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Je souffre

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dnih
 dnih
(@dnih)
Mini Bipo
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 7
Début du sujet  

Bonjour ,
j'ai 26 ans j'ai fait des études, un master en mathématiques appliquées, je vis en France actuellement.
J'ai mis un ancien texte et puis j'ai mis ce que je ressens à présent.

écrit le 22/06/2018 :

Oui comme toujours j'ai du mal à commencer mon texte, comme toujours je suis dans l'inaction alors que c'est complètement l'ébullition dans mon cerveau.
Je tente depuis des années de mettre des mots sur le mal qui me touche, en voici une petite métaphore pour vous donner une idée...
imaginez avoir une loupe très puissante collée aux yeux, vous arrivez à visualiser parfaitement les moindres détails, cela semble amusant quand les objets sont de la taille d'une miette de pain qui traine sur la table de la cuisine, une coccinelle qui vient atterrir sur la feuille d'un grand arbre d'un vert vigoureux, un grain de pollen qui se dépose sur les pétales d'une fleur dans une forêt,... Mais cela semble moins payer quand on vous demande d'observer la table de la cuisine, de regarder cette couleur verte de cet arbre ni même la grandeur de cette foret qui vous entoure...
Et bien c'est pareil avec mon cerveau il semble tout filtrer à l'échelle du moindre détail, refuse obstinément de se défaire de cette loupe. Effectivement il m'a fallu des années pour comprendre qu'il ne peut pas s'en défaire car IL EST CETTE LOUPE.

Oui pour moi observer c'est observer minutieusement autrement je suis incapable d'observer, la tristesse c'est toucher le fond et la joie c'est atteindre l'euphorie, écouter autrui c'est complètement intégrer son histoire dans ma conscience et m'identifier à sa personne,  l'empathie c'est vivre amplement  et pleinement la tristesse des gens, comprendre c'est Savoir et vivre ce Savoir, une Vérité c'est redécouvrir cette Vérité...

si je pars du principe qu'il existe deux types de personnes : "les généralistes" et "les spécialistes"
les premiers ont besoin d'une destination et une direction uniquement, ils se perdent plutôt dans les détails, à l'inverse, des deuxièmes qui ont besoin de beaucoup de détails car c'est ainsi qu'ils se repèrent. Je me situerai donc dans la deuxième. et les deux ont souvent une énorme difficulté à se comprendre.

ou alors est-ce l'acuité de ma conscience qui est accrue, ou est-ce une baisse de conscience de l'humanité, si je puis parler d'une échelle de conscience?
Tout et tout doit porter un sens autrement je ne sais pas faire, je sais... c'est très idéaliste voire fantaisiste comme philosophie de vie et totalement suicidaire, en effet j'ai tendance à tout mais vraiment à tout compliquer et oui je regrette, car souvent j'ai l'impression de faire souffrir mon entourage à cause de mes émotions tellement fluctueuses.

C'est triste de vivre avec des gens pendant des années alors que tu sais qu'il y'a un énorme fossé entre vous, au moment ou tu sollicites leur sensibilité, les gens se montrent stoïques car apparemment cela ne mérite pas une telle émotivité, au moment où l'empathie s'empare de ma personne cela semble carrément démesuré car ce n'est pas censé m'atteindre à ce point parce qu'après tout ça ne me concerne pas. Mes centres d'intérêt sont complètement différents de ceux des gens, j'aime beaucoup lire, lire ce qui se rapporte à la science comme la théorie du chaos, la théorie de la relativité,  j'aime la philosophie, la psychologie...j'aime discuter des idées parfois des événements importants mais trop moins des personnes et leurs futilités. Dès que je parle avec enthousiasme des idées que j'ai découvertes lors de mes lectures, dès que j'exprime le fruits de mes longues spéculations lors de mes insomnies incommensurables, les gens se mettent à croire que je suis trop dans mon monde autant vous dire qu'ils pensent que mes sujets sont déphasés et incongrus et qu'il faut que j'arrête de "trop penser".

