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[Épinglé] Presentation

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Melo
 Melo
(@malette)
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De quels genres d’éclairage veux tu?

On parle de la bipolarité mais en fait il s’agite des bipolarités. En fait chaque symptômes varient selon les personnes. Mais c’est vrai que dans les grandes lignes on a un côté excité et un côté déprime mais c plus large que ça.


   
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Anna29
(@anna29)
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Posts: 2
 

@malette 

Merci pour ta réponse.. 

Enfaîte c'est un grand mystère pour moi alors il est vrai que je ne sait pas par où commencer.. 

Est ce que vous pensez que je pourrait l'aider ? 

Étant donné qu'il m'a jeter comme une chaussette sale, puis est revenu... Mais sans vouloir ce remettre avec moi. 

  • Enfaîte j'aimerais comprendre "les phases". Et surtout aussi je ne sait plus comment être avec lui etc.. 

 


   
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Melo
 Melo
(@malette)
Membre Moderator
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 3991
 
Posté par: @anna29

@malette 

Merci pour ta réponse.. 

Enfaîte c'est un grand mystère pour moi alors il est vrai que je ne sait pas par où commencer.. 

Est ce que vous pensez que je pourrait l'aider ? 

Étant donné qu'il m'a jeter comme une chaussette sale, puis est revenu... Mais sans vouloir ce remettre avec moi. 

  • Enfaîte j'aimerais comprendre "les phases". Et surtout aussi je ne sait plus comment être avec lui etc.. 

 

Si tu veux de renseigner ou aider, je te conseille de aller voir sur le site de l’unafam. Ils pourront mieux t’aiguiller que moi.

est ce que tu pourras l’aider? Je ne sais pas. A t il un traitement? Le suit il? C le plus important.

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Spartan
(@spartan)
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Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 4
 

J’espère que c’est bien ici qu’il faut se présenter, ça doit faire 10ans que j’ai pas mis les pieds sur un forum.

Bon du coup, je suis une bipolaire sévère diagnostiquée il y a 2 ans et qui a le droit à ses comprimés de lithium, de nordaz et de lorazepam. Je dis sévère parce que malgré ma prose rigoureuse de médicaments, il m’arrive de péter un plomb. Je vais donc avoir le droit d’être reconnue comme travailleuse handicapée parce que mon psychiatre trouve normal que je sois reconnue comme telle pour m’aider à trouver un boulot.

En effet, ma dernière grosse crise s’est déroulée alors que j’étais flic ... oui j’ai passé les tests psychotechniques et l’entretient avec un psychologue sans problème. En même temps je savais ce qu’ils voulaient entendre. Bref j’ai passé 4 ans dans un service d’élite de banlieue pourrie et j’ai pété un plomb quand un supérieur m’a mal parlé. Du coup je suis partie, j’ai eu 1 an et demi d’arrêt maladie le temps de me faire diagnostiqué par un pro en externe. 
Je me suis relevée de mes péripéties et 1 mois après mon licenciement officiel j’ai trouvé un CDI dans un élevage de chiens. J’adore ce que je fais MAIS le patron est un homme violent, qui ne déclare pas nos heures sup, qui nous fait faire des taches pour le servir lui et non l’élevage. Tout ça pour dire que je vais me casser vite fait de là bas et pour faire ça bien, j’aurai l’aide de mon assistance juridique. Enfin ça ... ce sera après le confinement ! J’ai la chance d’avoir un centre d’aide aux travailleurs handicapés près de chez moi. Mais j’ai ce sentiment que je ne trouverai aucun boulot dans lequel je me sente bien. 
Avant ma dernière crise j’avais un petit ami, qui pendant ma longue année d’arrêt m’a demandé en mariage : nous étions donc fiancés. Juste avant le début du confinement, il a rompu nos fiançailles. Je le vis forcément très mal ! 

