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Au secours !

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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
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Bonjour à toutes et tous,

Dois-je ou non quitter le groupe ?
C'est de la folie !
Diagnostiquée bipolaire depuis 2008 avec un traitement de choc, diagnostique soutenu par deux psychiatres voilà que toute une équipe d'infirmiers et ma nouvelle psychiatre infirment ce diagnostique pour poser celui de cyclothymie !
Quelqu'un peut m'expliquer la différence ?
Merci beaucoup

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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 3991
 

C’est moins forts que la bipolarité 


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NooN
 NooN
(@noon)
Jeune Bipote
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 895
 

Salut @renate

Première chose, qu'entends-tu par quitter le groupe ? Si c'est le forum, c'est à toi de décider si tu te sens en lien ou pas, mais pourquoi "partir" si tu ressens le moindre support de la communauté. Tu peux quitter ce que tu veux, sauf si tu es dangereuse pour toi ou pour les autres en HP, c'est toi l'arbitre.

Pour la différence, et je ne veux pas me poser en "M je sais tout", il y a de toute façon bien plus puissant que ma petite personne, il y a internet. Comme tu dois le savoir peut-être, tes épisodes dépressifs et hypo/maniaques ne "doivent" pas avoir la même intensité qu'un BP2 pour être considéré comme cyclothymique. Leur fréquence est un autre signe distinctif, car les variations sont plus rapprochées qu'un bipo "standard". Plus rapprochées qu'un Bipo à cycle court qui enchaine 4 cycle/an mini. C'est bien compliqué de définir un type, vu de l'extérieur.

Les limites sont perméables comme je le disais dans un autre post. Elles changeront encore quand nous en saurons plus, et à mon avis, quand l'imagerie médicale sera plus avancée et que des marqueurs biologiques seront définis.

Tu peux jeter un œil à la page 11 du doc attaché, qui retrace les caractéristiques du trouble cyclo, tiré du DSM4. N'oublie pas, on est sur des cases bordées par des statistiques. Je me suis d’ailleurs demandé si je ne l'étais pas, cyclo. Pour autant, j'ai eu une crise claire et nette et l'embryon de la seconde est arrivée deux ans après, en réaction à une agression. Je ne rentre donc ni dans la case "à cycles rapides", ni dans celle de la "cyclothymie". Je ne saurais jamais comment est vécue une dépression chez quelqu'un d'autre, idem pour l'hypo/manie. Tout ce que je sais est qu'il a été salvateur que j'aille chez les gus en blanc.

Au final, ton Graal est de trouver le bon traitement, il n'y a rien d'autre à chercher.

D'un autre côté, tu avais un chagrin d'amour il y a peu, serais-tu en train de remonter, de varier ? Mais surtout, l'équipe qui te suis te connais depuis combien de temps ?

Il est urgent d'attendre.

NooN


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Lyleith
(@lyleith)
Grand Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 342
 

Salut @renate,

Quels sont les arguments de l'équipe qui te suit?

Est-ce que ton traitement a été efficace pendant ces treize années?


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Mosis
(@mosis)
Grand Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 495
 

Avec la Cyclothymie il n'y a pas d'episode majeur (ni épisode dépressif majeur, ni manie), mais les gens peuvent être tout aussi handicapés (les comorbidités sont les mêmes) et je pense que ça se traite de la même façon qu'un trouble bipolaire. 


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
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@mosis-7

Merci beaucoup, en effet, je n'ai jamais connu de phase up puis down puis up.
Je suis tombée dans une profonde dépression avec des rechutes. Cela je ne le vis plus.

Hyper-sensible, hyperémotive, hyper-vigilante en une journée j'exprime toute la palette des émotions que je ne contrôle pas depuis que je suis sortie de ma fausse impassibilité en 1996 et depuis ma TS en janvier encore davantage. Je suis donc facilement épuisée et l'épuisement est mauvais conseiller car alors on tient sur les nerfs jusqu'à ce que le corde casse. Par exemple je rentre dans une colère terrible qui retombe comme un soufflet et tout aussitôt je suis tendre comme si de rien ne s'était passé. Ce qui effraie autrui; ce qui fait qu'il n'arrive pas ou plus à me suivre tant je suis changeante. Comme je me suis beaucoup investie dans ma thérapie je reconnais à l'instant même l'erreur que je commets dans le geste, le propos et l'écrit. je m'en excuse et j'essaie de réparer quand c'est possible...


