Travailler quand on souffre de troubles bipolaires …

    Cet article répond aux questions suivantes concernant le trouble bipolaire :
  • Pourquoi il est difficile de travailler quand on est bipolaire ?
  • Y-a-t-il beaucoup de bipolaires qui travaillent ?
  • Bipolarité et emploi : Quels sont les obstacles à une activité professionnelle ?
    Les réponses aux questions de cet article sur les troubles bipolaires en 30 secondes :
  1. La personne atteinte de bipolarité peut travailler, même si cela reste très difficile .
  2. Les crises d'angoisse et les attaques de panique sont les causes principales de la difficulté à maintenir une activité professionnelle .
  3. Le traitement de la maladie peut parfois rendre compliqué un rythme de travail souhaité par l'employeur .
  4. Les métiers créatifs semblent être très plébiscités par les personnes bipolaires; tout comme les emplois à mi-temps .
  5. La maladie bipolaire est imprévisible, ce qui n'arrange absolument rien lors de la recherche d'un emploi et de son accès .

Le travail pour les bipolaires, un vaste sujet de discussion et de contradiction, mais pourquoi ? Souvent, la première chose que font 2 personnes quand elles se rencontrent, c’est de se demander mutuellement si elles travaillent et que font-elles exactement ? … Comme si c’était une des choses les plus importantes dans notre vie et que nous sommes ce que notre travail influe sur notre personnalité, notre vie quotidienne . C’est d’ailleurs pour cette raison que beaucoup de personnes jugent ceux qui ne travaillent pas, qui ne rentrent donc pas dans un système conformiste, car selon eux nous devrions tous travailler, sinon on est catalogué comme étant feignant,  paresseux, etc etc … C’est certain alors que ces personnes ne pensent pas à la santé des autres et à certaines complications …
Une personne souffrant de troubles bipolaires et qui ne travaille pas peut apercevoir un certain regard méprisant de la part des autres personnes en bonne santé . Elle est souvent très ( trop ) vite jugée, interrogée pour savoir pourquoi elle ne travaille pas . C’est comme si à chaque fois elle devait se justifier, non pas se justifier du pourquoi elle ne travaille pas, mais plutôt la raison pour laquelle elle ne peut pas travailler, c’est différent !

 

Pourquoi il est très difficile de travailler avec un trouble bipolaire ?

Non, le bipolaire n’est pas un feignant, non ce n’est pas son souhait de ne pas travailler !!! D’ailleurs, généralement, quand il peut travailler, il travaille ( trop même ) ! En dehors des phases dépressives sévères la plupart du temps . Anecdotiquement, les études semblent poser moins de problèmes, peut-être que c’est dû au laxisme des absences possibles …
Travailler pendant plus d’un mois peut relever de l’exploit, suivant notamment la réaction du cerveau à son nouvel environnement professionnel . Un travail qui n’est pas plaisant, cela pourrait déclencher une crise sur le long terme .
Le bipolaire souffre parfois de symptômes antisociaux : le bruit, le travail en équipe, l’impact de l’image de soi, etc etc … Difficile de travailler dans ces conditions-là ! La motivation manque, le réveil est compliqué jour après jour …
En plein travail, la peur au ventre, la panique peut très vite s’installer pour x raisons . Après toute crise de panique, devant les collègues, la honte s’empare alors du mental du bipolaire, vulnérable, encore plus fragilisé qu’en temps normal … Comment retourner au travail après de telles situations ( effrayantes ) ? Après l’abandon de l’emploi ou la rupture du contrat par la société, il faut de nouveau en retrouver un nouveau job, jusqu’à la prochaine crise, c’est un cercle vicieux …

Quand on est une personne sans trouble mental, on peut ne pas comprendre cette réaction de tout quitter pour des choses qu’on ne vit pas …

Gérer un trouble bipolaire est déjà un emploi à plein temps, 24h/24 7j/7, seul . Les symptômes ne sont pas présents pendant seulement 7H et vous les donnez ensuite à quelqu’un d’autre ( ce serait trop beau ) !!! Il ne faut pas oublier que cette maladie peut avoir des conséquences mortelles si elle est mal gérée ( suicide ) … C’est épuisant . Faire le deuil de sa carrière professionnelle est très dur à vivre, c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle beaucoup de patients ne demandent pas tout de suite une pension d’invalidité . Cette dernière fait peur, elle annonce la fin d’une vie normale et rappelle encore plus cette maladie mentale …