Passons maintenant à qui je suis : j’ai 29ans , je suis une ex flic abîmée de l’intérieur par tout ce que j’ai vu, je suis une bipolaire qui ne sais pas comment appréhender cette maladie (parce que ma famille proche ne veut pas que ça se sache ... évidement !), je suis une célibataire qui devait se marier, et j’ai une adorable chienne qui m’a sauvé la vie plus d’une fois ! J’aime le tennis et les sports de combats, les animés et les séries et par dessus tout les voyages ! 

si vous avez des questions n’hésitez pas, si vous pouvez m’aider : n’hésitez pas non plus ! 


   
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Melo
 Melo
(@malette)
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Salut et bienvenue.

en quoi pouvons nous t’aider?


   
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Spartan
(@spartan)
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@malette

comment on fait pour vivre avec cette envie de suicide permanente ou des crises de manies qui nous empêchent de dormir pendant 72h. Comment vivre avec le regard des autres qui aiment à rire des bipolaires ou qui en ont peur. Ma famille ne comprend pas du tout la situation et pour eux vu que je prend mes médicaments , ils se disent c’est bon il y a plus de soucis 

 


   
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Melo
 Melo
(@malette)
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Posts: 3991
 

Et bien je pense qu’il faut se laisser le temps de trouver le bon traitement et de faire le deuil de sa vie d’avant pour mieux construire sa vie d’après avec la maladie. C’est difficile mais je suis sure que c’est possible.


   
Elona reacted
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Spartan
(@spartan)
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Le temps oui mais j’ai fais ma première crise à 11ans... j’en ai 29. C’est une vie qu’il faut en fait pour s’y faire. Le traitement est le bon, on les a tous fait crescendo avec mon psychiatre pour arriver à la conclusion que même bien traitée, je suis pas maîtrisée à 100%.


   
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Melo
 Melo
(@malette)
Membre Moderator
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Après si les traitements ne sont pas assez efficaces et si les crises sont vraiment invalidantes tu as tjs les ect (électrochocs).

Il ne faut pas perdre espoir. Il y a bcp de bipo ici qui bossent malgré la maladie. C’est donc que ça doit être possible!


   
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Spartan
(@spartan)
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Ouai je suis pas prête à me faire griller le cerveau pour autant ! Oui à la médecine , non au massacre des neurones ! 🤣 merci de l’accueil en tout cas 


   
Melo reacted
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damnatio.dtd
(@damnatio-dtd)
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Bonsoir ! 

je fais ma présentation après avoir posté mon premier post, faire les choses dans l’ordre c’est pas mon fort aha. 

Je vais être bref mais je vais essayer de dire le plus important : 

Pour commencer, j’ai bientôt 22 ans. Actuellement sans emploi (confinement oblige...) et diagnostiqué bipolaire depuis fin 2014. 
Aujourd'hui je dirai que j’ai réussi à trouver quelque chose de stable psychologiquement, en tout cas pour le moment aha. Ça n’a pas toujours été le cas : nombreuses pensées suicidaires, passé assez lourd d'automutilation, plusieurs TS, hospitalisations etc... 

Aujourd'hui j’estime aller mieux grâce à mes parents, mes amis et certains soignants qui ont été très bienveillants avec moi et m’ont beaucoup aidé. Et depuis peu je suis en couple avec une fille extraordinaire qui me comble de bonheur. 

Voilà voilà je sais pas trop quoi dire d’autre ahaha. 

bonne soirée! 


   
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Jubila
(@jubila)
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Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 1
 

Bonjour à toutes et à tous

J'espère que c'est bien ici que l'on se présente.

Par ou commencer... Désolé par avance si c'est mon propos est décousu.

J'ai 34 ans et j'ai été diagnostiqué l'année dernière pour une bipolarité de type 2. Je suis actuellement sous Lamictal et Abilifly.

Depuis mes 30 ans j'alternais en dépression lourde et phase d'euphorie (que j'ai identifié bien plus tard lors de mon diagnostic ).

J'ai eu une adolescence assez difficile antre fugues et plusieurs tentatives de suicides.

