Quels sont les traitements des bipotes ? – Épisode 12 des bipotes

Il existe certainement autant de traitements possibles que de symptômes … Rien que la dénomination propre à plusieurs variables : bipolarité, troubles bipolaires, maniaco-dépression, etc etc … Alors, quels sont les médicaments les plus efficaces ? Cela fait plusieurs semaines que nous n’avons pas été voir du côté des réseaux sociaux et de nos bipotes fans, c’est pour cette raison que pour ce douzième épisode des bipotes, nous avons voulu savoir quels sont les avis sur les traitements des personnes bipolaires …

 

N’oubliez pas que la bipolarité ne se résume pas qu’à une simple série d’étiquettes qu’accolent généralement les gens envers cette maladie . Pratiquement chaque symptôme du trouble bipolaire est à lui seul une maladie, voilà pourquoi il est complexe de trouver le traitement efficace pour stabiliser chaque patient …

 

Peut-on guérir de la bipolarité ?

Selon l’OMS ( l’Organisation Mondiale de la Santé ), la bipolarité fait partie des maladies les plus handicapantes au monde, mais est-ce que les patients sont obligatoirement « condamnés » ? Est-il possible de guérir quand on souffre de cette grave maladie ? Guérir, soigner, traiter, etc etc … En réalité, on parle plus de « stabiliser » la maladie … Voyons ce qu’en disent les bipotes …

La vie peut parfois être difficile … Les tentatives de suicide sont fréquentes chez les personnes bipolaires …
—> Patrick P. : JE SUIS ATTEINT PAR CETTE MALADIE DEPUIS MA NAISSANCE, MAIS À L’ÉPOQUE, POUR LES PSYS, C’ÉTAIT QUE J’ÉTAIS HYPERACTIF ET À L’ÂGE DE 9 ANS ON M’A MIS SOUS PROZAC, PUIS À 19 ANS JE SUIS DEVENU EPILEPTIQUE NIVEAUX DIX, DONC À VIE . DONC ON ME DONNE DE LA DEPAKINE 500 CHRONO ET J’AI TENTÉ TROIS DE ME SUICIDER; RÉSULTAT HANDICAPÉ . MAINTENANT J’AI 45 ANS ET J’ARRIVE À MARCHER AVEC BEAUCOUP DE DOULEUR, DONC MERCI À CEUX QUI COMPRENNENT QU’ON À L’ASPECT DE PERSONNES NORMALES, MAIS AVEC UNE SOUFFRANCE JOUR ET NUIT QUE JE NE SOUHAITE À PERSONNE…

—> Cyndie B. Y. : 10 ts en moins de 10 ans dont une où je suis restée une semaine dans le coma. J’ai fait un séjour psy et suis sous lithium et valium actuellement. Je ne me sens pas encore stabilisée à 100%, mais le souci qu’il se pose, c’est que mon mari ne comprend pas ma maladie, souvent nos proches sont impuissants face à celle-ci et, à force, ça devient épuisant.

—> Brigitte T. : Je suis bi polaire . Jamais de TS. Cependant à une époque j’y ai aussi pensé, mais je ne suis jamais passée à l’acte . Aujourd’hui, j’ai un très bon traitement et je vais très bien . J’espère que mon petit message donnera de l’espoir à tous ceux qui n’y croit plus .

Les médicaments sont une des bases du traitement de la bipolarité …
—> Véronique B. : Cette maladie est terrible, une horreur pour les malades et leur entourage. Surtout, prenez vos médicaments svp.

—> Cristal D. L. : Les médicaments permettent de stabiliser la maladie, pas d’en guérir ….

Les proches peuvent parfois avoir peur de cette maladie et surtout des conséquences …
—> Martine P. P. : J’ai un ami atteint de bipolarité, il a vu plusieurs psys, mais à chaque fois, ça ne marche pas; il dit qu’ils ne comprennent rien ! Il prend du lithium, je le vois quand il est stable ou déprimé, mais en phase maniaque je le fuis car ça me détruit .

—> Arnaud B. : Je vis ça à travers mon cousin depuis que sa maladie s’est déclarée il y a bientôt 3 ans . Personnellement, c’est l’enfer, car il était comme mon petit frère et aujourd’hui, je le récupère dans des états de folie car il ne suit pas son traitement et il faut des allers-retours en psychiatrie où il est souvent en isolement et après en milieu ouvert . Je ne le reconnais plus et ça me gâche la vie aussi car j’ai toujours peur qu’il soit chez les flics ou en train de se mettre en danger. Courage aux malades, c’est évident, mais à l’entourage aussi car il ne faut pas croire, ça impacte énormément sur eux aussi et surtout quand on est en première ligne comme moi .

Les traitements sont souvent changés, pour diverses raisons, mais c’est surtout pour une réadaptation en fonction des symptômes actuels et de l’évolution de la maladie . Voilà pourquoi il faut toujours être suivi par un psy .
—> Evelyne B. : Ce n’est pas à vie, les traitements s’adaptent en fonction de votre mieux être et mal être. C’est pour ça qu’il faut un suivi psy régulier et ne pas hésiter à parler. Le plus important est de trouver le psy avec qui ça passe.

—> Paty M. O. : En effet , il faut trouver le bon thérapeute et le traitement adéquat.

—> Mireille N. : Cette maladie est comme le diabète, il y a toujours un traitement adapté. Il faut être bien suivi et foncer.

L’entourage ne sait pas toujours comment gérer les crises, il est très souvent désemparé …
—> Martine F. : Quelle saloperie de maladie . Ma soeur est bipolaire, c’est l’enfer . Elle est sans arrêt hospitalisée, quoi faire ? Dîtes-moi si vous connaissez un remède qui fonctionne, je serais soulagée de la voir mieux et de la voir revivre!!!
Françoise G. : Bonjour Martine ! Si votre soeur est diagnostiquée bipolaire, on a dû lui prescrire un traitement, non ? Il existe des traitements qui stabilisent, tout en sachant qu’on est bipolaire à vie !Il existe plusieurs traitements, le plus courant est le lithium, mais il en existe d’autres. Tout dépend du type de bipolarité. Ma fille est soignée depuis plus de 10 ans et je peux vous dire que le résultat est spectaculaire: elle a fait des études, elle travaille, etc …
Martine F. : Oui, bien sûr elle a un traitement, elle est suivie depuis plus de 15 années, mais malheureusement elle est toujours triste et aucun goût à la vie . Je pense qu’elle doit être mal soignée; en plus elle a déjà fait plusieurs tentatives pour mettre fin à sa vie. Elle a aussi fait des phases euphoriques; enfin bref, c’est invivable, pour elle comme pour son entourage !!!

—> Katy P. : J’ai un fils âgé de 19 ans qui est bipolaire, et je me reconnais un peu dans la description de ce monsieur… C’est très dur de partager sa vie avec une personne malade qui est dans le déni de sa maladie et qui refuse de se traiter… Je ne compte plus les fois où il m’a volée, dit des mensonges ou bien menacé de se jeter sous un camion pour en finir … On se sent souvent très seul pour affronter ces moments difficiles, les gens autour de nous qui ne comprennent pas la maladie et qui nous conseillent de couper les ponts; mais l’amour est plus fort que tout et c’est impossible de les laisser seuls….

—> Gloria M. : J’ai mon fils qui a 33 ans qui est bipolaire et c’est moi qui gère sa maladie depuis plus de 3 ans . J’ai celui de 15 ans qui suit le même chemin, il est en pleine dépression en ce moment, il voit un pedo-psy une fois par semaine et il est sous traitement . J’avoue que, certains jours, c’est très compliqué pour moi à gérer tout ça, je me sens démunie.
Priscilla R. : Courage, c’est aussi dur pour les aidants que pour les aidés; donc ménagez-vous!

—> Nadine B. : Pas facile pour le conjoint .
Ali D. : Vraiment pas facile.
Yvanne B. : Non pas facile, ça fait 20 ans que je vis avec une bipolaire et là, depuis décembre, c’est la descente aux enfers . Elle a arrêté son traitement et prend de la drogue à la place. Elle sort je ne sais où et avec qui, et là elle cherche un appart, elle dit que nous sommes séparés et que je suis la pire des choses . Je suis coupable . Je suis à bout et les enfants aussi…

Certains bipotes ont de l’imagination !!
—> Sophia L. : Ces médicaments devraient s’appelaient: pour que tu ne fasses pas chier… Psychiatres = charlatans; allez plutôt voir un psychologue, il vous écoute vraiment et ne peut pas vous prescrire des drogues ! C’est parce que je veux que tu m’aimes, que je fais tout pour être détestée.