En guise de réaction tantôt je me mets à culpabiliser, pourquoi je suis comme ça? Pourquoi suis-je aussi différente? je suis trop bête car je n'arrive pas à voir les choses aussi simplement, je n'arrive pas à hiérarchiser des informations quelconques, tout mais vraiment tout est important pour moi , j'essaye de me faire la morale histoire de me taire les prochaines fois. Tantôt je me complais à me croire plus consciente et plus intelligente et que ce monde dénuée d'ardeur et de passion conspire pour tuer mon enthousiasme.

Je suis toujours extrême d'un bord à l'autre, j'oscille entre deux croyances absolues mais totalement paradoxales, des fois,  je sens que mon être est relié à un tout, faisant partie intégrante de l'univers, mes pensées s'accélèrent mes facultés intellectuelles augmentent, il est désespérément impropre à transmettre ce que j'essaye de décrire, pour moi les mots tuent ce qu'ils sont censés communiquer, du moins, l'image utilisée, de celle que les mots dans ma tête renvoient va beaucoup plus vite que la parole ou même que l'écriture   -  bref un sentiment de plénitude... Pour redescendre au fond au plus profond, là ou j'ai pas envie de me réveiller ni même de me rendormir, j'ai pas envie de vivre ma journée ni même croiser quelqu'un car c'est souvent associé à une phobie sociale, une asthénie totalement affaiblissante, une seule envie étant de rester immobile allongée sur mon lit regardant le plafond, des idées de mourir ne me quittant pas, la seule issue étant ce tunnel... Ce chemin vers dieu vers un amour inconditionnel que j'ai tant envie de retrouver.

Oui je suis différente je ne sais pas si je dois feindre cette personne impassible du moins avec des émotions "raisonnables", afficher de fausses désinvoltures? oui alors cultiver cette différence?

  Autant vous dire que je ne cherche pas de réponse car je ne peux pas me contenter d'une réponse juste parce que c'est un tel qui la donne. J'ai besoin de la comprendre et d'être convaincu qu'il s'agit en effet de la meilleur réponse.   

écrit le 05/08/2020 : 

Plus je plonge dans ma solitude, plus je subis un enchaînement des idées contradictoires, les unes luttant contre les autres, et plus encore mon humeur oscille d'un extrême à un autre.  Je me pose tellement de questions : suis-je malade ? Que m'arrive t-il : je me perds dans des raisonnements, n'ayant jamais eu de réponse, cela me frustre et m'exaspère !
Est-ce que c'est ma mal-être qui est à l'origine de mes idées négatives ou est-ce l'inverse ?
Oui je me plains de ma solitude, toutefois le simple fait d'avoir de la compagnie ne m'aidera pas forcément à avancer. Avoir une personne devant moi que j'estime "n'ayant pas une prise de conscience" me replonge davantage dans ma solitude car le fait de ne pas pouvoir embrasser  son monde et elle le mien ne vient qu'appuyer mon impuissance de tisser un lieu avec l'autre. être accompagnée pour moi n'est pas simplement une réunion physique mais plutôt une fusion de deux consciences, un échange : est un échange de l'essence conceptuelle de chaque mot.   

ils disent que le temps guérit tout, la question étant que guérit-il et comment ?
Le temps semble tout atténuer, la douleur aussi bien que l'ardeur et la vivacité, il laisse place à la neutralité mais semble aussi ternir ce qui est éblouissant.

Qu'arrive t-il à mon cerveau ? Qu'arrive t-il à mes perceptions ? Les choses cessent d'être belles et intéressantes, elles ont revêtit un air morne mêlé d'une note de morosité , mes passions me paraissent lassantes, les nouvelles aventures aussi improbables soient-elles, me semblent aussi monotones les unes que les autres.
j'ai envie de découvrir une autre dimension, une dimension de la vérité, bien entendu je ne veux pas vivre dans l'illusion.

Je me révolte ! Tout me révolte [...] Il n'y a absolument rien et personne qui me plaît ! j'aimais lire j'aimais écrire ça n'est plus le cas, je vis aujourd'hui sans but.

Ecrit aujourd'hui :
Je pensais que mon état dépressif allait disparaître en vivant là avec ma soeur bien entourée. mais j'ai toujours un sentiment de VIDE ATROCE.
Si vous voulez ce à quoi je pense à l'instant même, c'est de trouver un boulot vivre à fond ma vie pendant un an et me supprimer c'est vraiment ça mon but, car je ne supporte plus ce sentiment de VIDE qui me tue! 