Après il y a eu une accalmie de mes 17 ans à mais 29 ans. Je bougeais beaucoup, changeais de travail régulièrement, d'amoureux aussi. J'était tout de même anxieuse de temps en temps. Quelque phase de dépression légère après une rupture, un gros stress ou du à l'hiver, mais rien de dramatique.

À mes 29 ans, j'ai décidé de rentrer dans une formation professionnelle et ça à généré beaucoup de stress (la peur de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur). Je suis tombé en dépression lourde. Mon médecin ma prescrit des antidépresseurs et m'a conseillé de voir un psy. J'en ai vu une qui utilisait la méthode EMDR. Avec elle j'ai travaillé sur l'époque du collège ou je me faisais harceler. D'après elle, mon traumatisme venait de la. 

Après 2 mois et demi de dépression, j'allais mieux, j'avais repris confiance en moi et je me sentais bien. De la c'est suivi une petite période d'euphorie, j'était à fond dans ma formation, très efficace (je travaillais nuit et jour sur mes dossier), j'allais très bien. j'arrêtais les antidépresseurs.

Quelque mois plus tard, rebelote, nous sommes en hivers et je retombe en dépression. Reprise d'antidépresseurs. Puis le printemps reviens et cela va mieux. 

L'été qui à suivi, je me suis à nouveau retrouvé en phase d'euphorie, plus marqué cette fois si. L'impression que j'était la reine du monde, très efficace dans mon travail, une énergie de dingue, séductrice malgré que j'avais un homme dans ma vie dont j'était très amoureuse. Je l'ai quitté à la fin de l'été, fais mes valise et déménager dans une grande ville en colocation avec des inconnus 

Puis une autre phase de dépression lourde qui à duré quelques mois. De nouveaux sous anti dépresseurs. J'ai essayer de voir un psy. Mais je me suis  découragé vite car dans les 5 que j'ai appelé en premier, tous était complet.

Puis de nouveau une phase d'hypomanie, qui à duré plusieurs mois. Arrêt des antidépresseurs. Sexualité débridé, souvent avec des inconnus (Tinder à fond), dépenses, mise en danger (ex:je montais sur des grue la nuit), beaucoup de fête, de drogues aussi. Je me suis fait tatouer. Bref la folie et le n'importe quoi. Les gens autour de moi, me trouvait très chouette , enjouée, fêtarde... 

De nouveau dépression à la fin de l'été, au chômage. Je réussi à trouvé un travail. Beaucoup de stress de mal ou de ne pas bien faire. Plus de sommeil, plus d'appétit, je m'isolais. J'étais comme un robot. J'allais au boulot la boule au ventre et je revenais me cloitrer dans ma chambre en rentrant. 

Au bout d'un mois, je reviens voir le médecin et je tombe sur une remplaçante. Très à l'écoute, beaucoup de question (une première pour moi: avant c'était : vous faites une dépression voici des cachets). Elle me propose de me faire admettre dans un service spécial d'urgence psychiatrique. 

Je reçois un coup de téléphone d'une infirmière, très gentille, à l'écoute. Elle me pause beaucoup de question, me rassure. Bref une perle. Elle me dit que je vais avoir RDV avec une psychologue le lendemain. 

Le lendemain, j'arrive dans le service. On me reçoit. La psy (après beaucoup de question) me dit que je suis dans un état dépressif majeur. Et qu'il faut que j'arrête de travailler et que j'aille dans un endroit calme me ressourcer. Je sui partie chez mes parent pour 3 semaines. Après ces trois semaines, j'ai de nouveaux un RDV avec la même Psy. Elle me pose beaucoup de question sur l'avant et l'après de mes dépressions. Elle me dit qu'elle soupçonne un trouble bipolaire... La douche froide.

Elle m'envoie voir une spécialiste pour être sure du diagnostic. J'ai vu cette spécialiste 4 fois, dont une avec mes parents. Je suis donc bipolaire de type 2. Un soulagement quelque par. Tout cela n'est pas de ma faute: je suis malade.