Un des inconvénients d’un traitement médicamenteux ??
—> Patricia L. : C’est désagréable de perdre ses émotions, mais il faut ce qu’il faut pour vivre le mieux possible.

Vivre sans stabilisateur d’humeur, ce n’est pas une bonne décision …
—> Gabrielle C. : Sans la prescription d’un régulateur d’humeur (ou thymorégulateur) qui convient au patient (trouver la bonne molécule pour chaque patient n’est pas évident ) et pour l’avoir vécu perso et sur du long cours, il n’y aura pas d’amélioration et les phases « up ou down  » ne cesseront de faire vivre l’enfer aux personnes diagnostiquées bipolaires, d’autant qu’il y a plusieurs types/niveaux …

—> Ingrid G. : Pour moi, je pense qu’il n’y a que les thymorégulateurs qui sont bien.

Certains bipotes nous donnent leur propre version de leur bipolarité, des mini-témoignages .
—> Evelyne L. L. : Bipolaire de type 1 (j’ai dû faire ma propre analyse personnelle pour le savoir, car non-expliqué par les différents psys que j’ai rencontré, alors que le sous-type est important pour trouver le bon traitement). J’ai également ce sentiment d’avoir plusieurs personnes en moi pendant les crises. Très touchée par la musique, j’ai l’ange en phase maniaque qui comme chante Goldman  » J’irai aux bouts de mes rêves  » et le démon en phase dépressive où « Le monde est stone » ( j’ai la tête qui éclate, venez plutôt m’abattre…). Puis les phases mixtes où les 2 versants de la maladie sont là, en même temps ( Jean qui rit et Jean qui pleure à l’extrême). Ces phases sont les plus handicapantes et difficiles à gérer (d’une crise mixte à une autre, je suis plus dépressive que maniaque, ou vice-versa). Cela aussi, je l’ai appris seule car les psys ne m’expliquaient rien. Je suis une personne ayant soif de savoir, plutôt autodidacte et décidée à me battre contre cette maladie. Ils le savent. Les infirmières, malgré leurs désaccords par rapport aux psys à me laisser dans l’ignorance, m’ont soutenue et données des indices (merci à elles). Il n’y a aucune psycho-éducation dans le HP dont je dépend, très peu d’activités par rapport au service des maniaco dépressifs du département voisin, ce que je trouve très regrettable. J’ai maintenant un petit suivi au CMP par rapport au début de mon suivi, voilà maintenant 18 ans, mais bipolaire depuis de 30 ans.

Le jugement gratuit et parfois sévère, méchant, épuisant pour les personnes concernées …
—> Cessou C. : La personne dite bi polaire doit être soutenue et non jugée et prendre un traitement sous peine de récidives. Mais elles sont plus sensibles, et puis tout le monde porte une étiquette de nos jours : bipolaire, dépressif, anxieux, schizophrène, parano, etc… Pareil pour la sexualité : hétéro, bi, homo … Ça devient trop pesant et lourd je pense …

Il y a aussi les petites conversations, conseils, entre bipotes … Chacun son avis, chacun son histoire …
—> Elvire I. : Si on prend notre traitement, car il y en a un le DEPAKOTE, c’est à vie et tu peux trouver un équilibre.
Jennifer C. : J’ai une amie qui a toujours ses phases sombres, elle ne le quitte plus.
Philippe H. : Moi, ma femme est bipolaire. Ben, plus jamais de traitements qui la transforment en zombie ou qui lui font prendre 40 kilos. En plus des psychiatres incompétents…
Anaïs A. : Depakote m’a sauvé, même si j’ai pris du poids!
Jen L. : Je vis sans thymorégulateur, c’est mon choix ! J’ai pris trop de poids, les médocs me bousillent l’air de rien; que ce soit mes dents etc … Je suis plus la même moralement et physiquement depuis … J’ai failli perdre mes proches à cause de toutes mes conneries : mes parents, mon frère, mon mari, à cause et surtout de mes phases maniaques les plus destructrices pour moi. Le seul point positif c’est que désormais je suis plus forte, blindée, plus peur de rien, de personne, plus rien à perdre je pense, les jugements ne m’atteignent pas ou plus, je me suis endurcie et c’est préférable dans une telle maladie, sinon t’en crève ! En ce moment et depuis quelques mois, j’ai l’impression de maitriser ma maladie, je suis stable après des années de galères et d’errances, de conneries, d’excès, etc etc… Mais jusqu’à quand ???? J’ai une épée de Damoclès au-dessus de ma tête, mais c’est ainsi, je suis psychotique à vie et je dois survivre avec, c’est le mot « survivre » …

Ne pas être dans le déni de bipolarité, c’est par là que le processus de stabilisation commence …
—> Betty K. : Le plus important est d’assumer qu’on a besoin d’aide, car la plupart des bipos occultent leurs symptômes… Avec le temps, on apprend à maîtriser nos démons et le traitement nous amène vers la stabilité… Il faut juste trouver le bon équilibre!!

—> Christine V. : Il faut être détecté et suivre un traitement, mais surtout accepter.

—> Valérie S. : Pour réussir à vivre avec la maladie Lisa, il vous faut tout d’abord l’accepter. Ensuite, il faut que le psychiatre qui vous suit vous donne le bon traitement et cela va prendre un peu de temps pour trouver le bon dosage. Ensuite, il vous faut éviter les situations de stress et faire un travail sur la canalisation des émotions. Il existe également des ateliers dans certains instituts qui vous aideront. Ma sœur est bipolaire et il lui a fallu du temps pour l’accepter. Elle a été diagnostiquée à l’orée de ses 20 ans. Aujourd’hui, elle en a 48. Elle vit seule avec son chien et ne travaille plus depuis près de 20 ans. Elle organise sa vie en planifiant diverses activités : randonnées, photos, expositions, … Je vous souhaite bon courage et surtout ne baissez pas les bras
Lisa C. : Je vous remercie pour votre aide. C’est encore très difficile pour moi d’accepter la maladie, et malgré tout je reste debout. Merci à vous, vraiment.

—> Lou B. : Ma fille a exactement les mêmes symptômes que vous décrivez, mais elle ne veut pas se faire soigner… Le bi polaire peut-il être méchant et revenir comme si de rien était ! ? Si quelqu’un peut répondre à ma question svp merci.
Stéphanie G. : Oui tout à fait
Martine G. : Changement d’humeur d’une heure à l’autre!!! Difficile à gérer, mais avec le traitement approprié on se retrouve.
Lou B. : Une personne bi polaire se rend-t-elle compte à un moment donné qu’elle a ce souci ? Car ma fille refuse de se faire soigner…
Bibiche D. : Pour ma part, j’ai appris à gérer sans traitement… Le tout étant de se raccrocher à quelque chose qui nous donne envie de nous battre… Et surtout, pour ça, il faut bien se connaître afin de voir venir les différentes phases.

Malheureusement, parfois, le drame est inévitable, la bipolarité tue et/ou créée des ruptures inévitables …
—> Josette G. : Moi j’ai perdu mon fils.
Yvanne B. : Et moi je perds ma concubine, pas de traitement depuis le mois de janvier, pas de suivi depuis avril 2016 ! Elle compense par la drogue et, excusez-moi du terme, mais se fait sauter par un mec rencontré dans un bar qui lui mitonne pleins de choses…

—> Patricia P. : Oui c’est très dur, ma sœur en est morte.

—> Cricri D. : Mon couple n’a pas résisté au trouble bipolaire de mon mari. Au bout de 19 ans, j’ai baissé les bras. Et j’ai fait ce qu’il m’a dit, une fois de plus une fois de trop, de partir. Dans les deux cas les dégâts sont irréversibles. J’ai aimé profondément cet homme, j’ai attendu que ses crises passent, je l’ai soutenu, je l’ai excusé comprenant qu’il était malade. Un jour, il a diminué le traitement seul et les crises ont repris. Alors oui, la maladie bipolaire est un fléau pour le malade et son entourage.