 

Je suis bipolaire et sans emploi, mais voilà pourquoi …

Avant de juger une personne qui est bipolaire et sans emploi, il faut plutôt essayer de comprendre sa maladie et son rythme de vie autour de cette dernière … Il existe bien évidemment des centaines de raisons propres à chacun, mais en voici une dizaine qui reviennent souvent …

 

Une stabilité dans le temps

Suivant le type de bipolarité, les durées des cycles notamment, maintenir une stabilité et rester dans la constance, rester toujours pareil et opérationnel est très compliqué . Les patients ayant une période euthymique ( stable ) durant plusieurs mois ne sont pas si nombreux que cela . Pour vous donner un petit aperçu, on parle de trouble bipolaire à cycles lents pour ceux qui ont des périodes d’humeur normales pendant 3 mois seulement … Autant vous dire que les bipolaires à cycles rapides n’ont pas beaucoup de « repos » … Alors, comment garder un emploi quand on est en dépression majeure ou que l’on traverse une crise maniaque ???

 

Un espace familier avec des personnes de confiance

L’anxiété est un trouble quasi-permanent chez le bipolaire, c’est pourquoi il est important de réduire au maximum les facteurs stressants comme celui de l’inconnu . Pour pouvoir gérer son anxiété et/ou réagir face à une crise d’angoisse, la personne a besoin de se sentir « comme chez elle » et se sentir entourée de gens qu’elle connaît, des personnes de confiance . Être en sécurité mentalement et physiquement est primordial pour elle .

 

Une vie avec une maladie imprévisible

La bipolarité est une maladie invisible à première vue, mais elle est aussi imprévisible pour la personne qui en souffre et son entourage . Comment peut-elle prévoir d’aller travailler quand elle ne sait pas de quel symptôme elle va souffrir le lendemain ? Les hauts et les bas sont le lot quotidien du bipolaire, des jours où il sera super bien, des jours moyennement et des jours qui seront catastrophiques …

 

Une peur des effets secondaires dus aux médicaments

Si une personne est diagnostiquée bipolaire, normalement elle a un traitement médicamenteux, voilà une contrainte de plus à gérer, enfin surtout celle des effets secondaires indésirables … La fatigue et les tremblements sont les plus fréquents, mais il y en a d’autres, et souvent bien plus difficiles à masquer au travail . Une personne bipolaire a vraiment besoin de plus de repos qu’une personne en bonne santé, alors si elle ne peut pas faire une petite sieste en cours de journée, comment faire pour être polyvalente tout au long de la journée à son poste ? Prendre encore plus de médicaments ? Non, ce n’est absolument pas une bonne solution sur le long terme … D’ailleurs, suivant le traitement prescrit par le psychiatre, le patient peut être dans l’interdiction de conduire, ce qui est déjà très restrictif pour trouver un travail dans certaines villes …

 

Une prévision des attaques de panique

C’est environ 30% des personnes bipolaires qui seraient aussi touchées par le trouble panique . Ce trouble connexe à la bipolarité, bien plus fort qu’un simple symptôme, peut bloquer littéralement une personne chez elle, aussi intense qu’une phobie sociale … Se dire qu’il faut aller à la rencontre du monde ( du public ) peut sembler être une horreur ! En général, cela ne dure que quelques heures, mais est-ce qu’un patron accepterait des retards courants pour ce type de motif ? Si oui, pas très longtemps …

 

Une fiabilité malgré les troubles divers

Le trouble bipolaire est composé essentiellement de troubles du comportement et de troubles de l’humeur . Comment peut-on faire confiance à 100% à une personne qui souffre de troubles tels que la concentration, la mémoire, le jugement, etc etc … ? Et vice-versa, comment une personne bipolaire peut affirmer qu’elle est de confiance alors qu’elle connaît ( normalement ) ses symptômes ? En synergologie, c’est ce qu’on appelle un mensonge de sur-valorisation, ce n’est pas grave en fait car tout le monde le fait ( au moins à l’entretien d’embauche ), mais quand c’est régulier, est-ce honnête envers sa hiérarchie ? Non, ça peut même être dangereux pour les 2 parties : employeur et salarié ( accident, perte de client important, etc etc … ) .