Depuis j'alterne entre phase normale et phase de dépression légère (selon le stress)

Le en ce moment, je suis en phase dépressive (du à de nombreux changement, rupture , déménagement avorté à cause du confinement, boulot que j'adore à l'arrêt) et je me dis qu'échanger avec vous peut me faire du bien. 

Merci de m'avoir lu.

 

 

 

 

 


   
Mosis reacted
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Melo
 Melo
(@malette)
Membre Moderator
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 3991
 

Bienvenue à toi.

idem bipolaire de type2 diagnostiqué il y a 1 ans. Je lutte encore pour les traitements et je fais bcp de yoyo d’humeur.

bon courage à toi!


   
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Elona
(@elonawasikowska)
Reputable Member
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 381
 

Bonjour à toutes et tous,

J'avais pas vu ce topic de présentation, du coup j'en avais fait un https://www.lebipolaire.com/forumpourbipotes/presentations/nouvelle-sur-le-forum-2/
(Je me suis inscrite il y a deux ans mais c'est seulement maintenant que je participe)

En gros, bipolaire de type 2 diagnostiquée il y a deux ans (à l'âge de 32 ans) mais je foire depuis l'adolescence. Un peu borderline (ça s'est atténué avec le temps, avant c'était la dynamite), du stress post-traumatique complexe, et le tout arrosé d'une bonne grosse dose d'anxiété. Ca fait plaisir de voir que je ne suis pas seule, et j'espère pouvoir aider à mon tour.


   
marlasinger reacted
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Lolo
 Lolo
(@meeloo)
Active Member
Inscription: Il y a 5 ans
Posts: 5
 

Bonjour à tous et à toutes.

Je suis heureux de tomber sur ce forum que je croyais fermé (mauvaise manip sur un moteur de recherche je suppose) et c'est avec un soulagement immense, car depuis bien longtemps, je me sentais seul, à la limite de sombrer, ou pire encore de commettre l'irréparable.

La bipolarité, j'ai toujours vécu avec. A quinze ans, j'ai fait ma première TS, suivie d'une seconde à 18 ans, puis une autre à 26 ans. A l'époque, on parlait peu de cette maladie, on était instable, "fou", dépressif ou je ne sais quoi encore.

Toute ma vie, j'ai alterné entre des phrases où j'étais juste très bien (on ne me suivait pas tant j'étais actif, excité) et puis de profondes périodes de mélancolie où jamais je n'ai pu trouver dans mon entourage de personnes assez fortes pour m'aider. J'ai donc été soigné pour dépressions récurrentes, et par moment ça allait mieux, et souvent trop souvent je frôlais la folie en développant des paranos, en pétant les plombs, en harcelant les personnes que j'aimais pour trouver de l'aide qu'elles ne pouvaient par ailleurs pas m'apporter. Il m'arrivait de pousser  des hurlements, d'agresser verbalement les autres sans avoir la possibilité de me contrôler. Je n'ai jamais sû quelle était la part de ma maladie par ailleurs, juste le sentiment de ne pouvoir rien contrôler, d'être le témoin passif de mes humeurs destructrices. Parfois en dépression, parfois en "forte hypomanie", j'agressais souvent l'autre, par manque de soutien, de compréhension peut-être, je n'en sais encore rien à ce jour. J'avais peur dans ma solitude de mettre fin à mes jours, alors je faisais des demandes exacerbées à l'autre, donc finalement ce n'était pas le rôle.

Des couples, j'en ai foiré, j'ai perdu des personnes de qualité, probablement d'ailleurs la femme de ma vie qui représentait tout pour moi et qu'à ce jour encore je regrette. Sans cette maladie, nous aurions mené le parfait amour. Il y a eu souvent ces hauts, cas bas que mes compagnes, ma famille ne comprenaient pas. Je ne connaissais pas la maladie, donc pour moi, j'étais un caractériel, certains me disaient que j'étais "soupe au lait" déjà à mon adolescence. Je pouvais aussi bien quitter une assemblée plein de colère, monter une classe entière contre un prof, aller au devant de ma hiérarchie en revendiquant tout et n'importe quoi, en demandant des justifications, en exigeant des réponses. Et je ne me rendais compte de rien, car tout le monde me renvoyais cette image de fort caractère, de tenace. On me disait qu'il valait mieux m'avoir comme ami que comme ennemi, et c'était vrai, je ne lâchais rien.