—> Pascale B. : Les traitements tuent… Effets indésirables nocifs, pire que soi-disant la maladie… Cela ne fait qu’engraisser les laboratoires, et les personnes restent des cobayes…
Sabrina V. : Ok, un peu d’accord, mais alors on se soigne comment ??
Pascale B. : Quand une personne fait une grave dépression, à cause d’une relation avec un pervers narcissique, elle est hospitalisée et on lui installe un traitement lourd de conséquences… Teralithe, Depakote, Lepticur, Xeroquel, Risperdal, Abilify, Zyprexa Loxapac, Lysanxia, Tegretol, Noctamide… Et j’en passe… Changement de traitement, car à chaque fois, cela provoque prise de poids, grosse fatigue, dérèglement thyroïde, envies suicidaires et autres… Alors que cette personne avant ces traitements n’a jamais eu d’envies suicidaires… On parle beaucoup de ces médicaments pour cette maladie, mais ils taisent le nombre de personnes qui ont mis fin à leurs jours à cause de ces médicaments… On appelle ça de l’acharnement sur les patients… Renseignez-vous pour un traitement naturel alternatif… Géraldine est décédée à l’âge de 37 ans le 4 octobre 2012, elle manque énormément à son petit garçon qui a aujourd’hui 12 ans… Géraldine c’est ma fille…
Lisa C. : Vous savez Pascale, les traitements ne tuent pas, ils sont dosés selon l’organisme du patient afin de limiter un surdosage ou des soucis de santé. D’où l’importance des prises de sang. Concernant le mot cobaye, je ne suis pas spécialement d’accord. En effet, nous « patients » devons tester différents traitements, afin de trouver le bon qui nous permettra d’être stabilisés, mais c’est également un geste de notre part pour les prochaines personnes souffrantes des mêmes caractéristiques, afin qu’elles soient stables plus rapidement. Je vois ça comme de la bonté de cœur, je respecte votre avis en tout bien tout honneur. Cependant voilà comment je vois les choses.
Pascale B. : Pas d’accord avec vous… Les prises ont été faites, cause aussi du dérèglement de la thyroïde aussi… Ma fille est tombée malade en 2008, j’ai rencontré quelques patients, devenus amis avec elle, dont 2 qui ont mis fin à leur jour également…
Lisa C. : Tous les organismes réagissent différemment. Sans mon traitement par exemple, je pourrai passer a l’acte sans penser aux conséquences. Je comprends cependant votre aversion pour ceux-ci.

Les troubles de l’humeur : le trouble principal du syndrome de bipolarité …
—> Stéphanie B. : Moi j’ai des troubles de l’humeur qui sont moins forts que la bipolarité, mais c’est tout de même assez fort, et depuis ma naissance j’ai des problèmes de sommeil assez conséquents. J’ai même eu un traitement pour ça. Et avec des enfants, comme pas mal de personnes peuvent en témoigner, c’est encore plus dur.

Comment se stabiliser dans le temps ?
—> Valérie S. : Avec le bon traitement et une bonne hygiène de vie (activités physiques, pas de stress, bonne alimentation) . Elle doit être capable de connaître les signes, et c’est principalement le manque de sommeil qui fait que les crises arrivent; ou l’arrêt total du traitement.

—> Dragana S. : Je suis aussi bipolaire de type 1. Ça fait 13 ans que je me bats avec la maladie, 8 fois hospitalisée dans les états maniaques sévères, hallucinations, insomnie, hyperactive, hypersensible, irritable, verbalement agressive, tout le contraire de la phase de profonde dépression. Je me bats tous les jours et toutes les heures… Je vis avec ma maladie, je la comprends et j’essaie de me mettre devant . C’est difficile je sais . Quand les gens demandent si ça va, je dis ça va la plupart du temps même si c’est le contraire . L’incompréhension des gens est immense et douloureuse, mais accepter la maladie, prendre son traitement, aller voir son psychiatre, psychologue ou psychanalyste et avoir une bonne hygiène de vie sont les atouts pour gérer ses émotions en flemme. UNE GRANDE INTELLIGENCE ET HYPERSENSIBILITÉ DONNE BIPOLARITÉ. C’est une chimie dans notre sang .

Un diagnostic peut parfois mettre plus de 15 ans avant d’être confirmé !!! ( entre 5 et 10 ans en temps normal ) Mais quand le bon traitement est enfin trouvé, le bipolaire peut très bien vivre …
—> Christine V. : Courage aux bi-pos, le pronostic est long mais le traitement est efficace. Avec des contrôles sanguins et une bonne psychothérapie, on est rapidement stabilisé !

—> Chantal W. : Je suis bipolaire, reconnue depuis 15 ans, et je suis un traitement très lourd, mais bien adapté; je suis très bien.

—> Ghislaine M. : Avec un bon traitement, un bipolaire peut vivre comme tout le monde.

—> Antonia R. : C’est très bien de faire savoir ce qu’est en réalité cette maladie, pas connue de beaucoup de français, mais beaucoup de français en sont malades . Il y a divers types de bipolarité, il ne faut pas avoir peur de cette maladie car une fois le diagnostic prononcé et le traitement pris, la personne peut vivre normalement avec la famille !!!!!!!!

—> Sandra T. : Il m’aura fallu 30 ans pour le savoir… Et mon traitement commence enfin…
Roselyne S. : Idem pour moi. À mes 30 ans, j’ai dit à mon psy que j’étais bipolaire et borderline. Il m’a ri au nez et dit que je devais arrêter de lire des conneries sur internet. 20 ans plus tard et quelques tentatives de suicide très graves, c’est lui qui m’a dit : je pense que vous êtes bipolaire. Je suis allée dans un centre bipolaire du Chu près de chez moi: bipolaire de type II . Que d’années de souffrance, d’incompréhension et de culpabilisation !
Sandra T. : Ah moi ce n’est pas moi qui l’ai dit… C’est les médecins… Moi j’en savais rien et d’ailleurs, comme j’ai toujours vécu comme ça, on me parle de guérison, mais ça veut rien dire pour moi guérison puisque je ne connais pas la vie sans ça…
Roselyne S. : C’est vrai ça Sandra… On ne sait pas comment ça serait sans… Et il faut arrêter de véhiculer des idées comme quoi les bipolaires sont infernaux à vivre, menteur, dangereux et que sais-je encore…

Une très bonne réponse pour les (ex)conjoints qui sont épuisés par leur relation avec une personne bipolaire …
—> Elsie F. : Vivre avec un(e) bipolaire, c’est accepter les montagnes russes. Il y a des hauts et des bas. Ils ne le font pas exprès, ils le subissent autant que nous le subissons. Mais pour eux le combat est permanent, malgré les traitements, malgré les thérapies (psycho-éducation, TCC, Mindfullness…). Ce que nous subissons en tant que proche (parents / frère / soeur / conjoint) n’est rien face à leur souffrance. Il faut savoir relativiser, faire la part des choses entre les moments où ils sont eux-mêmes et les moments où ils ne le sont pas vraiment (discours incohérent ou comportement inadapté). Ne pas essayer d’être tout puissant, de s’imaginer qu’avec l’amour la maladie va disparaître. C’est un fantasme dangereux, pour soi comme pour l’autre. Le traitement n’est que la partie visible de la maladie, y compris après un rétablissement. Rétablissement ne signifiant pas guérison ! Le traitement est au long cours au même titre que pour le diabète, mais reproche-t-on à un diabétique de se soigner ? Pourquoi le fait-on alors pour un bipolaire ? Demande-t-on a quelqu’un qui a subi une greffe d’arrêter son traitement? Pourquoi le fait-on alors avec un bipolaire ? Que de maltraitance envers ce proche malade ! Êtes-vous capable de prendre du recul ? D’analyser vos sentiments, vos peurs, votre stress ? Avez-vous sollicité l’aide d’un professionnel pour vous aider ? Êtes-vous prêt à faire le deuil d’un couple lisse et « normal » ? Etes-vous prêt à faire des concessions, à renoncer à certaines choses ? Etes-vous prêt à faire la différence entre la maladie et le malade ? Car le malade ne se résume pas à sa maladie.Avez-vous contacté l’UNAFAM pour obtenir du soutien ? Avez-vous su éviter l’isolement ? Mettre du tiers dans votre relation, notamment lors de prises de décisions importantes / impactantes ? Aviez-vous un contact avec les soignants, car le triangle soignants – patient – famille est très important, il structure la relation et permet de donner plus rapidement l’alerte, d’avoir un retour sur les bonnes pratiques, etc. Car l’implication auprès d’un bipolaire doit être à la fois totale, mais ne doit pas se substituer à d’autres personnes. Le conjoint reste le conjoint, et ne peux se substituer aux parents ou aux soignants. Enfin, il faut que chacun s’accorde aussi des temps pour lui : loisirs, rencontres entre amis… Prendre soin de soi, c’est rester en bonne santé. Or la personne bipolaire a besoin de nous savoir en bonne santé (physique et psychique), pour pouvoir s’appuyer sur nous. Nos craintes, nos stress, nos douleurs, nos colères, nos angoisses les impactent directement sans que nous ayons a les verbaliser. Ils ont cette capacité à deviner ce que nous ressentons. Nos gestes, nos attitudes, le débit de notre voix peuvent facilement nous trahir malgré nous. Et ils ne supportent pas qu’on les surprotège. Leur réaction à notre égard, si nous essayons de les préserver un peu trop, risque d’être violente, parce qu’ils ne savent pas faire autrement. Nous le savons, à nous de le gérer du mieux que l’on peut. Ne les traitons pas non plus comme des handicapés au sein de notre foyer (même si la bipolarité est – en soi – un handicap). Laissons-leur leur part d’initiative (pourvue qu’elle soit réaliste). N’essayons pas de tout faire à leur place, nous ne sommes pas là pour les infantiliser, mais pour les aider.