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
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@lyleith

Merci de ta réponse.

Je suis résistante aux traitements donc le traitement actuel est bétonné. C'est parce que je ne ressentais plus rien que je suis passée à l'acte.


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
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@noon

Merci de ton point de vue.

Non bien sur que je n'ai pas envie de quitter ce groupe. J'apprécie tous les témoignages, les points de vue partagés. Quand j'ai écris mon post j'étais abasourdie : dépressive puis bipo puis pas bipo mais cyclo et après ce sera quoi ?

Les blouses blanches NooN ce sont précisément eux qui m'ont déclarée dépressive puis bipo puis cyclo- tourisme HIHI
Merci infiniment à tout un chacun

 


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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 3991
 

Peut importe le diagnostic tant que ton traitement fonctionne et te rend stable


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
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@malette

hélas non


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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 3991
 

Ça peut prendre du temps pour trouver la bonne combinaison. Ne désespère pas !


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
Début du sujet  

Depuis 2008 ?


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NooN
 NooN
(@noon)
Jeune Bipote
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 895
 

Salut @renate

Je ne sais pas combien de fois tu as eu de grosses crises, car si elles sont nombreuses, les traitements sont normalement là pour les éviter ou les juguler. De ce que je comprends. Personnellement, je suis parti dernièrement pour en faire une mais elle s'est arrêtée à temps.

Le reste du temps, je crois que nous subissons des symptômes sub-syndromiques lors de l'euthymie, c-à-d des petites variations socialement acceptables mais qui nous pourrissent la vie quand même. C'est en ça que j'envie les "autres", alors qu'ils doivent penser que nous sommes on ou off uniquement lors des grosses crises, et que le soleil brille entre les deux. Quand ils nous prennent pas pour des fous furieux.

NooN


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
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Hello NooN,

Je ne sais pas ce que tu appelles grosses crises ? Tentatives de suicide ?

J'ai fait trois TS mais la dernière a été déclenchée parce qu'avec mon nouveau traitement je ne ressentais plus rien, que c'était le jour de mon anniversaire et que je le passais seule encore une fois. Je me sentais comme une grosse larve et pourtant depuis 2008 je prenais 300 grammes par jour d'égalisateur d'humeur. Comme je l'ai dit plus haut je suis résistante au traitement et débordée par mes émotions intenses. Depuis ma TS c'est la colère furieuse que j'exprime le plus.

Cependant toute ma vie fut un long suicide qui ne porte pas son nom. 

Heureusement qu'elle s'est arrêtée à temps pour toi, tu es plus que précieux ici.
Moi ce qui m'a sauvée c'est du pain laissée sur une plaque qui a dégagé une fumée dingue et a fait sonner l'alarme. J'étais déjà évanouie et mes voisins sont intervenus.

Oui, cela nous pourrit la vie NooN.

Il existe au US une psychologue qui ne pose pas de diagnostique de bipo ou cyclo mais d'hyper-sensibilté. C'est bien notre capacité à voir et à ressentir qui peut nous faire péter les plomb. je réagis beaucoup aux injustices commises envers moi ou autrui par des colères noires en ce moment.

J'ai demandé moult fois à travailler sur mes émotions et ce n'est pas la thérapie en face à face qui me le permet.

 


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NooN
 NooN
(@noon)
Jeune Bipote
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 895
 

@renate

Les grosses crises, ce qu'on appellerait aussi les phases critiques. Si je te donne mon exemple, je parle de la fois où j'étais en pleine hypersexualisation, où je pouvais remplacer un hardeur au pied levé car je faisais le chapiteau sur commande et ce, pendant des heures. Je ne pensais qu'à ça, quand on me parlait, j'y pensais autant pendant je travaillais. Mon irritabilité était à son comble, j'avais une énergie physique débordante et les choses devenaient simples, tout en étant encore accroché à la réalité.