Ce n'est qu'il y a 4 ans, après des errances sans fin que pour la première fois, la bipolarité a été évoquée. Le centre bipolaire a "confirmé" a demi-mots mes troubles, ne trouvant pas de franche "manie". Puis les psychiatres que j'ai vus ensuite ont semblé eux, n'avoir aucun doute sur une bipolarité. Il y a eu ensuite les errances, les essais médicamenteux, une hospitalisation, les programmes de Psycho-éducation proposés par le Centre Bipolaire, les espoirs en ces traitements, et le désespoir encore et toujours face aux échecs, aux effets secondaires de ces médicaments (Lithium, Risperidone, Abilify, Depakote, Lamicatl et la batterie antidépresseurs). Aujourd'hui, je ne vais pas mieux, et surtout je rentre dans ce désespoir, cette fatalité qui me tue et qui me ronge. Il y a certes ce léger mieux, mais les périodes de répit sont finalement courtes, passant d'une joie exacerbée à une profonde déprime. Rien de nouveau, vous ne savez que trop ce que sont ces hauts et ces bas. Ce que je ne sais pas à ce jour, c'est si ces colères, cette partie sombre de moi présente quand je suis au plus mal (pas d'agressivité en temps normal) viennent de la maladie, ou si c'est totalement externe et lié uniquement à ma personnalité. Je pensais faire court au départ, c'est râté, peut être parce que j'ai besoin d'entendre que je ne suis pas seul dans cette maladie, et qu'au moins vous dans ce forum vous aurez les mots, cette possibilité d'échanger, même par un mot, une phrase pour me signifier que je suis malade et non en train de basculer dans la folie. Merci à tous et merci à ceux qui ont crée ce forum qui a une importance inestimable.

Désolé de la longueur de mon introduction et surtout mille mercis à tous d'écrire, de lire, ou tout simplement de passer par ce forum.

Bonne journée.

Ce message a été modifié Il y a 3 ans parLolo

   
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Melo
 Melo
(@malette)
Membre Moderator
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Salut et bienvenue. Un parcours semé d’embûches et difficile. Tu as un traitement en ce moment?


   
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Gossentq
(@gossentq)
Eminent Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 26
 

@meeloo,

Tout d'abord, pas la peine de demander des excuses pour la longueur de ton message. Je dirais même au contraire que plus tu écris, mieux c'est, dans le sens où on comprend plus ton parcours et te "connaissons" mieux comme ça. 

Je suis bipolaire comme mon père et ma grand-mère elle-même, donc autant te dire que malgré mon jeune âge j'ai une bonne expérience de ce que peut être la bipolarité et la dépression.

Honnêtement et je ne dis pas ça pour te faire plaisir, si tu n'as pas une once d'agressivité en toi en temps normal, je pense que oui c'est ton désespoir et ta pathologie qui te poussent à la colère. Je ne suis pas docteur mais la dépression est une période très dure pour qui que ce soit où l'on broie du noir en permanence et nous sous-estimons. C'est une grande souffrance. C'est aussi beaucoup de tensions que tu accumules mine de rien et ça finit par te bouffer. J'identifie tes phases agressives plus comme étant un SOS qu'autre chose perso. C'est la soupape qui saute!

Plongé dans la dépression tu es en permanence face à ce sentiment d'être seul et incompris, en plus dans un état dans lequel tu as bientôt honte de te voir. La violence, l'agressivité même si tu ne le vois pas forcément c'est envers toi en permanence que tu l'entretiens. Et aussi vrai que pour aimer les autres il faut savoir s'aimer, la frontière est très fine lorsque tu t'acharnes sur toi de t'acharner sur les autres. 