 

Un rythme professionnel compliqué avec la maladie

Quand on est au travail, ce n’est pas pour s’amuser en général, un rythme de travail est donné par ses supérieurs et cette cadence est à respecter, malade ou pas ! C’est là un gros facteur de stress pour le bipolaire, car oui, en phase maniaque il lui est facile de manager plusieurs personnes ou effectuer plusieurs actions en même temps, mais cela ne dure pas éternellement et a un impact néfaste sur sa santé … Les semaines qui suivent sont alors désastreuses car il lui faut un temps égal de récupération, chose impossible avec un patron . Le rythme d’activité doit toujours être égal .

 

Une pause-déjeuner en bonne compagnie

C’est un peu différent des troubles alimentaires et cela se rapproche même de l’angoisse . La personne bipolaire a ses habitudes et ce n’est pas bon de les changer, cause de frustration, alors si pendant la pause déjeuner elle n’est pas avec une personne qu’elle apprécie, elle pourra avoir l’appétit coupé ! Stress, panique, difficile à expliquer, mais le bipolaire risque de ne pas manger normalement en présence de facteurs d’alerte ( l’image de soi peut-être ? ) .

 

Un agenda de santé à respecter

Les rendez-vous avec le psychiatre sont très importants pour maintenir la bonne santé mentale du patient et ainsi prévenir d’une rechute . Certes, les heures de consultation peuvent être en dehors des horaires de travail, mais on rajoute alors une activité supplémentaire et donc de la fatigue, du stress … Beaucoup le font, mais un jour ou l’autre, bien souvent, ils craquent : burn-out dû au rythme de vie qui est en général sans repos suffisant …

 

Une hospitalisation nécessaire en cas de forte crise

Certaines personnes souffrant de troubles bipolaires sont hospitalisées 2 à 3 fois par an !!! Burn-out, fureur maniaque, crise suicidaire ou autres problèmes divers ( boulimie, addiction … ) . C’est malheureux de le dire, mais ces hospitalisations sont nécessaires, elles sont même vitales . Les durées varient suivant les causes, de 1 semaine à plusieurs mois … L’employeur risque de très mal comprendre ces hospitalisations !!!

 

Est-ce qu’une personne bipolaire est incapable de travailler ?

Alors oui cet article est très négatif dans sa forme, car oui il y a des patients souffrant de maniaco-dépression qui travaillent depuis longtemps, oui il y a des super patrons très compréhensifs, etc etc … Mais ce n’est malheureusement pas la majorité des bipolaires . Si la personne arrive à gérer les 10 points énoncés ci-dessus, alors BRAVO à elle . C’est un très gros travail de fait sur soi-même . On pourrait même presque dire que la maladie n’est plus un problème, ce n’est d’ailleurs même plus une maladie à ce moment-là … Encore une fois, tout est possible !
Il existe cependant des structures de réinsertions professionnelles qui peuvent prendre en considération les handicaps psychiques et mentaux, mais c’est compliqué à mettre en place, surtout que les handicaps physiques sont prioritaires .
Le réel problème du bipolaire n’est pas de travailler, c’est surtout de réussir à maintenir, dans le temps, la cadence régulière nécessaire pour garder son job . Le traitement est bien sûr primordial pour espérer cela : la stabilité . Le travail ne rentre donc pas dans le traitement de stabilisation du maniaco-dépressif, c’est donc un objectif …

Se stabiliser à l’aide des traitements ( médicament, suivi, aide, hygiène de vie ) pour pouvoir réussir à travailler …

Comme dit le proverbe : « Le travail, c’est la santé ! »
Mais quelquefois, il faut la santé pour pouvoir travailler …

 

Si vous avez aussi des problèmes pour trouver un travail adapté à votre bipolarité, n’hésitez pas à venir en parler sur le forum des bipotes et/ou à expliquer les raisons dans les commentaires …

 

Troubles bipolaires et travail

Travailler quand on souffre de bipolarité …

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32 commentaires sur “Travailler quand on souffre de troubles bipolaires …
  1. Linka dit :

    Hello,
    Je suis fonctionnaire depuis 2003 et certaines personnes dans mon entourage ne comprennent pas que je puisse me plaindre de mon travail (sureté de l’emploi,revenus fixes et au delà du seuil de pauvreté ,ect)Tu as de la chance !! …Mais voilà comment avancer au milieu d’un lac dans une barque vétuste et sans rames !!! L’incompréhension des gens est parfois très déstabilisante face à des troubles qui vous bouffe tous crus et quoi leur dire … C’est la deuxième fois que je suis placée en longue maladie …Entre les 2…J’ai tenu 18mois …Mais la municipalité qui m’emploie m’a ballotté durant cette courte (mais trop longue) période entre différents services et m’en demandant toujours plus et bien sur que j’ai tout pris de front en me sentant pousser ds ailes et en devenant Miss-multitâches!!!Et un matin ,plus envie ,plus d’énergies!Et depuis c’est la descente aux enfers …