Le double diagnostic est fréquent, bipolaire + borderline, bipolaire + fibromyalgique, etc etc …
—> Corinne N. : 43 ans et bipolaire + borderline, quoi faire?! Rien, sinon à prendre traitement.

Les psychiatres seraient-ils vraiment malhonnêtes ? Les médicaments sont-ils des problèmes à retardement ?
—> Marie Hélène N. : J’ai eu plusieurs fois des traitements dans ma vie ( j’ai 58 ans ), ce que je ne supporte pas, c’est la malhonnêteté des psychiatres qui vous disent qu’il n’y a pas d’effets secondaires . Très tôt, vers 32 ans, je n’ai plus pu travailler, enfin il me faudrait trop de lignes pour vous raconter ma vie …. Je suis contre les médicaments et par contre, je dis bien que je comprends que des personnes ne peuvent pas faire autrement que d’en prendre, je vous souhaite bon courage .

—> Edwige W. : Les médicaments ne sont pas forcément la solution à tout… Ils endorment seulement un mal, puis un jour, il sortira s’en prévenir … Ce n’est pas parce qu’on dort que le cerveau s’arrête de fonctionner…

L’antidépresseur : Un vaste sujet de discorde dans le traitement des troubles bipolaires …
—> Evelyne L. L. : C’est bien connu que les médecins français prescrivent beaucoup trop d’antidépresseurs. Il faut une surveillance stricte pour parer un virage hypomaniaque ou maniaque. Un soutien psychologique est nécessaire, mais quand la dépression bipolaire est trop intense, les antidépresseurs sont plus que nécessaires et évitent des suicides.

On retrouve aussi des bipotes énervés contre certaines stigmatisations …
—> Hedwige V. : Punaise, j’ai juste envie de dire que le bipolaire est normal, merde! Il a juste des phases de dépression plus longue que la normale !!!!! Après l’intuition, la logique et le ressenti est donné à tous, il suffit de ne pas devenir un mouton et de faire confiance à ses instincts … C’est sûr que si la mode et les « ont dits et les préjugés » bloquent, on ne peut pas être soi-même… Si vous étiez tous autant que vous êtes « empathique », vous n’oseriez pas parler de traitement … Le bipolaire est juste un incompris … Vous êtes tous comme nous, sauf que vous avez un rythme différent du notre … Vous ne pouvez pas nous suivre et nous comprendre … Arrêtez de dire qu’un traitement est la solution, oui, comme vous, nous avons parfois besoin d’un calmant, mais c’est parce que l’on va à un rythme parfois aussi rapide qu’un tgv … Le Bipolaire, en règle générale, n’a pas besoin de soutien quand il va mal, car il a juste besoin qu’on lui fiche la paix pour pouvoir analyser … Donc les phases de dépression ne sont pas forcément néfastes, elles sont une phase de « repos » : chut, pas de bruit, silence, foutez moi la paix, laissez moi seul,  » svp » … « RESPECTEZ CELA BON SANG . » Tout en restant disponible c’est pas si dur à faire non ?!!!

Même sous traitement, la vie de bipo est parfois dure …
—> Virginie N. D. : Également Bipolaire et incomprise, sous traitement, mais les crises sont tout de même là … Vie de couple compliquée, encore une séparation en cours, fatiguée de cette maladie, fatiguée de cette solitude et de toutes ces crises ou la violence verbale et physique sont présentes à chaque fois …

 

Les bipotes qui sont sous traitement bipolaire

Le traitement médicamenteux est un élément essentiel pour espérer être stable au bout d’un certain temps . Les médicaments sont nombreux et varient d’un patient à l’autre, tout dépend des symptômes, des allergies, du type de bipolarité, etc etc … La plupart des patients ont d’ailleurs des associations de médicaments car le mono-traitement pour le trouble bipolaire ne fonctionne pas vraiment sur le long terme … Partons donc à la découverte des traitements de nos bipotes !!!

On a de la Lamotrigine avec le médicament Lamictal …
—> Marie Thérèse M. : Je prends du lamictal depuis 10 ans; pas pris 1 gramme, toujours au même poids.

On a du Divalproate de sodium avec le médicament Depakote …
—> Fabi E. : Moi j’ai depakote depuis plus de 10 ans et ça a changé ma vie …

On a du Valpromide avec le médicament Depamide …
—> Myriam I. : Depamide pour moi et ça me va très bien

—> Maud H. : Dépamide

Et puis on a les associations de médocs, les cocktails comme certains bipotes les appellent !!!
—> Josianne F. : + 25 kg avec depakote ! j’en prenais 3, j’avais réussi à en supprimer 1, je n’avais plus faim, mais pas de perte de poids . Je prends également du cymbalta, lyrica… Et je faisais de l’acupuncture dernièrement, la cata, obligée de remonter depakote, mais mon appétit revenait donc j’en casse un 2 et demi … Honnêtement j’avais les kilos, mais bien dans ma tête… Par contre fibromyalgie, crise de sommeil, aucune énergie en période basse et, en période haute, beaucoup d’énergie, mais qui finit par une grosse déprime . En plus je suis seule, donc dur à assumer et surtout à en parler car considérée comme une maladie honteuse.

—> Lily R. : Une maladie qui a détruit pas mal ma vie, en ce moment je suis complètement instable, mais apparemment je ne suis pas la seule… Lithium et abilify ne me stabilise plus, je suis perdue et seule face à tout mon entourage!!!
Pascal C. : J’ai dû essayer pas loin de 15 combinaisons avant de trouver quelque chose d’à peu près bien, courage.
Lily R. : Des cobayes on est !!! Mais j’étais stabilisée jusqu’à présent, et je ne comprends pas ce qu’il m’arrive depuis 2 mois!
Pascal C. : J’ai été stable pendant 1 an jusqu’à il y a 3 semaines. C’est plutôt des périodes d’euthymie, je crois que c’est comme ça que ça se dit; en gros sans variation ( excessive ) mais bon c’est comme ça . Même si en me disant stable j’avais toujours des variations, mais qui duraient moins longtemps et surtout étaient moins intenses.
Lily R. : C’est ca, mais franchement c’est dur de se reconnaître . Mes changements d’humeur peuvent varier plusieurs fois dans la journée, c’est fatiguant…

—> Céline J. : Teralithe et depamide pour moi !

—> Marie Pierre R. : Depakote, abilify et valdoxan . Mon estomac ne kiffe pas.

—> Jen L. : Bipolaire depuis de nombreuses années, toujours sous traitement. Matin seroplex 20 + LYSANCIA et Soir LYSANSCIA + NOCTAMIDE . Donc traitement léger, par contre je suis sans thymorégulateur, c’est un choix . Stable depuis octobre 2016, tous les jours je prie pour que ça dure et que je ne parte pas en vrille, surtout en phase up. À choisir, je préfère down, c’est moins catastrophique pour moi et surtout pour mon entourage!

—> Sandra T. S. : Lamictal, alprazo et laroxyl pour moi…

—> Manon M. R. : Moi je suis sous depakote, largactil, risperdal et traitement pour l’angoisse le stress et le sommeil car je dors « ou beaucoup ou pas du tout », donc c’est compliqué et pourtant ça fait 6 ans que je prends ce traitement.

—> Frédérique G. : Ma fille a été stabilisée grâce au leponex. Elle prend aussi lamictal et teralithe, donc traitement lourd quand même. Parmi les effets secondaires, elle a pris un peu de poids, mais sans plus . Elle a aussi des tremblements et des boutons d acné. Pas drôle, mais malgré tout, le traitement lui permet de vivre une vie à peu près normale alors qu’elle était hospitalisée tous les 2 mois environ, et ce pendant 8 ans; autant parler de descente aux enfers. Mais il faut croire en la guérison.