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kust
 kust
(@kust)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 4 ans
Msg: 3052
 

Bonsoir 

Est ce que vous pensez que quelqu'un va lire tout ça ?


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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 3741
 

Tu parles jamais clairement de bipolarité. Tu es diagnostiqué?


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Erreur 404
(@feenyx)
LE BIPOLAIRE
Inscription: Il y a 4 ans
Msg: 6227
 
Posté par: @kust

Bonsoir 

Est ce que vous pensez que quelqu'un va lire tout ça ?

Perso j ai pas pu. 


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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 3741
 

Quand vous pouvez faire cet effort!

ou ne rien écrire vous imaginez si on vous écrit ça sur un de vos posts


Terrien ont aimé
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Erreur 404
(@feenyx)
LE BIPOLAIRE
Inscription: Il y a 4 ans
Msg: 6227
 

Bah oui j imagine que je ferai plus court. 

 


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Fantomette
(@fantomette)
Super Bipote
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 2102
 
Posté par: @dnih

Bonjour ,
j'ai 26 ans j'ai fait des études, un master en mathématiques appliquées, je vis en France actuellement.
J'ai mis un ancien texte et puis j'ai mis ce que je ressens à présent.

écrit le 22/06/2018 :

Oui comme toujours j'ai du mal à commencer mon texte, comme toujours je suis dans l'inaction alors que c'est complètement l'ébullition dans mon cerveau.
Je tente depuis des années de mettre des mots sur le mal qui me touche, en voici une petite métaphore pour vous donner une idée...
imaginez avoir une loupe très puissante collée aux yeux, vous arrivez à visualiser parfaitement les moindres détails, cela semble amusant quand les objets sont de la taille d'une miette de pain qui traine sur la table de la cuisine, une coccinelle qui vient atterrir sur la feuille d'un grand arbre d'un vert vigoureux, un grain de pollen qui se dépose sur les pétales d'une fleur dans une forêt,... Mais cela semble moins payer quand on vous demande d'observer la table de la cuisine, de regarder cette couleur verte de cet arbre ni même la grandeur de cette foret qui vous entoure...
Et bien c'est pareil avec mon cerveau il semble tout filtrer à l'échelle du moindre détail, refuse obstinément de se défaire de cette loupe. Effectivement il m'a fallu des années pour comprendre qu'il ne peut pas s'en défaire car IL EST CETTE LOUPE.

Oui pour moi observer c'est observer minutieusement autrement je suis incapable d'observer, la tristesse c'est toucher le fond et la joie c'est atteindre l'euphorie, écouter autrui c'est complètement intégrer son histoire dans ma conscience et m'identifier à sa personne,  l'empathie c'est vivre amplement  et pleinement la tristesse des gens, comprendre c'est Savoir et vivre ce Savoir, une Vérité c'est redécouvrir cette Vérité...

si je pars du principe qu'il existe deux types de personnes : "les généralistes" et "les spécialistes"
les premiers ont besoin d'une destination et une direction uniquement, ils se perdent plutôt dans les détails, à l'inverse, des deuxièmes qui ont besoin de beaucoup de détails car c'est ainsi qu'ils se repèrent. Je me situerai donc dans la deuxième. et les deux ont souvent une énorme difficulté à se comprendre.

ou alors est-ce l'acuité de ma conscience qui est accrue, ou est-ce une baisse de conscience de l'humanité, si je puis parler d'une échelle de conscience?
Tout et tout doit porter un sens autrement je ne sais pas faire, je sais... c'est très idéaliste voire fantaisiste comme philosophie de vie et totalement suicidaire, en effet j'ai tendance à tout mais vraiment à tout compliquer et oui je regrette, car souvent j'ai l'impression de faire souffrir mon entourage à cause de mes émotions tellement fluctueuses.

