bien différente, donc très important que vous soyez choyé au moins d’une personne qui vous aime et vous accompagne inconditionnellement..

    le burn out est une maladie physique et non psychique.. j’ai une amie proche qui a fait un burn out, et c’est violent physiquement.. elle est restée 2 mois au lit en arrêt, puis a repris progressivement mais toujours en arrêt, et ensuite surtout a changé de métier, de voie et de vie.. elle a mis en tout plus de 2 ans à se remettre, c’est très long..

    un bilan somatique s’impose auprès d’un médecin, puis trouver un spécialiste du traitement du burn out car un burn out n’est pas une dépression bipolaire mais une maladie physiologique.. ne restez pas dans cet état de souffrance physique… votre corps souffre et donc votre esprit aussi..

    n’hésitez pas à donner des nouvelles…

    Très cordialement

  10. Stéphane dit :

    P.S :

    Je ne saurais Olivier que trop insister sur la nécessité absolue que votre burn out soit correctement pris en charge car c’est une maladie physiologique très grave qui dans certains cas peut être fatale.. le coeur.. moi cette amie devait restée alitée car sa fréquence cardiaque était très mauvaise.. un matin elle ne pouvait plus se lever, tout son corps a lâché d’un bloc, et son coeur s’alarmait.. elle avait appelée SOS médecin et diagnostique burn out, repos total et absolu.. écoutez votre corps… il vous dit la vérité…

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