  2. alice dit :

    Salut!
    Je vois que tu n’as pas de réponse à ton post, alors je te laisse un mot pour que tu vois que tu n’est pas seule! Malheureusement je n’aurais pas de solution à t’apporter… juste mon témoignage.
    Le monde du travail c’est un vrai sujet d’inquiétude pour moi en ce moment. Quand je suis en crise, « facile » puisque le travail est impossible, mais dès que je suis stabilisée, ben le problème se re-pose, comment faire?
    Toi, ton problème c’est que tu as un boulot stable, du coup, tes collègues savent qu’il y a quelque chose qui va pas. Tu dois te sentir jugée et regardée de travers et j’imagine que ce doit être très dur. Quand tu décris ton poste durant cette année et demi où tu as pu travailler, on voit bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Ca donne l’impression qu’ils ont fait exprès de te soumettre au stress pour que tu quittes le boulot de toi-même. Je me trompe? Si c’est le cas, et même si ce n’est pas le cas d’ailleurs, tu devrais peut-être contacter la médecine du travail et parler d’aménagement de poste?! Pour nous en sortir, nous avons besoin d’un environnement stable et loin de la pression. Et si jamais quand tu reprendras on te refait le coup, tu peux même pousser jusqu’à l’inspection du travail, pourquoi pas?!
    En tout cas, ne laisse pas les gens qui ne te comprennent pas influencer la vision que tu as de toi-même! Oui un poste de fonctionnaire c’est beaucoup mieux que la plupart des emplois du privé, mais tu as des problèmes que n’ont pas les autres et nous ne sommes pas égaux face aux exigences de la vie! Et puis un poste stressant où on est dévalorisé et maltraité, qu’il soit dans la fonction publique ou pas reste un mauvais poste!
    Je pense que quand tu seras capable de reprendre ton travail, il faudra y poser des conditions claires en amont. Ne pas te laisser entraîner dans un emploi qui te reconduira toujours dans la même impasse! Ca sert à rien de prendre un traitement pour aller mieux d’un côté si c’est pour tout foutre en l’air de l’autre côté à cause d’un boulot mortifère!
    En tout cas je te souhaite de bien prendre soin de toi pendant cette pause et de bien penser à comment faire évoluer les choses dans ta vie professionnelle avant d’y retourner. Prends contact avec la médecine du travail, je crois que c’est une piste à explorer.
    Bon rétablissement
    Alice

    • Marie dit :

      Bonjour
      Moi aussi je travaille
      Le plus dur c est la fatigue la concentration et la mémoire
      Mais malgré ça je ne veux pas que ma maladie soit connue dans ma société car je serait. Considéré comme pas normale dans le milieu professionnel la maladie psychique c est comme une maladie honteuse alors surtout je me bat tous les jours pour que personne ne voye mes difficultés j aimerait savoir si d autre personnes sont comme moi et comment ils gèrent
      Bonne soirée

      • alice dit :

        Bonjour.
        Tu as de la chance de travailler! Moi je suis dans un secteur d’activité qui ne correspond pas du tout à ma maladie. Je suis dans l’hôtellerie restauration et je fais beaucoup de saisons. Du coup l’activité est très intense et il y a énormément de stress. Après chaque saison je craque complètement. Depuis quelques temps j’éssaie de travailler à l’année et à mi-temps, mais ça se passe mal car les horaires ne sont pas respectés et le stress toujours là. Donc là c’est pire car à chaque fois je dois démissionner car je ne suis plus apte au travail. Du coup je me grille d’entreprise en entreprise et les employeurs se demandent pourquoi j’ai un CV en pointillé.
        Comme toi, je ne veux pas que ma maladie soit connue de mes employeurs ou collègues. Pourtant ça expliquerait pourquoi je démissionne au lieux de passer pour une bonne à rien ou un feignante… D’ailleurs hier à Pôle Emploi, ils m’ont proposé de me faire suivre par un organisme réservé aux travailleurs handicapés (car j’ai le statut). J’ai fini par accepter car ils sauront mieux m’aider pour redéfinir mon projet pro aux vues de ma maladie, mais je refuse qu’ils prennent contact avec des employeurs pour moi pour ne pas être cataloguée.
        Le travail, c’est mon gros problème en ce moment. A force d’échecs, je ne crois plus en moi, j’ai l’impression d’être un danger pour la société qui m’emploierait. Que faire d’une employée instable? On m’a fait remplir une demande de RQTH (reconnaissance travailleur handicapé), mais je ne m’en suis jamais servie et comme je n’ai pas droit à une aide financière, elle ne me sert à rien. Elle me déculpabilise un peu, surtout face à mes parents, mais je n’en ai jamais parlé à mes amis, alors face à eux j’ai honte de mal travailler!
        Tu vois, je n’ai pas de réponse sur comment gérer la situation. En plus d’être handicapante, la maladie est culpabilisante!
        Je partage ta souffrance et j’espère que tu vas trouver un moyen de te sentir bien dans ton entreprise.
        Alice.