C'est triste de vivre avec des gens pendant des années alors que tu sais qu'il y'a un énorme fossé entre vous, au moment ou tu sollicites leur sensibilité, les gens se montrent stoïques car apparemment cela ne mérite pas une telle émotivité, au moment où l'empathie s'empare de ma personne cela semble carrément démesuré car ce n'est pas censé m'atteindre à ce point parce qu'après tout ça ne me concerne pas. Mes centres d'intérêt sont complètement différents de ceux des gens, j'aime beaucoup lire, lire ce qui se rapporte à la science comme la théorie du chaos, la théorie de la relativité,  j'aime la philosophie, la psychologie...j'aime discuter des idées parfois des événements importants mais trop moins des personnes et leurs futilités. Dès que je parle avec enthousiasme des idées que j'ai découvertes lors de mes lectures, dès que j'exprime le fruits de mes longues spéculations lors de mes insomnies incommensurables, les gens se mettent à croire que je suis trop dans mon monde autant vous dire qu'ils pensent que mes sujets sont déphasés et incongrus et qu'il faut que j'arrête de "trop penser".

En guise de réaction tantôt je me mets à culpabiliser, pourquoi je suis comme ça? Pourquoi suis-je aussi différente? je suis trop bête car je n'arrive pas à voir les choses aussi simplement, je n'arrive pas à hiérarchiser des informations quelconques, tout mais vraiment tout est important pour moi , j'essaye de me faire la morale histoire de me taire les prochaines fois. Tantôt je me complais à me croire plus consciente et plus intelligente et que ce monde dénuée d'ardeur et de passion conspire pour tuer mon enthousiasme.

Je suis toujours extrême d'un bord à l'autre, j'oscille entre deux croyances absolues mais totalement paradoxales, des fois,  je sens que mon être est relié à un tout, faisant partie intégrante de l'univers, mes pensées s'accélèrent mes facultés intellectuelles augmentent, il est désespérément impropre à transmettre ce que j'essaye de décrire, pour moi les mots tuent ce qu'ils sont censés communiquer, du moins, l'image utilisée, de celle que les mots dans ma tête renvoient va beaucoup plus vite que la parole ou même que l'écriture   -  bref un sentiment de plénitude... Pour redescendre au fond au plus profond, là ou j'ai pas envie de me réveiller ni même de me rendormir, j'ai pas envie de vivre ma journée ni même croiser quelqu'un car c'est souvent associé à une phobie sociale, une asthénie totalement affaiblissante, une seule envie étant de rester immobile allongée sur mon lit regardant le plafond, des idées de mourir ne me quittant pas, la seule issue étant ce tunnel... Ce chemin vers dieu vers un amour inconditionnel que j'ai tant envie de retrouver.

Oui je suis différente je ne sais pas si je dois feindre cette personne impassible du moins avec des émotions "raisonnables", afficher de fausses désinvoltures? oui alors cultiver cette différence?

  Autant vous dire que je ne cherche pas de réponse car je ne peux pas me contenter d'une réponse juste parce que c'est un tel qui la donne. J'ai besoin de la comprendre et d'être convaincu qu'il s'agit en effet de la meilleur réponse.   

écrit le 05/08/2020 : 

Plus je plonge dans ma solitude, plus je subis un enchaînement des idées contradictoires, les unes luttant contre les autres, et plus encore mon humeur oscille d'un extrême à un autre.  Je me pose tellement de questions : suis-je malade ? Que m'arrive t-il : je me perds dans des raisonnements, n'ayant jamais eu de réponse, cela me frustre et m'exaspère !
Est-ce que c'est ma mal-être qui est à l'origine de mes idées négatives ou est-ce l'inverse ?
Oui je me plains de ma solitude, toutefois le simple fait d'avoir de la compagnie ne m'aidera pas forcément à avancer. Avoir une personne devant moi que j'estime "n'ayant pas une prise de conscience" me replonge davantage dans ma solitude car le fait de ne pas pouvoir embrasser  son monde et elle le mien ne vient qu'appuyer mon impuissance de tisser un lieu avec l'autre. être accompagnée pour moi n'est pas simplement une réunion physique mais plutôt une fusion de deux consciences, un échange : est un échange de l'essence conceptuelle de chaque mot.   

ils disent que le temps guérit tout, la question étant que guérit-il et comment ?
Le temps semble tout atténuer, la douleur aussi bien que l'ardeur et la vivacité, il laisse place à la neutralité mais semble aussi ternir ce qui est éblouissant.

