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Impossible de vivre

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Nami
 Nami
(@nami)
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Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 19
Début du sujet  

Bonjour à tous.

Je me suis inscrite ici il y a quelques semaines car je pensais être Borderline, mais j'avais énormément de difficultés à trouver quelqu'un de sérieux pour m'aider.

J'ai enfin trouvé, et si le diagnostic n'a pas encore été posé car le praticien souhaite suivre son protocole à la lettre, ce qui est tout à son honneur, il m'a dit que je présentais des symptômes criants et qu'il n'y avait pour lui pas beaucoup de place au doute quant au fait que j'étais bien borderline.

Ma nouvelle thérapie commence à peine, mais à cause du boulot je ne peux pas y aller très souvent, au maximum une fois tous les 15 jours. Et là, le médecin est en vacances, je ne le revois pas avant septembre. La dernière fois, vendredi, j'ai essayé de l'interpeller sur le fait que je m'enfonçais de plus en plus. Pas d'appétit, sommeil chaotique, quotidien invivable, pensées suicidaires constantes, vide, colère, les symptômes habituels en somme, mais qui prennent en puissance chaque jour et deviennent ingérables.

En quittant le médecin vendredi j'ai failli me jeter sur les rails du métro, c'est parce qu'un type a vu que je pleurais et c'est rapproché de moi que je me suis tirée. J'ai eu le réflexe d'appeler mon copain qui est venu me récupérer, mais on a du attendre plus de 45 minutes pour que je puisse bouger, j'étais effondrée au sol sans pouvoir me tenir.

Là, tous les soirs, je crise. Soit colère, soit tristesse, soit un gros vide paralysant. Pour aller au travail c'est l'enfer. Ca se passe pas très bien non plus là bas, mais c'est même pas tant ça le problème, c'est juste moi. J'ai peur de m'arrêter car je passe titulaire en janvier et même si je suis pas sûre de rester là encore, je veux pas griller mes chances au cas où.

Je n'ai aucun médicament car j'y ai toujours très mal réagis (somnifères, anxiolytiques et antidépresseurs). Je n'ai jamais été hospitalisée.

Je n'ai aucune idée de quoi faire. Je sais juste que je veux plus vivre mais je peux pas faire de peine à mon copain. Sauf qu'on a aucune solution. On sait pas quoi faire. J'espère juste qu'il va perdre patience et partir pour que je puisse passer à l'acte, ce qui est sûr c'est que tant qu'il est à je peux pas, je peux pas lui faire ça.

Mais en attendant je peux pas vivre comme ça non plus, c'est sûr, c'est impossible.

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kust
 kust
(@kust)
Famed Member
Inscription: Il y a 5 ans
Posts: 3055
 

Vous savez on peut très bien être borderline et avoir une dépression, et vu d ici comme ça à chaud l hospit n est pas loin voir aurait déjà dû être faite

Vous avez un sacré locus interne pour une patiente borderline, c est toujours assez interpellant 


   
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(@feenyx)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 6227
 

Salut 

Nami tu as pensé à l'hospitalisation ? 

C'est pas pire que ce que tu vis, et en sortant tu iras beaucoup mieux tu auras gardé ton copain et retrouvé le sourire 


   
seb and Badgal1981 reacted
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Christelle
(@tit29)
Reputable Member
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 460
 

Salut Nami.

Oui l'hospitalisation semble une solution à envisager. Apres je comprends que tu sois réticente par rapport au boulot. Mais au bout d un môme,il faut se dire que la santé passe avant!

J'ai moi même mis pusieurs semaines avant de prendre la décision de quitter un peu le taf pour recommencer a me fait soigner. Je suis embauchée depuis peu et ne peux pas me permettre de perdre une partie de mon salaire mais je suis arrivée à un point où je n ai plus le choix. Il faut que je remonte la pente,et si ça doit passer par là et bien tant pis. La santé avant tout!!