Puis, il y aussi les conseils, l’entraide sur le sevrage ou les comparaisons des effets secondaires par exemple !
—> Pascal V. : Diagnostiqué bipolaire en 2008… Traité au depamide et effexor pendant 5 ans… Après avoir arrêté mon traitement « depamide depuis 3 ans » et effexor depuis un mois… Le sevrage d’effexor a été compliqué… Combien de temps encore vais-je devoir ressentir les effets de « manque »…?
Patricia D. : Je me pose la question : Pourquoi un sevrage si vous êtes diagnostiqué bipolaire ?… Il faut un traitement de fond et ce à vie.
Chantal M. : Effexor est un anti dépresseur, c’est pas la même chose. Il ne faut normalement pas mélanger anti dépresseur et traitement contre les troubles bipolaires …
Elonight B. : N’importe quoi ton commentaire, t’es psychiatre toi??? Moi j’ai les 2 : xeroquel et deroxat; et tout va bien, renseignes toi avant de parler…
Lolo R. : Effectivement, mon psy évite aussi les ad et me les a arrêté pendant très longtemps. Il m’en met en traitement de fond pour les grosses angoisses que j’ai . Ce qui implique donc d’augmenter la dose pour les régulateurs d’humeur . J’ai eu pris xeroquel, mais pas longtemps; trop d’effets secondaires pour moi . Quand au sevrage, j’ai mis bien 2 mois à ce qu’il y ai plus d’effets du tout . Après, n’écoute pas les  » c’est à vie « ; j en connais pleins qui vivent très bien sans . Il suffit d’avoir une certaine maitrise de soi, de ses émotions, et reconnaître les périodes up and down . Il y a d’ailleurs eu plusieurs témoignages ici me semble-t-il . J’ai arrêté pendant 1 an et demi, tout allait bien puis, de temps en temps, je suis obligé de prendre un peu pendant quelques mois, mais je n’en ai plus besoin constamment comme avant.
Anne B. : J’essaie de réduire le Seroplex . C’est bien difficile. Une vraie cochonnerie… Ça m’énerve grave et ne m’apaise pas !
Myrtille G. : Très longtemps … Je pensais qu’il fallait au moins 6 mois pour diminuer tout tout doux ?

—> Calou J. : Xeroquel est mon sauveur après plus de 15 combinaisons testées en 2 ans, avant tous ces « essais », j’étais sous zyprexa 20 mg and co… Aucun effet, sauf prise de poids… Là, aujourd’hui, sous xeroquel 400MG et ça va mieux, sauf le poids, j’envisage l’opération, mais bon, on peut pas tout avoir .
Joe L. : Le xeroquel m’a aussi changé la vie, effets secondaires, pour ma part, beaucoup de fatigue et j’avais également pris du poids, mais que j’ai reperdu. Mais vraiment ça m’a changé la vie, je prends du 300mg.
Calou J. : Oui la fatigue est normale au début, ça a dû durer 2 mois facile pour moi, mais maintenant mon corps est réglé .
Maya M. L. : Le xeroquel est très bien aussi de mon côté. Un peu de prise de poids, mais rien à côté du dépakote qui m’avait fait prendre 20kg en 1 an et demi!
Calou J. : Moi j’en suis à + 35 kg, j’en suis à 126 KG, alors qu’en 2010 je faisais 62kg sans traitements… Mais bon, j’envisage la Sleeve, on verra bien…
Sabrina B. : Calou, bizarre, mes médecins m’ont dit que les interventions de l’estomac ne sont pas pratiquées chez les personnes avec des troubles de l’humeur ou psychotiques…
Calou J. : Mon psychiatre m’a dit qu’il donnait son feux vert, et une de mes ex étant bipolaire sous traitement a eu un bypass, donc tout est possible! Tu passe juste ( si ton psy valide ton état ) devant un psy expert.
Peggy T. B. : Xeroquel, j’en prends aussi et j’ai pris du poids, mais j’ai tout reperdu car mon psy m’a baissé le dosage ! Lithium et xeroquel pour moi est le duo gagnant !
Calou J. : Le lithium m’a totalement déréglé ma thyroïde et ne faisait pas d’effet. Heureux que ça fonctionne pour vous . Moi pas possible de descendre en dessous de 400mg, c’est « ma » dose donc je fais avec…

Et il y a ceux qui ne divulguent pas leur traitement complètement, ce sont des mystérieux bipotes …lol …
—> Patricia L. : Je travaille, j’ai un traitement, une psychothérapie, je vois le psychiatre tous les 2 mois. Prendre soin de son hygiène de vie, ne pas se laisser entourer de personnes toxiques, dire NON, se reposer, mais se faire plaisir (soirée ect..), bref vivre, mais plus à 100 à l’heure…

—> Sandra T. S. : J’ai fais une allergie aux 3 traitements cités ici… Dyskinésie sévère… Du coup, ils m’ont mis sur un nouveau truc… Faut voir…

—> Nadine B. : Moi je prends de tout et la dépendance est là .

 

Abilify

L’Abilify est un antipsychotique à base d’Aripiprazole . Il est très prescrit pour le trouble bipolaire . Il peut donc être prescrit en association avec un thymorégulateur pour mieux prévenir les périodes dépressives . Voyons quels avis ont les bipotes sur ce médicament …

Il y a des patients qui prennent Abilify en mono-traitement …
—> Annie M. : Je n’ai plus de régulateur d’humeur, juste abilify qui me convient parfaitement. …
Marine C. G. : J’ai exactement le même traitement que toi, et je vais bien .

La réponse est que cela est possible …
—> Nora E. A. : Bonjour, pouvez-vous me dire si abilify fait grossir ? merci.

Il y a des personnes qui sont tout de même contente de ce type de traitement …
—> Béatrice V. : Malgré les effets secondaires très désagréables, le psy continue à m’en donner à raison d’un cp dosé à 5 mg.

—> Marianne A. : Une réussite pour moi, mais pris en maison de repos, avec un grand suivi .

—> Anna N. : Traitement efficace pour réguler l’humeur, mais bonjour les kilos!

Malgré quelques complications possibles …
—> Lily R. : Il me convenait bien. Ils me l’on même surdosé pendant ma grossesse, mais on m’a accouché sous césarienne d’urgence car mon bébé était en train de mourir, il était en détresse respiratoire … C’est pas cool d’être bipolaire.

—> Priscilla R. : Je prends abilifly et depakote, mais j’ai mal au dos …

Quelques jeux de mots sur le nom de ce médicament …
—> Naïs M. : Impossible d’avoir un sommeil profond, impression de toujours être en essai d’endormissement, puis flash lumineux à certains moments, super perturbant… J’ai dû arrêter et c’est tant mieux .
Hermine D. : En plus juste le nom: able to fly .
Naïs M. : Debilify.

Et puis il y les patients qui sont contre, avec bien souvent des mauvaises expériences avec Abilify …
—> Myriam D. : C’est de la merde ce médicament, on le donne même à des autistes !!!

—> Elo P. : Avec abilify, j’ai fait un malaise et une crise d’épilepsie . Je me souviens plus du dosage, sauf avoir eu la peur de ma vie car je me suis cognée la tête contre le chêne de mon canapé et, étant maman solo, j’étais seule avec mon fils de 2 ans à la maison. Qu’aurait-il fait si je ne m’étais pas réveillée? Plus jamais ce médoc .

—> Florent O. P. : Obligé d’arrêter car, ayant en + une dystonie cervicale, l’effet d’abilify me contractait les muscles du cou avec mouvements involontaires . Sinon l’aspect positif était que j’avais + envie de faire des choses et me donnait le courage et la motivation et pas de prise poids.

—> An S. : Oui j’ai déjà pris de l’abilify, et au début ça allait, mais après j’ai eu des impatiences et j’ai fini aux urgences psy… Saleté de maladie !

—> Marie Sonia M. : Après 2 jours, j’ai dû cesser de les prendre car j’ai eu des effets secondaires majeurs, ce médicament est trop fort pour moi.

—> Jean-Pascal L. : J’ai pris abilify. Résultat : convulsions et hospitalisation 3 semaines. Un enfer.
Cléo B. : Moi aussi une très mauvaise expérience.

—> Corinne L. : Une vraie zombie… Pas bon pour moi l’abilify !