Qu'arrive t-il à mon cerveau ? Qu'arrive t-il à mes perceptions ? Les choses cessent d'être belles et intéressantes, elles ont revêtit un air morne mêlé d'une note de morosité , mes passions me paraissent lassantes, les nouvelles aventures aussi improbables soient-elles, me semblent aussi monotones les unes que les autres.
j'ai envie de découvrir une autre dimension, une dimension de la vérité, bien entendu je ne veux pas vivre dans l'illusion.

Je me révolte ! Tout me révolte [...] Il n'y a absolument rien et personne qui me plaît ! j'aimais lire j'aimais écrire ça n'est plus le cas, je vis aujourd'hui sans but.

Ecrit aujourd'hui :
Je pensais que mon état dépressif allait disparaître en vivant là avec ma soeur bien entourée. mais j'ai toujours un sentiment de VIDE ATROCE.
Si vous voulez ce à quoi je pense à l'instant même, c'est de trouver un boulot vivre à fond ma vie pendant un an et me supprimer c'est vraiment ça mon but, car je ne supporte plus ce sentiment de VIDE qui me tue! 

Bonjour, eh bien moi, je n ai vraiment pas le temps dans l immédiat "de lire tout ça", mais je n y manquerai pas dès mon retour, et j essaierai de te répondre.

Bon week-end les terreurs.


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dnih
 dnih
(@dnih)
Mini Bipo
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 7
Début du sujet  

@kust

j'ai écrit tout ça pour vous donner une idée claire sur mon ressenti, et je n'oblige personne à le lire


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dnih
 dnih
(@dnih)
Mini Bipo
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 7
Début du sujet  

@malette

Non je ne suis pas diagnostiquée, mais je souhaite savoir si ce que je vis est normal ou pas 


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dnih
 dnih
(@dnih)
Mini Bipo
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 7
Début du sujet  

@feenyx

Tu n'es pas obligé 
Bonne journée


RéponseCiter
Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 3741
 
Posté par: @dnih

@malette

Non je ne suis pas diagnostiquée, mais je souhaite savoir si ce que je vis est normal ou pas 

Des lors qu’il y’a souffrance ce n’est pas normale.


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Nath
 Nath
(@modocool)
Super Bipote
Inscription: Il y a 3 ans
Msg: 2271
 

@dnih

Bonjour et bienvenue 😀 

Bah moi j'ai 😉 tout lu

Ne vous offusquez pas de certaines réponses, c'est parfois brut de décoffrage par ici 😋  Mais c'est vrai que vous devriez réduire la longueur de vos posts et plutôt privilégier plusieurs posts courts, si vous voulez qu'un plus grand nombre de personnes vous lisent.

Vous voulez savoir si ce que vous vivez est normal ou non, mais comme dit si justement elo : s'il a souffrance, ce n'est pas normal.

Vous devriez consulter pour vous faire aider et avoir un début de réponse.

Bon courage.


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kust
 kust
(@kust)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 4 ans
Msg: 3052
 

la souffrance ça fait partie des expériences humaines tout à fait normales mais aussi nécessaires pour avancer, c est beaucoup plus compliqué que ça 


Fantomette ont aimé
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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 3741
 

Certaines souffrances sont normales mais d’autres non. La souffrance psychique n’aide pas à avancer


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Roald
(@amundsen)
Petit Bipolaire
Inscription: Il y a 4 ans
Msg: 75
 
Posté par: @dnih

Bonjour ,
j'ai 26 ans j'ai fait des études, un master en mathématiques appliquées, je vis en France actuellement.
J'ai mis un ancien texte et puis j'ai mis ce que je ressens à présent.