Si on parle TS, en effet, c'est à ce moment que j'échafaudais des plans TS, où je comptais le nombre de pas à  franchir et la façon dont je devais me jeter du balcon pour être efficace, et autres (flingues, etc.). Par contre, je n'ai jamais franchi le pas.

J'ai donc bien eu une crise grave qui méritait une hospitalisation, si telle est ta question. Socialement parlant, j'étais à fleur de peau, "comme toi", donc mixte, et j'ai surtout charcuté ma femme avec une régularité de métronome. Je l'adulais et tous les 3 jours je l'attaquais. A ce jour, ton cas me fais écho, je pense aussi à la cyclo ou du moins, à des variations. D'un autre côté, en voyant un témoignage d'Annie Labbé (fondatrice d'Argos 2001), diagnostiquée BP1, elle y parle de variation de comportement, dans la journée. C'est pour cela que les cases dans lesquelles nous sommes largués comportent des portes communicantes. Je conçois grandement la difficulté du diagnostic pour tout psychiatre, n'étant pas dans la tête du malade.

Il est tellement plus aisé pour eux de nous cataloguer quand on arrive en stade up. Pour ma psy, mon cas relevait de la bipo, mais elle a demandé confirmation, l'autre psy croyant préalablement à un TDAH. Ma dernière crise d'il y a semaines a été en réaction à mes problèmes de travail. Je suis passé de 4h30 de sommeil à 2h le lendemain, alors que lors de la première crise d'il y a 2 ans, je dormais 5h par nuit. Cherchez l'erreur ?? L'homme varie ?

Posted by: @renate

Heureusement qu'elle s'est arrêtée à temps pour toi, tu es plus que précieux ici.

Je ne suis pas plus précieux que quiconque ici, ne pouvant en plus pas vraiment donner d'enseignement car comme toi, je me cherche encore.

Posted by: @renate

Cependant toute ma vie fut un long suicide qui ne porte pas son nom. 

Serait-ce la preuve que ton traitement depuis 2008 a loupé sa cible ? Est-ce une résistance ou une erreur de diagnostic ?

Posted by: @renate

Il existe au US une psychologue qui ne pose pas de diagnostique de bipo ou cyclo mais d'hyper-sensibilté. C'est bien notre capacité à voir et à ressentir qui peut nous faire péter les plomb. je réagis beaucoup aux injustices commises envers moi ou autrui par des colères noires en ce moment.

Tout est ouvert, le corps médical en sait si peu en fait. Pour l'hypersensibilité, je ne sais pas quoi en penser. Ma femme ne supporte pas l'injustice, c'en est maladif. De mon côté, la moindre bête écrasée me fait mal au cœur pendant des jours, voire des semaines. Je ne peux plus voir un reportage animalier, c'est con mais il y a quelque chose dessous. La nature est pourtant faite comme cela, je devrais l'accepter comme telle. Tu vas sûrement trouver l'exemple idiot mais ça m'impacte réellement.

Un bipo est connu pour cela, tu le verras en fin d'émission :

https://www.youtube.com/watch?v=pv5VbLdF5aQ

Et son site sur l'hypersensibilité est :

https://laviedunbipolaire.wordpress.com/

https://blogs.lexpress.fr/bipolaire/

Si ça peut apporter de  l'eau à ton moulin.

@+

NooN


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
Début du sujet  

@noon

Oui, tu n'es pas plus précieux que quelqu'un d'autre ici.
Cela veut dire tout simplement que tu donnes beaucoup de ton énergie à tout un chacun et que si tu doutais de ton " utilité " elle n'est plus à prouvée.