      • L. Dominique dit :

        Bonjour Marie
        Après des années d’errance médicale, ils ont fini par coller l’étiquette de bipolaire type II.
        A l’heure actuelle je suis absente de mon travail depuis presque plus de 6 mois, suite à un burn out.
        Mon problème est aussi la fatigue, la concentration et la mémoire, et bien sur, ça colle pas avec le boulot.
        Je me suis battue pendant des années sans rien dire, mais là j’en ai trop marre, je me demandais si je n’allais pas carrément dire à mon chef ce que j’avais, pour qu’il comprenne et me foute la paix, et qu’on ne me reproche plus de travailler trop lentement.
        On est complétement déstabilisé ne sachant jamais comment se comporter, et comment vont réagir les autres, c’est une maladie usante, et humiliante aussi c’est vrai, car on nous prend souvent pour des fainéants (ben quoi c’est vrai de l’extérieur, on ne voit rien)alors pourquoi on serait fatigué même quand on est en arrêt.
        Bon j’arrête là mes jérémiades, mais tu vois Marie, t’es pas la seule, et quelque part ça me rassure que des gens pensent aussi comme moi, je me dis que je ne suis pas la seule.
        Dominique.

      • momo dit :

        bjr, je souffre de la maladie depuis des années je n’arrive à travailler, je m’ennuie vite dans le travail, je suis marié et j’ai des depenses vraiment je ne sais pas koi faire????

        • antoine dit :

          Bonjour momo,
          Là où tu habites y-a-t-il des centres médico-psychologiques avec des psychologues qui font des tcc (thérapies cognitives et comportementales) car elles sont pour moi d’un grand réconfort et elle m’aide. Moi aussi je suis mariée et je ne travaille pas car dès que la pression le stress je démissionne alors j’essaie de m’occuper de ma famille et bien sûr de moi. Si vous voulez plus d’ précisions. je peux donner encore d’autres conseils Bonne continuation et prenez soin de vous

      • Martin dit :

        J’ai été diagnostiqué bipolaire à l’âge de 27 ans et j’en ai maintenant 46.Jz sui passée par quelques périodes difficiles avant qu’on me trouve un traitement qui m’équilibre très bien. Je suis infirmière et je parviens à faire mon travail sans aucun problème. C’est pourquoi je trouve votre article beaucoup trop orienté sur le fait que les personnes bipolaires seraient des »Handicapés » de toute vie sociale.C’est complètement faux, renseignez sur les bipolaires de l’histoire considéré comme des génies ou des artistes renommés!

        • BA dit :

          Bonjour. Pendant plus de 15 ans jetais diagnostiquée dépressive. On vient de me dire qu’en fait il s’agit d1 trouble bipolaire. Ton message me redonne de l’espoir pour l’avenir.

      • Louloute dit :

        Bonjour moi aussi je ne veux pas que les gens le sache j’ai trop peur d’être prise pour folle

      • 2polar dit :

        Bonjour,
        Je suis dans le même cas que toi…malheureusement tu ne peux pas toujours cacher tes défaut.J’ai le boulot de mes rêves à porter de main.je vais bientôt passer un entretien.Il y aura une prise de sang a effectué.depistage de drogue …et de médicament psy.Je pars perdant malgré un CV costaud comme un mur et une motivation hors pair..