écrit le 22/06/2018 :

Oui comme toujours j'ai du mal à commencer mon texte, comme toujours je suis dans l'inaction alors que c'est complètement l'ébullition dans mon cerveau.
Je tente depuis des années de mettre des mots sur le mal qui me touche, en voici une petite métaphore pour vous donner une idée...
imaginez avoir une loupe très puissante collée aux yeux, vous arrivez à visualiser parfaitement les moindres détails, cela semble amusant quand les objets sont de la taille d'une miette de pain qui traine sur la table de la cuisine, une coccinelle qui vient atterrir sur la feuille d'un grand arbre d'un vert vigoureux, un grain de pollen qui se dépose sur les pétales d'une fleur dans une forêt,... Mais cela semble moins payer quand on vous demande d'observer la table de la cuisine, de regarder cette couleur verte de cet arbre ni même la grandeur de cette foret qui vous entoure...
Et bien c'est pareil avec mon cerveau il semble tout filtrer à l'échelle du moindre détail, refuse obstinément de se défaire de cette loupe. Effectivement il m'a fallu des années pour comprendre qu'il ne peut pas s'en défaire car IL EST CETTE LOUPE.

Oui pour moi observer c'est observer minutieusement autrement je suis incapable d'observer, la tristesse c'est toucher le fond et la joie c'est atteindre l'euphorie, écouter autrui c'est complètement intégrer son histoire dans ma conscience et m'identifier à sa personne,  l'empathie c'est vivre amplement  et pleinement la tristesse des gens, comprendre c'est Savoir et vivre ce Savoir, une Vérité c'est redécouvrir cette Vérité...

si je pars du principe qu'il existe deux types de personnes : "les généralistes" et "les spécialistes"
les premiers ont besoin d'une destination et une direction uniquement, ils se perdent plutôt dans les détails, à l'inverse, des deuxièmes qui ont besoin de beaucoup de détails car c'est ainsi qu'ils se repèrent. Je me situerai donc dans la deuxième. et les deux ont souvent une énorme difficulté à se comprendre.

ou alors est-ce l'acuité de ma conscience qui est accrue, ou est-ce une baisse de conscience de l'humanité, si je puis parler d'une échelle de conscience?
Tout et tout doit porter un sens autrement je ne sais pas faire, je sais... c'est très idéaliste voire fantaisiste comme philosophie de vie et totalement suicidaire, en effet j'ai tendance à tout mais vraiment à tout compliquer et oui je regrette, car souvent j'ai l'impression de faire souffrir mon entourage à cause de mes émotions tellement fluctueuses.

C'est triste de vivre avec des gens pendant des années alors que tu sais qu'il y'a un énorme fossé entre vous, au moment ou tu sollicites leur sensibilité, les gens se montrent stoïques car apparemment cela ne mérite pas une telle émotivité, au moment où l'empathie s'empare de ma personne cela semble carrément démesuré car ce n'est pas censé m'atteindre à ce point parce qu'après tout ça ne me concerne pas. Mes centres d'intérêt sont complètement différents de ceux des gens, j'aime beaucoup lire, lire ce qui se rapporte à la science comme la théorie du chaos, la théorie de la relativité,  j'aime la philosophie, la psychologie...j'aime discuter des idées parfois des événements importants mais trop moins des personnes et leurs futilités. Dès que je parle avec enthousiasme des idées que j'ai découvertes lors de mes lectures, dès que j'exprime le fruits de mes longues spéculations lors de mes insomnies incommensurables, les gens se mettent à croire que je suis trop dans mon monde autant vous dire qu'ils pensent que mes sujets sont déphasés et incongrus et qu'il faut que j'arrête de "trop penser".

En guise de réaction tantôt je me mets à culpabiliser, pourquoi je suis comme ça? Pourquoi suis-je aussi différente? je suis trop bête car je n'arrive pas à voir les choses aussi simplement, je n'arrive pas à hiérarchiser des informations quelconques, tout mais vraiment tout est important pour moi , j'essaye de me faire la morale histoire de me taire les prochaines fois. Tantôt je me complais à me croire plus consciente et plus intelligente et que ce monde dénuée d'ardeur et de passion conspire pour tuer mon enthousiasme.

Je suis toujours extrême d'un bord à l'autre, j'oscille entre deux croyances absolues mais totalement paradoxales, des fois,  je sens que mon être est relié à un tout, faisant partie intégrante de l'univers, mes pensées s'accélèrent mes facultés intellectuelles augmentent, il est désespérément impropre à transmettre ce que j'essaye de décrire, pour moi les mots tuent ce qu'ils sont censés communiquer, du moins, l'image utilisée, de celle que les mots dans ma tête renvoient va beaucoup plus vite que la parole ou même que l'écriture   -  bref un sentiment de plénitude... Pour redescendre au fond au plus profond, là ou j'ai pas envie de me réveiller ni même de me rendormir, j'ai pas envie de vivre ma journée ni même croiser quelqu'un car c'est souvent associé à une phobie sociale, une asthénie totalement affaiblissante, une seule envie étant de rester immobile allongée sur mon lit regardant le plafond, des idées de mourir ne me quittant pas, la seule issue étant ce tunnel... Ce chemin vers dieu vers un amour inconditionnel que j'ai tant envie de retrouver.