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Trelawny
(@trelawny)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 59
 

@renate

Salut,

Je compatis pour ces changements de diagnostics incessants. Les psy ne se rendent parfois pas compte de ce que cette indécision peut faire chez nous. Le premier psychiatre (psychanalyste) que je suis allé voir après avoir lu un article sur le trouble bipolaire a juste ignoré ce que je lui ai dit et au bout d'une dizaine de séances m'a dit que, grosso modo, je manquais juste de confiance en moi (et en effet, j'avais tellement peu de confiance en moi à ce moment-là que je l'ai cru et j'ai continué ma route...) La situation n'a fait qu'empirer jusqu'à il y a peu où j'ai failli tout perdre. J'ai aussi des coups de colère qui repartent aussi rapidement qu'ils sont venus et c'est d'ailleurs ce qui m'a fait consulter de nouveau car je commençais vraiment à me faire peur (je devenais aussi très hostile verbalement avec ma conjointe, quand j'y repense aujourd'hui j'ai l'impression qu'il s'agissait d'une autre personne, je n'arrive d'ailleurs toujours pas à me le pardonner).

Au fond c'est ça le plus dur je trouve : quand on vit ces changement d'humeurs, ces états seconds, sur le coup on ne voit pas que ça déconne. En up ou en down d'ailleurs.

Il parait que le trouble bipolaire peut évoluer au fil des années, et que ce qui était au début une cyclothymie peut aller vers le trouble bipolaire de type II. En fait la frontière entre les deux semble assez floue je trouve.


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Renate
(@renate)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 53
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@trelawny

Merci de m'avoir répondu et merci de votre témoignage très émouvant. Oui, on s'en veut terriblement surtout quand on fait une thérapie pour justement éviter ça, pour ne pas blesser autrui en paroles et en actes.

Si la cyclothymie peut amener à une bipolarité, le contraire ne serait-il pas possible, c'est à dire bien suivi avec le bon traitement guérir ?

Très bonne soirée et bonne nuit.


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Eliebipbip
(@eliebipbip)
Moyen Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Posts: 211
 

@renate 

 

Je compatis également. Le diagnostic est déjà suffisamment dur à avaler comme ça,  alors s'il faut en changer...

Je suis d'accord avec toi sur le fait que @noon est un acteur indispensable à ce forum. Et il est tellement exact dans ses propos que ce qu'il dit vise souvent juste. D'ailleurs ne m'en veut pas, @noon, si je ne te réponds pas toujours. Je ne m'en pas toujours l'énergie.

@Trelawny, je te rejoins quand tu dis qu'on dirait que nous sommes d'autres personnes quand nous sommes en crise. Et le pire, c'est que sur le moment,  nous sommes persuadés d'avoir raison.

 

J'ai fait d'énormes crises de colère aussi, auprès de mon conjoint et de ses enfants, et certaines bien délirantes. J'avais des attitudes de princesse et je pensais avoir raison sur tout. Et je me sentais supérieure aux autres, donc, les autres ne pouvaient qu'avoir tort. Même avec ma belle-mère qui nous héberge depuis, a subi mes foudres. Aujourd'hui j'ai le contrecoup  de ces comportements et m'auto flagelle sans cesse (il faut dire que régulièrement,on conjoint me remémore certaines choses que j'avais zappé). Même si mon psy me dit que je ne dois pas culpabiliser car ce n'était pas moi, mais la maladie qui s'est exprimée.

En effet, comment peut-on accepter ces personnages délirants qui prennent possession de nous en crise. Comment peut-on vivre avec ce sentiment de culpabilité qui nous ronge quand on réalise ces crises de colères et idées délirantes ? En fait, les dépressions arrivent logiquement, une fois que le corps a puisé toute son énergie pour laisser place à nos doubles mégalomaniaques.

@renate, tu n'as apparemment pas connu ces changements d'humeurs démesurés et a plutôt connu plusieurs dépressions? J'espère que  le corps médical saura enfin te trouver le traitement adéquat. Je sais que c'est long et désespérant quand on fonde beaucoup d'espoirs en la médication et qu'on ne voit pas trop d'effets positifs.