Ma réponse est claire j'espère, pour moi, c'est un grand OUI, ton état psychique te transforme et c'est un véritable trouble de la personnalité qui te fait "être un autre". A toi de trouver les bons stratagèmes néanmoins lorsque tu sens que ça va péter pour que ça ne le fasse pas. Si tu as une nature impulsive, apprends à sentir quand la pression monte, efface toi. Médite ou au moins intéresse toi un peu à ça. Essaie de le voir comme un exercice qui en quelque sorte rendra meilleure cette facette temporaire de toi. 

Je ne suis pas un grand impulsif ni particulièrement agressif mais moi aussi sous dépression majeure pendant un an et demi, j'étais devenu parfois abjecte avec mon entourage. Qu'ils nous comprennent ou non, désolé de te le dire mais il faut comprendre qu'ils ne sont pas à notre place et qu'ainsi même la personne la plus emphatique portera le stigmate de ce que tu peux lui dire de plus désagréable. Si c'est parfois horriblement dur pour nous, il faut tenter au maximum de préserver notre entourage des séquelles que la maladie peut laisser. En guise de conclusion, je te dirais bien qu'il existe quand même quelque chose de magique si vraiment tu n'arrives pas à te retenir de péter un câble, des excuses sincères et bien présentées dès que tu te rends compte avoir été injuste ne laisseront à ton entourage que des blessures négligeables par rapport à la douleur qui peut être tienne. Mais quand même, l'idéal c'est la prise sur soi, le pas de recul, s'effacer, attendre que la colère retombe. 

Désolé de la longueur de ma réponse 😉

 


   
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Lolo
 Lolo
(@meeloo)
Active Member
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Posts: 5
 

@malette

Oui, j'ai repris depuis peu Lamictal (150 mg) après avoir arrêté un antidépresseur (Effexor). Enfin un anxiolytique. Un peu l'impression que rien ne me stabilise réellement dans le temps.

Merci beaucoup pour ta réponse. 

 


   
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Melo
 Melo
(@malette)
Membre Moderator
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 3991
 

Je te comprends. J’ai la même impression. C’est fatiguant...


   
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Lolo
 Lolo
(@meeloo)
Active Member
Inscription: Il y a 5 ans
Posts: 5
 

@gossentq Quelle grande réponse ! Je n'entends pas par là la quantité (qui certes est indéniable) mais par la qualité de tes propos et leur justesse. On sent le vécu, car tu poses les mots justes, percutants et apaisants. Ce partage d'expériences nous fait nous sentir moins seuls.

Tu as raison, le maître mot est probablement la colère, peut-être fait-elle partie du processus d'acceptation. Il y a la colère envers soi qui semble incapable de prendre le dessus, c'est certain, mais envers la vie qu'on trouve injuste, envers ceux qu'on aime et qui ne comprennent pas, envers cette maladie qui abîme tout ce qu'on touche mais également ceux qu'on approche ou qui nous aiment. 

J'ai l'impression dans mon foyer, que tout est tributaire de mes humeurs, comme s'il y avait constamment un "état d'alerte". En découle un très fort sentiment de honte et de culpabilité ( Je fais de phrases dépressives et mixtes très agressives et agitées qui ne passent pas inaperçues).

Je ne me suis jamais soumis à mon état, bien au contraire, mais les différents échecs thérapeutiques ou psycho-éducatifs commencent à avoir raison de ma détermination et de ma force. Un peu le sentiment d'avoir porté longtemps un énorme fardeau, et de ne plus pouvoir le supporter, par épuisement. Ce fardeau s'est ajouté à d'autres éléments de vie assez nombreux dont je ne parlerai pas, mais disons que la goutte d'eau commence à faire déborder le vase.

Heureux de trouver ce forum où écoute, échanges et informations sont tellement précieux. 

Merci à toi pour ton super message. 

 


   
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Lolo
 Lolo
(@meeloo)
Active Member
Inscription: Il y a 5 ans
Posts: 5
 

@malette C'est "rassurant" de savoir que d'autres partagent la même maladie, mais c'est minant au quotidien c'est clair.... Merci pour cette réponse.

 


   
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