Oui je suis différente je ne sais pas si je dois feindre cette personne impassible du moins avec des émotions "raisonnables", afficher de fausses désinvoltures? oui alors cultiver cette différence?

  Autant vous dire que je ne cherche pas de réponse car je ne peux pas me contenter d'une réponse juste parce que c'est un tel qui la donne. J'ai besoin de la comprendre et d'être convaincu qu'il s'agit en effet de la meilleur réponse.   

écrit le 05/08/2020 : 

Plus je plonge dans ma solitude, plus je subis un enchaînement des idées contradictoires, les unes luttant contre les autres, et plus encore mon humeur oscille d'un extrême à un autre.  Je me pose tellement de questions : suis-je malade ? Que m'arrive t-il : je me perds dans des raisonnements, n'ayant jamais eu de réponse, cela me frustre et m'exaspère !
Est-ce que c'est ma mal-être qui est à l'origine de mes idées négatives ou est-ce l'inverse ?
Oui je me plains de ma solitude, toutefois le simple fait d'avoir de la compagnie ne m'aidera pas forcément à avancer. Avoir une personne devant moi que j'estime "n'ayant pas une prise de conscience" me replonge davantage dans ma solitude car le fait de ne pas pouvoir embrasser  son monde et elle le mien ne vient qu'appuyer mon impuissance de tisser un lieu avec l'autre. être accompagnée pour moi n'est pas simplement une réunion physique mais plutôt une fusion de deux consciences, un échange : est un échange de l'essence conceptuelle de chaque mot.   

ils disent que le temps guérit tout, la question étant que guérit-il et comment ?
Le temps semble tout atténuer, la douleur aussi bien que l'ardeur et la vivacité, il laisse place à la neutralité mais semble aussi ternir ce qui est éblouissant.

Qu'arrive t-il à mon cerveau ? Qu'arrive t-il à mes perceptions ? Les choses cessent d'être belles et intéressantes, elles ont revêtit un air morne mêlé d'une note de morosité , mes passions me paraissent lassantes, les nouvelles aventures aussi improbables soient-elles, me semblent aussi monotones les unes que les autres.
j'ai envie de découvrir une autre dimension, une dimension de la vérité, bien entendu je ne veux pas vivre dans l'illusion.

Je me révolte ! Tout me révolte [...] Il n'y a absolument rien et personne qui me plaît ! j'aimais lire j'aimais écrire ça n'est plus le cas, je vis aujourd'hui sans but.

Ecrit aujourd'hui :
Je pensais que mon état dépressif allait disparaître en vivant là avec ma soeur bien entourée. mais j'ai toujours un sentiment de VIDE ATROCE.
Si vous voulez ce à quoi je pense à l'instant même, c'est de trouver un boulot vivre à fond ma vie pendant un an et me supprimer c'est vraiment ça mon but, car je ne supporte plus ce sentiment de VIDE qui me tue! 

Bonjour chez vous,

C’est la première fois que j’ai l’occasion de lire un texte en provenance du futur, toujours les mêmes questions ( la réponse est 42 ).

Si vous avez de l’argent, vos insatisfactions peuvent participer au bien être d’un psychologue.

Votre texte est intéressant, il donne une bon aperçu de toutes les idées, émotions, sensations qui se manifestent en période basse chez certaines catégories de personnes. Après comme vous le remarquez, ce qui est exprimé n'est pas le vécu, mais le texte est un témoignage indirect d'un état émotionnel et cognitif. Normalement l'expression d'une souffrance est un cas particulier de communication qui créé une relation particulière entre celui qui exprime la souffrance et la personne en face qui la reçoit, dans le cas présent c'est une expression anonyme à un un public anonyme, dans le cabinet d'un psytruc c'est autre chose.