—> Anaïs A. : Je prenais abilify 30 mg + depakote, médicaments super efficaces pour ma stabilité, mais l’horreur pour mon poids, alors contre avis médical bien sûr, j’ai tout stopper et est déjà perdue du poids, donc le problème venait bien des médocs!!

Un petit conseil pour finir …
—> Laura M. : Efficace pour les phases hypomaniaques, mais s’il est pris sans antidépresseur en complément, il est totalement catastrophique pour les phases dépressives… J’en ai fait une tentative de suicide. Sans compter que, même pour les phases hypomaniaques, il laissait à désirer dans le sens où il ne me calmait même plus, il me zombifiait carrément (par contre je n’ai pas pris de poids à cause de l’Abilify).

 

Lithium

Le Teralithe, plus connu sous le nom de Lithium, est l’un des traitements contre la bipolarité le plus connu et efficace . Un médicament à base de carbonate de lithium qui a cependant beaucoup d’effets néfastes et oblige le patient bipolaire à être suivi de près … Il fait partie des stabilisateurs d’humeur / thymorégulateurs . Qu’en disent les bipotes ? …

Qui prend du Lithium ?
—> Lolo P. : Teralithe 800 lithium c’est ca. ça me réussi beaucoup.

—> Peggy A. : Avec Teralithe, ma vie a changé ! En bien !

—> Annie V. E. : J ‘en prends 2 tous les soirs .

Il y a les bipotes qui ont connu des petits effets secondaires …
—> Lucie B. : Je dormais trop avec le lithium.

—> Cyndie B. Y. : Stabilisée depuis 3 mois . Effets secondaires : Des tremblements, mis à part ca, je ne m’en plein pas et cela m’aide à dodo le soir; je le prend à 19h – 19h30.

—> Dole D. : 70 à 80 gouttes, mais pas en systématique… ça marche, juste bouche sèche .

—> Gwenn H. D. : Stabilisée depuis 1 an environ, des tremblements, peu d’émotions et nuits paisibles.

—> Laurence D. : Je suis sous lithium depuis 1 an et je n’ai pas grossi; juste ma thyroïde qui a du mal à se stabiliser .

—> Lily R. : Moi ça m’a stabilisé, mais c’est vrai que ça coupe certaines émotions …

Et on retrouve des patients allergiques au Lithium et ceux qui n’en sont pas satisfaits …
—> Samira B. : Allergie au lithium. Diarrhée chronique. Puis immense mal-être avec début de discordance. Heureusement que je l’ai arrêté et tant pis si j’ai eu une rechute avec délires …

—> Sonia S. : Inefficace.

—> Ninie F. : Maux de tête importants, tremblements, et n’a pas eu l’effet escompté sur moi.

—> Nicole M. : Pas de lithium pour mon mari car il n’a plus qu’un rein!! Mais depakote et autres ça le maintient.

—> Evelyne L. L. : J’ai dû arrêter le lithium car je ne le supportais plus. Le zyprexa me stabilisait à peu près, mais énorme prise de poids…

On termine les avis sur le Lithium avec quelques explications sur ce traitement .
—> Roseline S. D. : La bipolarité se soigne avec notamment le carbonate de lithium. Allez voir un bon spécialiste en psychiatrie et non pas un charlatan tout juste bon à vous prendre du fric.

—> Annie F. : La prise de lithium est très utile pour la bi polarité, et si le traitement est bien pris, la personne vit une vie normale.

—> Evelyne L. L. : Le thymorégulateur est selon le type de bipolarité. Le lithium peut être très efficace chez un et non efficace chez d’autres. De plus c’est un traitement très très lourd.

 

Xeroquel

Le Xeroquel est le médicament qui contient de la Quétiapine et qui fait partie des antipsychotiques . C’est un des traitements de première ligne pour traiter le trouble bipolaire, tout comme le Valproate, le Lithium ou l’Olanzapine … Que pensent les bipotes de ce médicament ?

Un gain de poids considérable ainsi qu’un état digne d’un zombie pour certains patients …
—> Manon I. : J’en ai actuellement et ça fait prendre du poids, mais d’un autre coté ça m’a stabilisée, vraiment…

—> Nadine B. : Je l’ai arrêté de moi-même. J’étais arrivé à 95 kg et avais un comportement zombie !

—> Mireille M. : Xeroquel, un cauchemar !!! Je n’étais plus moi-même, et ce médicament m’a fait prendre 20 kg en 1 mois . De 36 kg à 66 kg… L’horreur !!! Et toujours un zombie… Cela fait des années que je n’en prends plus et ça va beaucoup mieux…

—> Véronique B. : J’étais aussi un zombie. Ma famille ne me reconnaissait plus. En plus du poids ! Je suis passée de 300mg à 200mg à finalement 150mg. Rien à faire, toujours aussi gelée. On a tout arrêté, je suis redevenue moi-même.

—> Sonia H. : Horrible! Perte de force, prise de poids, boulimie …

—> Sophie P. : Une vraie saloperie, j’étais devenue un zombie …

—> Amira A. : Bipolaire depuis tout jeune, j’ai du xeroquel 600mg et j’ai pris 17 kg en peu de temps; pas d’amélioration.
Jen L. : Oui qu’est ce que j’ai pas pris… PFIOUUUUU.

—> Audrey D. : J’avoue qu’il fait prendre du poids … Bon, pour ma part c’est bien car j’avais perdu juste avant 32kg et il fallait que je remonte niveau kg… Mais faut avouer que en dehors du fait des kilo pris, c’est un bon médicament. Il permet beaucoup d’être plus apaisé et d’avoir un meilleur sommeil; enfin pour ma part qui ne dormais plus du tout, même si à côté j’avais 2 somnifères en complément… Et puis il permet d’être beaucoup plus calme, ce qui entraine tout de même moins de crises chez le patient… Après je pense que comme tout médicament, peut importe le diagnostic car chaque personne le perçoit différemment et même avec la même maladie de base, chacun n’en a pas les mêmes bénéfices ou les mêmes soucis.

—> Sabine M. S. : Xeroquel LP abaissé à 50 mg + seroplex aussi baissé à 5 mg… Bon sommeil… J’essaye de me motiver pour retravailler, mais ça ce n’est pas gagné! Satisfaite du traitement car ma vie est bien plus harmonieuse, moins de crises, même si elles sont encore là de temps en temps… Prise de poids 30 kg au début du traitement, et depuis la baisse : -20 kg .

—> Peggy A. : Prise de poids de 10 kg, mais efficace ! Après arrêt, perte du poids ! Tout va bien !

Mais on trouve tout de même des bipotes très satisfaits de ce médicament …
—> Calou J. : C’est peut-être celui qui marche le moins, mais qui « marche » avec moi ( Xeroquel ).

—> Barbara R. : Moi Xeroquel et ça fonctionne relativement bien.

—> Annie M. : Moi ce médicament enfin me convient parfaitement… ouffff… Et je viens de perdre 10 kg en faisant juste un petit régime…

—> Véronique B. : Je le prends depuis un peu plus de 2 ans. Je suis plus zen, posée moins dans l’impulsion. Satisfaite du traitement. Pas de prise de poids notable. Sommeil retrouvé et plus de somnifère. Franchement, si je devais l’arrêter, je ne sais pas comment je gérerais.

—> Cam D. : Xeroquel, mais j’ai encore de l’angoisse. J’en suis qu’au début, mais je sens un changement.

Et certains ont eu beaucoup d’effets secondaires, trop …
—> Marie Hélène N. : Très mauvais effet sur 2 personnes que je connais, et bonjour le manque pour arrêter, même en faisant par palier … Entre prise de poids, zombie attitude, etc … Je plains ceux qui sont obligés de passer par les traitements …

—> Joe L. : Xeroquel fonctionne bien, mais pour ma part : effets secondaires, tremblements, tachycardie et fatigue. Mais ça m’a vraiment aidé. J’ai diminué de 300 mg à 100 et 1 mg de xanax le soir.

Petite association entre Divalproate et Quétiapine …
—> Peggy T. B. : Xeroquel et depakote à haute dose au début et maintenant 50 mg de xeroquel et 2 cachets de lithium 400 mg ! Parfait !