 


   
Badgal1981 reacted
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Nami
 Nami
(@nami)
Active Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 19
Début du sujet  

Merci a tous pour vos retours.

J'ai été suivie pour dépression initialement, en effet. Mais j'ai très mal réagis au traitement (Xanax, citalopram, puis ecitalopram, zolpidem).

Il est vrai qu'aujourd'hui j'ai l'impression de la revivre, en plus de tout ce qui s'est ajouté comme symptômes.

Je songe a l'hospitalisation mais avec angoisse. Je ne sais pas du tout en quoi ça consiste et ça m'effraie. Surtout la perspective de pas être chez moi, avec mon copain et les animaux pendant longtemps. Est ce que vous pouvez me décrire un peu le processus ? Et surtout le temps que ça peut prendre ? Il est clair que si on parle de plusieurs mois ce sera impossible vis a vis du travail ... 

 

 

 


   
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(@feenyx)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 6227
 

Bon alors déjà si tu rentres volontairement tu sors quand tu veux. Bien que je te recommande de suivre l avis des médecins. Généralement on parle de 3 à 4 semaines. Parfois moins parfois plus tout dépend de toi en fait. 

Tu as droit aux visites bien sûr. 

Mes chiens venaient me visiter une fois par semaine. 

En gros tu rentres tu vois le psychiatre qui voit quoi faire. Psychologue changer le traitement art thérapie jeux etc. 

Amenés un peu à manger c est toujours infect. Et de quoi t occuper le temps coule lentement la bas. 

Une fois que tu vas mieux tu as droit à à des perms pour rentrer chez toi. Ça peut même être le premier week-end 

Voilà. On en meurt pas. 


   
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Lenore
(@lenore)
Trusted Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 73
 

Bonjour, l'hospitalisation n'est pas si terrifiante qu'elle le paraît, surtout si tu y vas volontairement : cela peut durer plusieurs semaines, mais ce n'est pas continu ! Tu peux avoir des permissions de sortie, parfois pour la journée, parfois le week-end (après je me demande si ce dernier cas n'est pas un peu exceptionnel, car j'étais la seule dans le service à en bénéficier et c'était pour garder mon jeune fils pendant que son père travaillait). Enfin bref, il y a des aménagements possibles afin de ne pas rendre le séjour trop dur. N'hésite pas à te renseigner directement sur place, regarde quel est l'hôpital psychiatrique le plus proche de chez toi et parle-leur de tes doutes. Chaque hôpital a ses particularités (j'en ai "visité" deux : le premier était un peu vieillot, on était au moins deux par chambre et les sanitaires (douches, toilettes) étaient collectives ; le second avait des chambres avec sanitaires particulières), donc n'hésite pas à te renseigner un peu afin de préparer ton éventuelle hospitalisation au mieux. 

Bon courage !


   
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(@feenyx)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 4 ans
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J ai eu plein de Perm le week-end... 

Après chaque hôpital est différent celui de Saint denis était un immeuble avec digicode pour changer d étage. 

Celui que j ai maintenant est dans une colline entouré de verdure sous formes de pavillons. Y a même pas de clôture!


   
seb reacted
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Badgal1981
(@badgal1981)
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Inscription: Il y a 3 ans
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vois aupres de ta mutuelle le remboursement et renseigne toi pour une clinique psy plutot qu'un hopital


   
seb reacted
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seb
 seb
(@seb40)
Estimable Member
Inscription: Il y a 5 ans
Posts: 225
 

Bonjour Nami

tu peu pa rester dan cette etat en attendant un hyothetique medecin en vacances..

appel le cmp

sinon l'HP c'est pas la colo, les perm et on s'en tape des sanitaires...ya des ouf! des medoc surpuissant qui rend zombie

selon ta residence ,moi je consulterai FONDAMENTAL

https://www.fondation-fondamental.org/

direct des pro


   
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 Anonyme
Inscription: Il y a 53 ans
Posts: 0
 

L’hôpital c pas la mort et généralement tu sors tu vas mieux. La bouffe est degueu mais les infirmiers et médecins sont généralement assez bon. Bien sûr il y a des médocs mais si tu te fais hospitaliser volontairement tu n’es pas obligé de les prendre. Généralement quand même si il t’en propose c pour une bonne raison.