 Je dirais que vous vivez une phase de transition de vie, que vous avez un tempérament introverti et un peu mélancolique, et que je le savais que les maths c'était pas bon pour les filles (je suis pas du tout psy).  

On pourrait prendre chaque phrase de votre texte et y apporter une réponse, on pourrait aussi rechercher ce qu'il ne contient pas. Cela manque d'actions et de personnages. Le mieux est de prendre un pas de recul, une des causes des pensées compulsives est l'anxiété, le cerveau préfère penser à tout sauf à ce qu'il n'a pas appris à faire face. Après ce que vous exprimez me fait penser à la période littéraire du pré-romantisme. Dans votre cas vous avez peu être un cerveau un peu trop entraîné à l'abstraction et vous entrez dans une rumination intellectuelle. Cela a deux inconvénients cela consomme votre énergie et cela vous coupe de votre environnement extérieur, l'inconvénient majeur est que cela vous empêche d'aller mieux.

Vos pensées dépendent de votre état physiologique, de vos émotions et sensations, de mécanismes cognitif, de lois psychologiques. L'ensemble constitue un système dont on ne peut isoler une chaîne causale des autres.

Un cerveau cela s’oxygène. La pensée spéculative basée sur le langage est un outil qui a un domaine d’utilisation délimité. La sensation de bien-être ne peut pas être uniquement basée sur la satisfaction intellectuelle à ce que m’a dit mon chien. Dans le cahier des charges de départ le cerveau et le corps humain devait s’intégrer dans un environnement naturel et non pas dans un chaos de concepts et un flux d’informations incohérentes et stimulantes. Sortez, faites du sport, regardez les animaux, des fruits colorés sur des étals, respirez des odeurs, écoutez des langues et des chants inhabituels, essayez de retrouver les stimuli que l’on a en vacances.  Je pense que le cerveau est fait pour être immergé dans un environnement social et dans un environnement naturel et que pour certains la vie moderne brise cet équilibre.

Surveillez votre alimentation : diminuez au maximum le sucre, hydratez vous.

Dans un premier temps je vous conseillerais de n'utiliser votre cerveau que pour améliorer votre condition physique et mentale, après faut voir...

Trouvez aussi des occasions de rire.

 

Roald. 


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kust
 kust
(@kust)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 4 ans
Msg: 3052
 
Posté par: @malette

Certaines souffrances sont normales mais d’autres non. La souffrance psychique n’aide pas à avancer

T en parleras à ton psy de si une vie sans souffrance psychique c est 1) souhaitable et 2)possible : D


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PierBipo
(@pierbipo)
Mini Bipo
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 13
 
Posté par: @kust

 

T en parleras à ton psy de si une vie sans souffrance psychique c est 1) souhaitable et 2)possible : D

Bonne réflexion, il est vrai que l'ont ne pense pas toujours que certaines déprimes sont juste la réalité comme vive tout le monde, et non pas juste dû à notre maladie.

On cherche peut-être trop le traitement qui nous rendrais immunisé contre toutes souffrance, mais comme tu dit si bien, peut-être pas souhaitable ou possible. 


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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 3741
 
Posté par: @kust
Posté par: @malette

Certaines souffrances sont normales mais d’autres non. La souffrance psychique n’aide pas à avancer

T en parleras à ton psy de si une vie sans souffrance psychique c est 1) souhaitable et 2)possible : D

Il y’a des souffrances inévitables genre celles qui sont causés par une  perte, un défilé, etc..

celles qui sont infondées n’aident pas dans la vie. C juste de la douleur.


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kust
 kust
(@kust)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 4 ans
Msg: 3052
 

C est déjà plus nuancé que ce que t as dis au début : p


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Melo
 Melo
(@malette)
Super Bipolaire
Inscription: Il y a 2 ans
Msg: 3741
 

Ouai j’ai fait un raccourcis. Mais du coup ça avait plus de sens. Enfin moins.


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Nath
 Nath
(@modocool)
Super Bipote
Inscription: Il y a 3 ans
Msg: 2271
 

Quelle que soit la douleur et son origine, quand elle devient insupportable, il faut demander de l'aide.


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