Conjoint, membre familial ou encore ami de longue date d’un bipolaire passant de phase maniaco euphorique à la dépression sévère d’un instant à l’autre ? Voici 6 conseils à suivre afin de savoir comment réagir avec une personne qui souffre de la maladie bipolaire afin de ne pas la froisser et favoriser une énième crise de bipolarité. Voici 6 conseils pour mieux vivre votre relation avec les troubles de l’humeur.

1. Ne pas réagir impulsivement !

Il faut toujours garder en mémoire qu’un bipolaire a besoin de repos et de calme ainsi que d’un maximum d’encouragement et de réconfort ; tous les psychiatres et psychologues le rappel à chaque fois pour les personnes maniaco dépressives atteintes de troubles bipolaires.
Le principal est de ne surtout jamais se laisser envahir par ses émotions. Pendant les épisodes maniaques, le malade bipolaire adhère parfaitement à son environnement en répondant présent avec une rapidité extraordinaire, mais avec des réponses complètement exagérées. Si vous vous mettez face à lui et êtes agité, il en remettra une couche par dessus. Si vous continuez comme cela en l’agressant dans la discussion, ses réactions s’aggraveront et s’amplifieront sur des tons supérieurs. Pendant les épisodes dépressifs, la personne bipolaire est également sujette à être agressive et surtout très facilement irritable, il faut donc éviter de jouer à ce jeu-là avec eux, autant lors de phase maniaco que dépressive.


Comment réagir

Essayez de prendre du recul avec lui et vous-même, prenez de la distance afin de minimiser les choses avec le bipolaire. Il est certain que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais il s’agit du bon réflexe à avoir, qui est d’ailleurs souvent travaillé lors de thérapie de groupe en centre spécial. Si toutefois vous n’y arrivez pas et pétez un plomb lors d’une crise de saute d’humeur de votre interlocuteur avec une réaction impulsive, inutile de vous en prendre à vous, cela arrive à tout le monde, c’est avec le temps que vous réagirez moins impulsivement, à force vous verrez que cela ne servait à rien de s’emporter contre une personne atteinte de cette maladie mentale handicapante.

2. Ne pas l’exciter !

Pendant une phase maniaque ou hypomaniaque, de manie donc, le malade bipolaire est comme dans une sphère ultra sensorielle, ainsi tous ses sens et ressentis sont disproportionnés (vue, goût, audition, toucher, etc etc…)

Comment réagir

Il faut réussir à le calmer lors de ses sauts d’hyperactivité et donc opter pour un endroit calme et zen . Un espace relaxant ( sans bruit ) afin de stabiliser son humeur exaltante est un bon investissement ! Il faut également éviter à tout prix les soirées interminables ou encore les sorties sportives en nombre important . Attention de bien faire tout cela avec douceur et discrétion afin de ne pas éveiller des soupçons et qu’il se sente guider ou éduquer comme un enfant qu’on commande . Tout est histoire de parole et de mesure.
Pensez également, au fil du temps, à établir une liste des agents qui favorisent l’excitation, l’angoisse, stress ou même la fatigue. Pour certaines personnes ce sera la tv, l’ordinateur et les jeux vidéos à diminuer et pour d’autres ce sera les soirées interminables entre amis en discothèque à réduire ou même encore, chez certains, se sera la visite d’amis ou familles à rédimer ….

Attention tout de même de ne pas réagir brutalement en coupant toutes les habitudes du patient au quotidien, il est question de réduire simplement les éléments favorisant l’excitation afin de limiter l’ampleur des crises lors de phase maniaque.

le bipolaire

3. Ne pas lui faire de remontrance afin de trop le diffamer

Sachez que la dépression bipolaire n’est pas directement raccordée au manque de volonté de la personne malade, c’est une vraie pathologie avec des problèmes au niveau des neurones. 

Faire des remontrances au patient, le cocooner ou encore le diffamer plus bas que terre n’est absolument pas la bonne solution, ni même un bon traitement ! Le style de morale : "tu pourrais faire mieux et prendre un peu sur toi" n’est vraiment pas une bonne option, car la personne atteinte de trouble de la personnalité ne commande pas ses troubles de l’humeur. 

Si la personne est en pleine dépression, il est également inutile de la booster en la secouant, cela risquerait même en plus de faire l’effet inverse et d’être contre-productif.