   
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Nami
 Nami
(@nami)
Active Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 19
Début du sujet  

Merci à tous pour vos retours.

Je suis très sceptique. J'ai regardé les hôpitaux et cliniques autour de moi, les avis ne donnent franchement pas envie du tout, ça donne plutôt envie de fuir (je suis dans le 77, tout au bout du RER A quoi). J'ai pas l'impression que ça va m'aider de me retrouver loin de mon copain et entourée par des gens que je connais pas, à bouffer de la merde et à être shootée ... Si on attend de moi que je sorte de ma chambre et aille me sociabiliser pour me laisser ressortir, c'est mort, ça arrivera jamais.

J'ai rendez-vous avec mon médecin traitant demain soir, on verra ce qu'elle me dira, j'ai juste un peu peur qu'elle m'envoie direct à l'HP et que je me retrouve coincée. Je lui parlerais de FondaMental. Par ici, ce sont principalement des hôpitaux, il y a aussi une clinique Ramsay mais assez loin, et d'autres trucs excessivement mal notés avec des avis à faire pâlir.

Depuis le milieu de semaine je suis en vide complet, j'arrive à rien, je peux rien faire, je ressens rien, c'est une horreur. Mais me retrouver dans ce genre de structure je crois que ça va juste faire empirer les choses. Je vois pas ça comme une solution.

Y en a peut être tout simplement pas, c'est ce que je crois de plus en plus.


   
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(@feenyx)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 6227
 

L hp c est pas le club med on est d accord mais on parle de soin sur une période relativement courte en plus. Avec ton copain qui peut venir te voir. Tous les jours. Des sorties le week-end etc


   
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Lenore
(@lenore)
Trusted Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 73
 

Et non, le but de l'hôpital n'est pas de te forcer à te sociabiliser avec de parfaits inconnus en état de crise. Ce serait complètement absurde, déjà parce que les autres patients ne sont pas là pour t'aider, ensuite parce que, selon les endroits, tu peux être mélangée avec des patients atteints d'autres troubles (ce qui a été le cas pour ma première hospitalisation : pas facile de faire ami-ami avec des gens atteints de démence, qui se font caca dessus ou autre 😰 ).

D'où l'intérêt de bien préparer ton séjour : t'armer de bouquins, de musique, de papier + stylo si tu veux écrire, etc.

Tu y vas pour toi, pour te poser, prendre du recul sur ce que tu vis, être encadrée par des professionnels pour te sentir rassurée et ne pas faire de connerie, voir éventuellement un nouveau traitement, ses effets. L'adapter au besoin. T'éloigner un peu du quotidien qui t'angoisse pour, peut-être, mettre le doigt sur ce qui ne va pas et ensuite repartir du bon pied.

 


   
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Nami
 Nami
(@nami)
Active Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 19
Début du sujet  

Bonjour a tous.

Je me suis tournée vers mon médecin traitant en l'absence de mon thérapeute. Il m'a donné de la sertraline et du prazépam, et va augmenter la dose du premier des la semaine prochaine.

Pour l'instant je peux pas dire que je ressens la moindre différence a part que je m'endors plus vite et me réveille moins, mais je suis toujours autant épuisée même si je dors plus de 8h sans interruption.

J'ai toujours très peu de motivation et broie un mélange d'émotions très sombres au quotidien, la dessus rien n'a changé en bien, je suis plus colérique et violente que d'habitude. Je peux rien faire. Y a que quand je bois que je me sens bien, je me limite a un apéro par semaine et c'est le kiff, mais là avec les merdes qu'elle m'a donné je vais plus y avoir droit et ça me fait ultra chier.

