7 questions qu’un psychiatre peut poser pour diagnostiquer les troubles bipolaires

Bien que les maladies mentales comme la dépression et l’anxiété soient bien connues et relativement bien comprises, d’autres maladies comme la schizophrénie et le trouble obsessionnel compulsif ne reçoivent pas le même type d’attention et sont très mal comprises. Tel est le cas du trouble bipolaire, qui peut être complètement débilitant et s’accompagne d’une rage de symptômes qui affectent tous les aspects de la vie. Le trouble bipolaire comprend à la fois des épisodes dépressifs qui peuvent être graves et des épisodes maniaques où une personne peut agir de manière erratique, risquée et même être euphorique. Ces épisodes maniaques ou hypomaniaques peuvent durer de quelques semaines à quelques mois, avant d’être à nouveau suivis d’épisodes dépressifs. Il arrive qu’un grand nombre de personnes souffrant du trouble bipolaire ne reçoivent aucun diagnostic parce qu’elles cherchent un traitement lorsqu’elles ont un épisode dépressif et que l’on diagnostique chez eux une dépression plutôt des troubles bipolaires. Cependant, avec le bon praticien, il peut être diagnostiqué correctement à l’aide de ces questions :

Périodes d’humeur instable continue durant plusieurs jours

Il y a une différence entre une personne se sentant mieux que d’habitude après un épisode dépressif, et quelque chose de beaucoup plus que cela. Ceux qui ont des troubles bipolaires ressentent parfois même un état d’euphorie, ce qui est fréquent lors d’un épisode maniaque. Des questions telles que « Vous êtes-vous senti trop euphorique ces derniers jours ? » ou « Avez-vous ressenti des sautes d’humeur excessives au cours des derniers jours sans aucune raison ? » peuvent être posées. Les patients peuvent également passer rapidement d’un état confiant et énergique à un état agité et réactif. Les médecins doivent découvrir si le déroulement d’une bonne journée après un épisode dépressif est dû à des circonstances particulières comme le fait de trouver un nouvel emploi, ou si cela est dû à un épisode maniaque, et cette question peut les y conduire.

Moins de sommeil, mais aussi moins de fatigue

« Même si vous avez moins dormi, avez-vous remarqué que vous ne ressentez pas vraiment la fatigue ? ». Les changements dans les habitudes de sommeil sont un facteur important contribuant à la manie, et une personne pourrait seulement dormir pendant quelques heures, mais se sentir énergique et revigorée. Ces changements peuvent être le premier signe de la survenance d’un épisode maniaque. Par conséquent, il devient important de comprendre comment une personne dort parce que les changements contribuent éventuellement au changement d’humeur significatif après un épisode dépressif.

Un trop-plein d’idées ou un cerveau en cadence accélérée

Des questions comme « Pendant votre période de bonne humeur, avez-vous eu l’impression d’avoir un trop-plein d’idées et une accélération de la pensée ? » peuvent aider. Les patients atteints de troubles bipolaires ont du mal à suivre le rythme des nombreuses pensées qui traversent leur esprit, et ils peuvent être complètement inconscients de ce qui se passe dans leur tête en plein épisode maniaque. Dans un épisode hypomaniaque, les pensées peuvent sembler vivifiantes et claires plutôt que brèves, mais caractérisent toujours l’existence du trouble bipolaire. De toute façon, le médecin devrait être capable de comprendre qu’il y a un changement dans la façon dont les patients pensent ou trouvent des idées, et comment cela affecte leur cerveau.

Être plus bavard

Les personnes atteintes de troubles bipolaires parlent très rapidement et ont tendance à passer d’une idée à l’autre très souvent. Des questions comme « Est-ce difficile de suivre ce qu’ils veulent dire ? », ou « Parlent-ils à cent à l’heure ? » sont posées aux soignants du patient pour avoir une meilleure idée de leur comportement. Une autre caractéristique importante du trouble bipolaire est le manque de sagacité, ce qui signifie que le patient n’a aucune idée de ce changement de comportement et continuera d’agir comme si c’était normal.

Prendre plus de risques

Un épisode maniaque rend une personne plus impulsive, elle est donc plus encline à prendre des risques. Un médecin doit comprendre si la personne ne fait que faire la comédie ou si ce comportement est radicalement différent de son comportement habituel. Des questions comme « Avez-vous fait des choses que vous considérez risquées » sont posées à la fois au patient et aux soignants. Les épisodes maniaques sont beaucoup plus risqués que les épisodes hypomaniaques, les patients conduisant et dépensant de façon imprudente, et prenant même part à des rapports sexuels risqués. Un comportement excessif qui ne peut pas être contrôlé fait également néanmoins partie de la prise de risque, comme les achats excessifs.

Un renforcement de l’estime de soi

Un épisode maniaque ou hypomaniaque s’accompagne d’une humeur élevée qui peut accroître la confiance en soi, l’estime de soi et l’optimisme bien au-delà de la normale. Par exemple, un patient peut dire au clinicien qu’il a l’impression de bien faire son travail et, parce qu’il se sent si bien, qu’il veut cesser de fumer dès maintenant et lancer cette entreprise qu’il souhaite créer depuis des années sans disposer d’un plan d’action concret. Des questions comme « Vous êtes-vous senti plus intelligent, plus brillant ou plus séduisant ces derniers temps ? » peuvent être posées.

Les antécédents familiaux

Les antécédents familiaux peuvent être extrêmement utiles quand on essaye de diagnostiquer le trouble bipolaire. Le risque de développer un trouble bipolaire augmente de manière significative pour ceux dont les membres de la famille proche sont touchés par la maladie, comme un parent, un frère ou une sœur. De plus, il peut être utile de poser ces questions à la fois au patient et au membre de la famille parce que, souvent, un patient n’appréhende pas complètement la situation et ne peut pas toujours répondre aux questions de manière exhaustive et sincère.

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