Comment réagir

Ne jugez jamais une personne atteinte de la maladie bipolaire, optez plutôt pour des gestes de tolérance avec une grande largeur d’esprit et beaucoup d’empathie . Beaucoup d’écoute lui font du bien, si les bipolaires pouvaient avoir un psy h24 avec eux ce serait l’idéal, connaître ses émotions et ses états d’âmes afin de l’aider à aller mieux lui fera du bien, même si parfois c’est assez difficile de comprendre une personne en phase maniaco dépressive . Il faut toujours essayer, toujours …

4. Ne pas le critiquer et entrer en conflit avec lui !

Devant un malade en plein stade euphorique, une discussion est très difficilement applicable. Évitez à tout prix d’aller à l’encontre de ses propos, de le critiquer sur quoi que ce soit, préférez plutôt des mots gentils, des attentions douces, car le malade maniaque s’énerve très facilement et pour un rien !

Comment réagir

Ne pas lui parler comme à une personne inférieure à vous, ne pas lui donner des ordres ouvertement, mais plutôt détourner cela en conseils . Restez affirmatif et positif quelque soit la situation et toujours avec beaucoup d’amabilités et de compassion . Lorsque le patient est dans une crise de manie ou même d’hypomanie, faîtes preuve de souplesse, de finesse et de sang froid . Le but principal est de réussir à calmer la personne en crise et de rendre la situation  » de folie  » calme et détendue, afin d’éviter tout conflit avec lui . Rester avec lui en lui parlant tranquillement avec bienveillance et en le stimulant à continuer à être posé, calme, reposé .

5. Ne pas faire de sa maladie sa vie !

Ne prenez pas toutes les situations d’anxiété, d’angoisse ou de stress comme un symptôme de la maladie du bipolaire. Chaque personne à des émotions fortes et basses pour diverses raisons et à divers moments de sa vie, inutile de croire que la personne bipolaire n’en a pas et que chaque émotion « décalée » est annonciatrice d’un futur épisode de dépression ou de manie qui arrive. Le rire, la joie, la colère, la tristesse, l’euphorie ou encore la mélancolie sont des émotions fortes que tout individu sur terre a.

Comment réagir

Contrairement à lui, ne démarrez pas au quart de tour dès qu’il émet une forte émotion, et ainsi vous tendre et changer d’humeur vous aussi par la même occasion ! Un bipolaire a, entre chaque phase maniaque et dépressive, un moment libre, où il est stable, tout comme vous …

6. Ne pas vouloir tout solutionner seul

Le cadre familial et amical exerce une utilité très importante dans le quotidien social d’une personne bipolaire. Il doit cependant seulement soutenir et guider le malade ; pour le reste ce sont les médecins spécialistes et hôpitaux qui s’en chargent. En aucun cas vous devez remplacer ces personnes compétentes pour ces troubles mentaux.

Comment réagir

Vous savez que cette personne maniaco dépressif souffre de bipolarité, il est donc primordial de vous mettre en relation avec les professionnels compétents de ces maladies psychiatriques . S’occuper de votre bi polaire, oui, mais ne pas oublier de prendre également du temps pour vous et de la distance avec cette maladie. Ne bouleversez pas votre vie pour un personne souffrant de troubles du comportement car sinon vous serez réellement touché par cette maladie et vous pourriez vous aussi sombrer dans une dépression . Vous pouvez néanmoins l’accompagner lors de séance en groupe de parole, ou vous renseigner auprès de l’association Argos, l’aider à avoir une bonne hygiène de vie afin de ne pas rester dans un état de psychose, éviter qu’il ait des idées noires et que la tentative de suicide lui traverse l’esprit, ou encore l’emmener chez le psychiatre afin de prétendre pourquoi pas à un traitement sous lithium ou antidépresseur . Vous êtes un soutien de poids et une personne de confiance pour lui, ne l’oubliez pas . Les professionnels de santé mentale stabilisent la maladie, vous, vous l’aidez à la surmonter … Être bipolaire peux être dangereux pour le malade, qui est bien souvent borderline voire même quelque fois suicidaire, si tous les bons facteurs environnementaux ne sont pas réunis afin d’assurer un soutien quotidien adéquat aux bipotes.

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