Je suis seule au boulot donc ça va, j'ai pas a gérer mon "apparence" donc j'ai moins de pression mais ça va pas durer.

Elle m'a pas parlé d'hospitalisation. Elle m'a pas trop cru quand je lui ai parlé de mon diagnostic mais je m'y attendais. Pour elle je suis et reste juste dépressive. Comme bien d'autres elle ne prend pas le côté borderline au sérieux.

Me voilà donc hyper bien avancée quoi.

 

 

 

 

 

 

 

Ce message a été modifié Il y a 3 ans parNami

   
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 Anonyme
Inscription: Il y a 53 ans
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Si ça peut te rassurer mon médecin traitant n’est pas tout à fait d’accord avec le diagnostic de mon psy non plus ^^

 


   
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kust
 kust
(@kust)
Famed Member
Inscription: Il y a 5 ans
Posts: 3055
 
Posté par: @nami

Bonjour a tous.

Je me suis tournée vers mon médecin traitant en l'absence de mon thérapeute. Il m'a donné de la sertraline et du prazépam, et va augmenter la dose du premier des la semaine prochaine.

Pour l'instant je peux pas dire que je ressens la moindre différence a part que je m'endors plus vite et me réveille moins, mais je suis toujours autant épuisée même si je dors plus de 8h sans interruption.

J'ai toujours très peu de motivation et broie un mélange d'émotions très sombres au quotidien, la dessus rien n'a changé en bien, je suis plus colérique et violente que d'habitude. Je peux rien faire. Y a que quand je bois que je me sens bien, je me limite a un apéro par semaine et c'est le kiff, mais là avec les merdes qu'elle m'a donné je vais plus y avoir droit et ça me fait ultra chier.

Je suis seule au boulot donc ça va, j'ai pas a gérer mon "apparence" donc j'ai moins de pression mais ça va pas durer.

Elle m'a pas parlé d'hospitalisation. Elle m'a pas trop cru quand je lui ai parlé de mon diagnostic mais je m'y attendais. Pour elle je suis et reste juste dépressive. Comme bien d'autres elle ne prend pas le côté borderline au sérieux.

Me voilà donc hyper bien avancée quoi.

 

 

 

 

 

 

 

comme quoi les médecins traitants et la psychiatrie ça fait vraiment 2


   
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 Anonyme
Inscription: Il y a 53 ans
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Non pas forcément. En tout cas pour moi. A l’hopital Non plus ils étaient pas convaincu par le diagnostic.


   
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kust
 kust
(@kust)
Famed Member
Inscription: Il y a 5 ans
Posts: 3055
 

oh c est étudié ça, et les medecins traitants malheuresement sont souvent sacrément à la ramasse

là par exemple pas de bol, madame a un usage à risque avec l alcool et pouf il comme la benzo la plus addictive 

et c est qu un exemple 

bravo le veau : D


   
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Nami
 Nami
(@nami)
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Posts: 19
Début du sujet  

Honnêtement, j'ai pris qu'un seul cacheton,u semaine après avoir reçu l'ordonnance et je crois que je vais pas poursuivre. Je garde le prazépam car je sais me gérer, je suis pas obligée d'en prendre tout le temps, c'est vraiment quand j'ai trop de pression ou que j'ai besoin d'être sûre de bien dormir que je me permets de prendre un comprimé. J'ai plus confiance en ma thérapeute de ce point de vue là que le doc.

J'ai surtout bien trop peur que le délire recommence comme quand j'étais sous citalopram et Xanax. Si c'était le cas ça deviendrait impossible pour moi de continuer à travailler et c'est inenvisageable que je revienne a vivre au crochet de mon conjoint.

Ça craint rien si je stoppe là du coup ? Sachant que j'ai pris en tout et pour tout une gélule de 25 hier ?

Ce message a été modifié Il y a 3 ans parNami

   
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(@feenyx)
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@kust


   
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