  3. Unknow dit :

    Travailler, travailler, travailler…

    Non seulement je ne peux pas avoir une vie personnelle correct, mais en plus, je n’arrive pas à garder le moindre travail assez longtemps.
    Et je n’ai reçu aucune aide jusqu’à maintenant. (Personnellement.)

    Je n’ai plus qu’à vivre à Flatland.

  4. Unknow dit :

    Vous travaillez ? : Non.

    Vous ne travaillez plus ? : Exact !

    Pour quelles raisons ? : Angoisse/crises d’angoisses et instabilité. Je fini par soit me faire viré pour absentéisme, soit démissionner.

    Et mon dernier travail en date était technicien en support informatique.
    Je ne vous raconte pas le délire stressant qu’apporte un travail que je trouve personnellement assez ingrat.

  5. Maât dit :

    Bonjour et merci pour cet article rassurant pour ma part c’est comme si je n’avais quasiment jamais réussi à travailler. La maladie m’est tombée dessus pendant que j’étais professeur remplacante (contractuelle) en college/lycée après avoir bossé quelques temps en ministère et avoir été diplômée d’une bonne école.
    Je n’ai jamais suffisamment travaillé pour bénéficier du chômage et mon mari a un revenu qui m’interdit l’AAH et le RSA.
    J’ai eu plusieurs emploi (étudiants ou non) mais à chaque fois j’ai démissionné ou ai dû être arrêtée pour raison de burn-out ou autre au niveau médical. Je ne peux pas tenir très longtemps à un poste.
    Aujourd’hui, en phase euthymique j’aimerais trouver un travail, mais je suis refusée partout où’ j’envoie mon CV et cela me décourage (refusée même pour des postes dont le niveau exigé est bien inferieur au mien)… je souffre de mon manque d’expérience et de stabilité professionnelle. Je cherche un emploi pour me sociabiliser et pour gagner de l’argent car ma situation financière devient très compliquée.
    Je vais ouvrir un dossier pour une RQTH et espère trouver un emploi que je pourrai garder, être capable de surmonter mes troubles paniques et accepter d’être dirigée par des personnes moins diplômées que moi…
    L’hypersensibilité fait que chaque micro-événement d’une journée routinière d etravail devient une aventure terrifiante…

    • Lucie dit :

      Je me reconnais tellement dans ce que tu vis. Accroche toi, nous avons tous notre place. La RQTH sera un premier pas. Et tu peux apporter beaucoup de chose à toi même et à la société en dehors du salariat.

  6. bistef dit :

    Salut à tous,
    Je ne suis pas sûr de comprendre comment ça fonctionne alors désolé si je poste à coté de la plaque.
    Moi, je travaille à 60%, 60% pour épuiser la pile, 40% pour recharger. Quand mon psy me demande si je peux reprendre à plein temps, moi je me demande si c’est bien psy son métier.
    Oui, je suis fâché très dur avec tous mes collègues que je déteste pour plein de raisons très vraies. J’en ai bouffé des ronds de chapeaux. Croyez-moi, les collègues ils vous enfoncent encore plus quand vous êtes anormalement anormal.
    Dernière phrase entendue : « il est dangereux, faut appeler quelqu’un ! ».
    Parfois, je me dis que certains ne travaillent pas et ça m’ouvre des horizons : bourrer la gueule de ce mec pour lui montrer que oui, je suis vraiment dangereux et puis virer galoches.
    Oui, on me regarde de travers et je suis le sujet de discussion principal de mes collègues. Je travaille seul, je pause seul, je mange seul et je ferme ma gueule.
    Ne vendez jamais la mèche, où vous serez habillés avec le costard du fou, le type pas gérable, dangereux, instable, à qui on ne peut pas faire confiance, sur qui on peut déverser toute sa haine de frustré. A personne, le secret c’est une grosse blague. Comment l’ont-ils su ? Autre débat qui me grattouille d’une bonne missive argumentée à la DRH, le genre de chose que je me crois obligé de faire et de regretter juste après.
    Le travail quand on est anormalement anormal c’est une bataille contre soi et beaucoup contre les autres, malheureusement les gens sont méchants, encore plus quand ils peuvent taper sur quelqu’un qui ne peut pas se défendre. Et le groupe, où l’on peut tous penser pareil, c’est tellement rassurant, pourquoi voudriez-vous qu’ils fassent un pas vers vous ?
    Suite à un incident avec un collègue, j’ai surpris la réunion organisée en salle de pause pendant laquelle il a pu raconter les faits et dire comment il m’avait niqué profond. J’ai vu défiler les collègues dans son bureau et pu entendre les chuchotements étouffés. Face à un malfaisant de ce type, je ne peux pas me permettre de répondre quoi que ce soit car dans ma situation, tout est enregistré, utilisé, déformé et je serai toujours celui qui crée le trouble. Alors je me laisse niquer profond et je compte les fiches de paie qui tombent.
    Sûr qu’ils savent que vous êtes différents, faites en sorte qu’ils ne sachent pas pourquoi.
    Oui, je bosse bien, mieux que mes collègues.