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ver00
(@ver00)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 3016
 

Cet autre qui prend possession de nous c'est nous, sans conscience, sans éducation, brut, autrement dit pas nous vraiment mais notre inconscient .Bien sur que la déprime arrive logiquement après un délire de cette sorte ! Tout est logique dans cette maladie . Et si l'inconscient prend possession de nous, il y a une raison .Peut être que nous ne prenons pas assez soin de lui . Un jour , on saura, mais on est loin de connaitre les tenants et aboutissants de cet état .


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NooN
 NooN
(@noon)
Jeune Bipote
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 895
 

@eliebipbip & @renate

Merci à vous pour ces "éloges" me concernant. Au final, si ce que je dis peut réellement aider, donner de l'énergie ou plutôt réconforter quiconque en cassant sa solitude, c'est le principal. C'est déjà pas si mal, dans une affection où nous pouvons nous accepter sans faux-semblants, uniquement entre pairs.

Le soleil a beau briller ce matin, je me sens hors du monde et je culpabilise de mon arrêt prolongé, ou de tout arrêt même, comme à mon habitude. Le monde du travail me dégoute, je viens d'ailleurs de parler de la "mode" de sortir de sa "zone de confort", avec ma mie. L'avenir est aux "corporates", à ceux qui mange leur taf, boivent leur taf, chient leur taf. Il est sûr que tout me parait gris en ce moment, mais je ne crois que nous nous trompons peut-être, mais de peu, l'heure est à la sur-motivation, la gesticulation stérile qui vous fait remarquer par votre supérieur. La motivation normale, simple et naturelle, est ce qui me manque cruellement, actuellement. Voilà, je me suis assez plains, je garde le reste de ma noirceur pour assombrir un peu la journée qui se présente, afin de contrebalancer avec la brillance de notre soleil.

Mais revenons à nous moutons, l'agressivité. Nous sommes toutes et tous passés par ce cette émotion. Elle est vraiment difficile à canaliser tant l'impulsion de la faire sortir est forte. Et quelques temps après, la culpabilité arrive au galop avec comme écueil, notre fierté de l'avouer à ceux que nous avons pu blesser. J'ai beau faire de l'activité physique, cette agressivité est encore et toujours tapie dans l'ombre, prête à en découdre si le besoin, ou plutôt si notre garde se baisse. Comme dit @ver00 , je crois que la maladie révèle ce que nous avons d'enfoui en nous, ce que la société et notre éducation nous a toujours interdit de faire. Contrairement aux "autres", et comme les femmes dans le travail, nous avons le double voire le quadruple de travail à faire par rapport à quiconque, pour atteindre le même résultat. "On" me dit que je suis pessimiste, s'ils vivaient dans ma tête lors de mes variations, j'aurais déjà reçu une médaille, en chocolat...

@Renate pour le cyclotourisme, comme tu le dis si bien, d'un côté tu en vois des nouveaux paysages, seul le un nouveau traitement probant fera loi. Que ce soit ça ou autre chose, les traitement ne guérissent pas, ils amenuisent les symptômes. Selon mon médecin, 80% de la pharmacopée réduisent les symptômes, ils ne s'attaquent pas au mal lui même. Dans l'époque formidable de la Covid, seul un probable vaccin peut te préparer de façon préventive à la contraction de la maladie. quand tu l'as attrapée, on peut juste mettre un cierge à l'église et espérer que ton système immunitaire se défendra comme il se doit. Par contre un antibio, lui, va vraiment agir sur les bactéries après être atteint.

@trelawny

Posted by: @trelawny

Il parait que le trouble bipolaire peut évoluer au fil des années, et que ce qui était au début une cyclothymie peut aller vers le trouble bipolaire de type II. En fait la frontière entre les deux semble assez floue je trouve.

Je suis d'accord avec toi, les frontières sont floues et poreuses, ces fameuses cases. S'il y a bien quelques chose que je redoute, c'est l'évolution, qui n'est pas forcément orientée vers la positivité.

Comme à chaque fois, le temps est le seul juge. Il faut savoir être patient dans un monde où l'on nous fait croire que la solution à nos problèmes, et le bonheur, nous attendent au coin de la rue.


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