 

Prise de poids et effets secondaires

S’il existe bien un effet secondaire indésirable de la majorité des traitements pour les troubles bipolaires, c’est bien la prise de poids excessive et rapide … D’ailleurs, certains patients arrêtent leur médication à cause de ce gain de poids, ce qui est une grave erreur … D’autres effets secondaires sont souvent notés comme des tremblements, des insomnies, un état de fatigue, des hallucinations, des cauchemars ou encore la bouche sèche et des nausées . Ce qui est important à retenir, c’est que la plupart de ces effets indésirables s’estompent avec le temps; il faut que le corps s’habitue au traitement, c’est tout ! Voyons voir de quels effets néfastes souffrent les bipotes …

On le disait plus haut, la prise de poids est un véritable fléau dans le traitement de la bipolarité via les médicaments … ( Petite précision : Abilify n’est pas un thymorégulateur, même s’il est souvent utilisé comme tel ! )
—> Cathy I. : Traitement depuis 2015, plus calme, plus apaisée, je me contrôle mieux, mais prise de poids pas facile à accepter.

—> Nadine B. : Hélas, avec le traitement, on prend du poids, mais que faire ?
Lanna B. : Moi 55 kg en 2 mois .
Nadine B. : Moi en 5 mois j’ai pris 50 kg .

—> Souad Y. : Ça fait beaucoup grossir .

—> Emmanuelle G. : Ça fait grossir au début, mais après ça va !

—> Jen L. : Abilify + 15 KILOS en 1 mois et demi, donc stoppé net à la clinique où je me reposais il y a 2 ans. Depuis, je peine à reperdre mes kilos, une vraie merde ce thymorégulateur; comme tous les thymorégulateurs, il fait enfler donc je reste sans et reste stable enfin malgré tout
Diego E. : Pas tous. Le Lamictal ne fait pas grossir.
Isabelle C. : 30 kg de pris en 1 an et après 8 mois d’arrêt je n’ai pas maigri .
Jen L. : Mon psychiatre m’a dit que si justement, donc niet et je vis très bien sans depuis octobre!

—> Charlotte B. : J’ai la dépakote : + 30 kg .
Remy K. : Depakote aussi, je suis gros maintenant!
Peggy A. : Moi j’ai pris depakote et xeroquel ! Et c’est le xeroquel qui m’a fait prendre du poids, environ 10 kg !

—> Guy W. : L’obésité est souvent un effet secondaire du traitement…

Certains bipotes ont le gain de poids + d’autres effets indésirables en complément, comme si le fait de grossir ne suffisait pas !!
—> Emilie R. : Attention, ce médoc m’a rendu dingue, j’ai fait des crises de panique et il m’a fait prendre beaucoup de poids . Il fait deux fois plus de dégât qu’autre chose.

—> Virginie M. : Petit traitement. Cependant prise de poids… Trouble de la mémoire et j’en passe ! Là, j’essaie de nouveau d’arrêter car c’est vraiment psychologique pour ma part… Je ne suis pas convaincu par les effets… Je conçois que certaines personnes ont un traitement plus lourd…

—> Corinne N. : Perte de mémoire, perte de cheveux et je prends du poids, plus nausées .

—> Nessa V. : +25kg, fatiguée tout le temps (je dors quasi tous les week-ends entiers), problème de transit et gros problèmes de vue que je n’avais pas avant

—> Nadine J. : Malheureusement il y a que des effets à la con : prise de poids et zombie

—> Samira B. : Avec tous les neuroleptiques j’ai pris du poids ( + 55 kg ); même avec Abilify. On me disait que ce n’était pas possible… Pré-diabète, syndrome parkinson et toujours personne à mon écoute… Le lithium : allergie, de plus, même pas de contrôle sanguin… De plus, ils écrivent ce qu’ils veulent dans les dossiers médicaux… Après 10 ans de demande de changement de traitement, j’ai enfin du depakote (donner en cas d’effets secondaires au lithium). Les neuroleptiques m’ont gâché la vie et les psys avec leur équipe… Depuis l’arrêt, ma glycémie est revenue normale et plus de syndrome parkinson…
Guenièvre D. : Je suis diabétique insulino-dépendante depuis plus de 10 ans suite à la prise d’Abilify .

—> Laurence D. : Depakote : prise de poids, douleurs articulaires, bouffées de chaleur… Enfin pour moi, là je suis sous teralithe depuis 1 an et ça va.

Les tremblements et problèmes cardiaques sont fréquents aussi au début du traitement …
—> Diego E. : Palpitations cardiaques désagréables et rythme cardiaque modifié: j’ai vite arrêté .

—> Myriam D. : Les tremblements, faut des bêta bloquant pour y palier .

L’insomnie est aussi un effet secondaire récurrent …
—> Marie J. B. : J’AI UN TRAITEMENT, MAIS JE NE DORT PAS, C’EST ÉPUISANT .

Tandis que d’autres préfèrent consommer des drogues à la place des médicaments en espérant ne pas avoir d’effets indésirables …
—> Sarah V. : Mon fils, qui est bipolaire depuis l’âge de 12 ans, a été sous anti dépresseurs !!! Là, il a arrêté car il était sous Abilify… EN ATTENTE d’un autre traitement… Et en cas de crises, et bien oui le Cannabis le calme … ça ne le soigne pas !!! Mais le calme … Je suis pas pour, mais jusqu’à présent, aucun traitements ne fait rien !!! A part prendre du poids !!!

 

Les bipotes qui ont arrêté ( ou qui refusent ) leur traitement

Les raisons sont nombreuses quand on parle d’arrêt du traitement chez une personne bipolaire : Effets secondaires, trop de médicaments, nature anti-traitement chimique, etc etc … Pourtant, il est fortement déconseillé d’arrêter son traitement médicamenteux quand on souffre de maniaco-dépression . La rechute est 10 x plus brutale, le risque suicidaire est élevé, l’hospitalisation est souvent nécessaire, etc etc … Est-ce que nos bipotes sur Facebook arrêtent leur traitement sans raison ? Non, mais alors pourquoi le font-ils ? Essayons de comprendre via leurs messages …

Bon, il y a des patients qui ont bien compris qu’ils avaient fait une grave erreur d’arrêter leur traitement …
—> Elise U. : On disait : maniaco-dépressif, mais arrêter son traitement est dangereux … J’ai essayé, bah j’ai eu des problèmes !!!

Il y a pourtant des personnes qui disent qu’ils se sentent mieux sans médicaments, enfin presque …
—> Nicole M. : Diagnostiquée bi-polaire il y a plus de 40 ans, mais c’était un autre nom, j’ ai arrêté tous les traitements depuis bientôt 2 ans et je vais beaucoup mieux .
Cats P. : Génial ! J’espère pouvoir en faire autant dans quelques temps. Quand j’essaye, ça va mieux deux ou trois semaines, et puis, je glisse dans une grande fatigue, et la tête vide, déprimée .
Nicole M. : J’espère de tout coeur que tu y arriveras. Mon sevrage ne s’est pas fait sans mal, pendant près de 6 mois mon corps a été très douloureux et, certains jours, je ne pouvait pas me lever… J’ai été entourée et ça c’est important. Maintenant, je prends de la phytothérapie SERINITE 1 gélule le matin 1 le soir, cela me convient, j ai une nourriture saine, je prends des compléments alimentaires, je recommence à sortir dans les grandes surfaces et je suis même allée à un petit concert de 300 personnes environ; moi qui suis agoraphobe. Je sais que je ne suis pas guérie et qu’à tout moment je peux retomber… Mais je ne veux plus de toute cette chimie, si un petit bédo de temps en temps! En 2 ans, je suis passée d’une quinzaine/jour à 2 / 3 par an; et encore il sont partagés. Alors je ne perds pas espoir. Et je suis diagnostiquée Maniaco-Dépressive, Bipolaire et en prime Skyzo; la totale!
Evelyne L. L. : L’ancien nom de la bipolarité est la maniaco dépression. La bipolarité est à vie, il est rare de pouvoir arrêter le thymorégulateur et ça doit se faire sous stricte surveillance.
Nicole M. : 2 ans bientôt que j’ai tout arrêté et je vais bien, l’entourage est important quand on arrête; Et puis je fais confiance aux plantes et je me fais confiance. Courage à vous tous ( 5 années de suivi par un psychiatre m’ont été salutaires ).
Alain M. : Jusqu’à la prochaine crise…
Françoise F. : Ma fille était bipolaire; elle a mit fin à sa vie à 33ans et après beaucoup de souffrance …
Nicole M. : Oh la la, que vous êtes négatifs tous et toutes….
Béatrice G. : Moi je suis d’accord avec Françoise. La bipolarité mène au suicide . Ceux qui tiennent sont ceux qui sont bien entourés, mais un jour ou l’autre tu replonges. Les médicaments, tels qui soient, sont fait pour vous enfoncer plus gravement. Les médecins impuissants donnent ceci car c’est la facilité; eux-même ne comprennent pas cet état. Certains psys, désolé, sont nuls et n’ont rien à faire dans ces corps de métier; parfois c’est eux-même, par leur négligence, qui poussent au suicide des patients .
Patricia P. : Ma sœur aussi a mit fin à ses jours: trop grande souffrance.

Être anti-médicament, ça ressemble à cela …
—> Marie Hélène N. : Qu’ils se les enfoncent bien profond dans le cul leurs traitements de merde … Sans effets secondaires … Mon cul oui …. Avec quand même toute ma compassion à ceux qui malheureusement ne peuvent pas faire autrement, je comprends … Je souhaiterais juste un peu plus d’honnêteté de la part des psys !!!!
Josiane D. : Je pense que vous devriez consulter (au plus vite) .
Marie Hélène N. : Merci pour cette délicate attention! J’ai appris à m’accepter avec mes différences, mes sautes d’humeur, mes états dépressifs, mes crises de nerfs, mes crises d’angoisse, qui m’aiment m’acceptent telle que je suis, les autres peuvent dégager … Je refuse de m’empoisonner à petit feu … Je comprends et accepte que d autres personnes ne puissent se passer de traitement, vous voyez, je suis tolérante … Ce n’est pas le cas de tout le monde … J’ai 2 grandes filles qui m’adorent et un petit fils qui me trouve la plus gentille et la plus belle des mamies …. Cordialement
Annie S. : Exactement, j’étais sous traitement, qui m’a détruit complètement… Et mes enfants ont profité pour me mettre sous curatelle… J’ai 63 ans, avec la volonté, je me suis sortie des médicaments, mais avec des troubles de mémoire, je me sens vidée et prisonnière . À la demande de mes enfants, la psychiatre a fait un certificat médical, aujourd’hui elle est partie du cmp… Je dois me battre pour soulever la curatelle… Je voudrais bien dire comme vous, sauf que mes enfants ne supportent plus ma différence et qu’ils n’ont plus besoin de moi… Sauf pour garder mes petits enfants, faire le ménage et les cadeaux !!!! Avec 215 trimestres, une bonne retraite, je suis en dessous du rsa… Bravo aux psychiatres qui détruisent tout avec les médicaments… J’ai même plus le droit de m’exprimer à ma banque, et jamais un découvert depuis 15 ans que je vis seule, ben tout est dit; que ça fait du bien…

—> Eric S. : Laissez tomber tous ces traitements à la con. Les enfoirés de psychiatres, convaincus de leur bien, fait oublier aussi le mal que tous ces médicaments peuvent provoquer . Pour ma part, quand j’ai vraiment le cafard et que c’est trop dur à supporter, un petit pète et ça passe. Pareil pour les ups trop fortes. Après, chacun ses petits remèdes, mais j’ai un gros doute sur ces traitements; mais libre à vous d’en prendre!
Joe L. : Eric, moi le xeroquel m’a sauvé, crois moi. Après avoir été bourré d’anti dépresseurs qui ne servaient à rien, le xeroquel m’a aidé à remonter la pente. Je vais commencer à l’arrêter l’année prochaine. Le principal c’est que tu te sentes bien . Effets secondaires indiscutables… Fatigue, troubles de la mémoire. Il y a du pour et du contre.

Les traitements doivent souvent être réadaptés …
—> Audrey L. : J’ai eu xeroquel, lithium, depakote… Résultat ?? J’ai perdu la garde de mes enfants car j’étais devenu un vrai zombie (en plus des problèmes de thyroïde, rein etc) … Aujourd’hui, j’ai tout arrêté. J’ai récupéré mes filles et j’ai eu un petit bébé. Mon psychiatre sait que ce n’est plus la peine de me proposer quoi que ce soit !

Le déni de bipolarité influence également l’assiduité dans la prise du traitement …
—> Valérie S. : Ma soeur nous mentait en nous disant qu’elle prenait son traitement, sauf qu’elle l’arrêtait et qu’elle refaisait des crises car elle n’acceptait pas sa maladie. Quand elle se sentait mieux, elle arrêtait tout bonnement son traitement, sauf qu’ensuite, elle ne dormait plus et les crises revenaient …

Pourquoi refuser un traitement quand on voit sa vie qui déraille ?!!
—> Djo D. : J’ai des phases hautes, très hautes et aussi l’inverse… J’ai demandé à ce que l’on me mette sous curatelle car je fait n’importe quoi… Je sais que ça va me soulager des soucis financiers et je pourrais enfin emmener mes gars à la mer pour les vacances… Je suis complètement dépendant des autres; besoin d’un cadre! Enfin, je fais tout pour me détruire, mais c’est plus fort que moi; là je n’ai même plus de mutuelle… Je ne peux même pas me faire hospitaliser et je refuse tout traitement; normalement, je dois prendre Quétiapine 300 + 4 seresta et 60 gouttes de théralène… Je sais que demain sera un autre jour, mais faut-il encore y arriver.

Les effets secondaires poussent beaucoup de bipolaires à arrêter leur traitement …
—> Steph C. : Je ne ressentais plus aucune émotion sous Depakote (7 ans), le pire est que je ne m’en rendais pas compte . Mes amis me trouvaient « absent » (ils croyaient que c’était l’alcool qui m’avait grillé le cerveau), jusqu’au jour où j’ai oublié de le prendre pendant 2 semaines. J’ai tout arrêté depuis 2013, je préfère encore vivre avec des hauts et des bas; même si c’est souvent très bas… C’est un choix, le mien.

Parfois, les maniaco-dépressifs peuvent devenir accro-dépendants à leurs propres médicaments, c’est aussi dangereux que l’arrêt …
—> Angélique L. : Je n’ai pas eu le choix que d’arrêter mon traitement, j’étais devenue accroc aux médocs, je trichais même auprès des médecins pour avoir les médocs les plus forts. Pendant 4 ans, je n’ai pas pu m’occuper de mes enfants, je les reconnaissais à peine… Ils étaient malheureux, et quand j’ai fais mon overdose (la première), c’est mon fils de 6 ans qui m’a trouvée parterre… Alors mon choix a été fait!!! Attention, je ne dis pas que ce soit la meilleure solution, bien au contraire, mais je préfère protéger mes enfants…

On terminera cet épisode des bipotes avec quelque chose de très important et qu’il faut toujours avoir en tête :

Un médicament peut marcher parfaitement sur un patient et provoquer de terribles effets indésirables sur un autre patient . Les avis que l’on peut donner sont toujours à prendre avec des pincettes, seul votre psychiatre peut vous dire quel médicament prendre, quel dosage établir, quel changement effectuer, etc etc …

—> Céleste Y. S. : Hélas, ce qui fera du bien à un patient sera peut-être nocif pour un autre, c’est pourquoi, dire d’une molécule qu’elle est mauvaise est dangereux je pense… Pour ma part, ce fut catastrophique, en revanche, pour beaucoup de proches ce médicament a fait des miracles… C’est aussi un des innombrables soucis de notre pathologie, la patience et le courage de devoir accepter de tester énormément de traitements avant de trouver celui qui sera adapté à votre bipolarité et votre capacité à le tolérer… Pour ma part, je n’ai jamais pris de poids avec aucune des molécules citées dans tous les commentaires, je suis sous depakine lp 500 (3 jour) et un effexor lp 75 le matin, puis 1 en 37,5 lp le midi… Je suis toujours, hélas, très mélancolique alors que ce changement a déjà 1 an, je ne note aucune amélioration, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’en suis à me demander si je ne vais pas demander à repasser sous deroxat.

 

Voilà, l’épisode 12 des avis des bipotes ( via les réseaux sociaux ) concernant leurs traitements est terminé . N’hésitez pas à donner également vos avis directement sur notre rubrique qui y est consacrée en clinquant sur le lien ci-dessous …

Avis des patients bipolaires sur les traitements médicamenteux

 

Bipolaires et traités

Les bipotes donnent leur avis sur le traitement de la bipolarité

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Un commentaire sur “Quels sont les traitements des bipotes ? – Épisode 12 des bipotes
  1. Ana dit :

    Quoi dire je vis l’enfer. Rien pouvoir faire de gestes quotidiens. C’est mal vu. En plus je suis à découvert de 400euros non pas pour des achats compulsifs car je ne n’ont ai pas.j’ai fait des ts mais sans famille j’ai un petit chat et celui qui me force de vouloir vivre. Je suis désespéré pardon de parler ainsi ana

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