    A mon chef que je fais tant souffrir.

  7. marie-lou dit :

    bonjour,

    à chaque fois que j’ai été hospiltalisée,j’étais la seule à travailler(toutes pathologies confondues) et je rendais compte que j’avais de la chance.je ne voyais pas ce qui aurait pu m’en empêcher.je n’avais que des troubles de l’humeur.
    j’étais dentite/dans l’euphorie,j’étais très affable,je parlais,parlais à mes paients,on dicuttait,mais je ne faisais strictement rien.les euphories durait maxi une semaine.
    et au début,pour les dépressions,j’allais travailler,au ralenti et en faisant la tronche mais j’y arrivais.

    avec le temps,les dépressions ont été beaucoup plus douloureuses,je fermais tout de suite le cabinet,d’bord en décommandant les gens,puis plus,trop difficile de parler.

    je prenais stilnox,lexomyl ou temesta pour dormir.je me faisais des ordonnances.

    c’est la perte de la mémoire « immédiate » puis les troubles de la concentration qui m’ont obligée à arrêter.

    mantenant,à part des ménages,je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre…

  8. Lucie dit :

    Bonjour,
    J’ai 33 ans et J’ai renoncé au travail salarié.
    J’ai été diagnostiquée bipolaire suite à un super burn-out, durant la fin de mes études ou je travaillais en étude notariale à temps complet et suivais des cours pour obtenir mon diplôme de notaire… youpla 3 mois d’hospitalisation dont je ne garde quasiment aucun souvenir si ce n’est les kg pris sous Tercian. Puis des mois d’arrêts, au fond du trou.
    Après cet épisode, quand J’ai réussi à remonter, je me suis « accrochée  » comme je pouvais pour arriver à décrocher mon diplôme. Me voilà donc diplômée notaire… sauf que la pression, le stress, et la fatigue ont eu raison de moi. J’ai essayé de travailler dans d’autres structures juridiques (avocats, huissier…) mais la maladie ne m’as jamais permis de trouver un emploi stable (hospi, épuisement tout ça, tout ça…), si ce n’est un job à 20% d’assistant de justice généralement réservé aux étudiants ou fraîchement diplômés pendant 2 ans, dans lequel J’ai eu beaucoup de plaisir à m’investir malgré mon salaire de misère (je payais quasiment aussi cher d’essence et péage que ce que je recevais à la fin du mois). Le boulot était super et je ne me sentais plus coupable de ne pas arriver à travailler. ..
    Durant ces 2 années, mon humeur à été plutôt stable, mais j’étais toujours épuisée (mais pas vraiment ou tres épisodiquement depressive) avec quelques périodes d’hypomanie.
    En 2016, J’ai mis au monde une petite fille et je suis chaque jour émerveillée par la chance que J’ai! Par contre, J’ai essayé de reprendre le travail dans un cabinet d’avocats pour etre plus proche de mon domicile et recevoir un vrai salaire, mais J’ai très vite mis un terme à cette experience : la souffrance,la peur, l’épuisement liés au stress m’ont rattrapé au premier grain de sable dans l’engrenage. J’ai donc décidé d’arrêter de travailler comme salarié et de me concentrer sur ma famille et un projet professionnel beaucoup plus personnel et adapté à ma bipolarité. J’ai créé ma très petite entreprise avec une boutique en ligne de produits que je créé. J’arrive beaucoup mieux à me gérer ainsi que dans le cadre « cloisonné »du salariat. Je peux m’organiser en fonction de ma thymie,et prendre soin de mon bébé. Je contrôle le rythme de cette aventure. Mon entreprise est vouée à rester toute petite, car je ne pourrai pas gerer une structure importante, mais J’ai quand même une salariée depuis le mois de janvier! Je me paye au smic ainsi que la jeune fille qui travaille désormais avec moi.
    Je suis fière d’avoir reussi ça… certaines personnes ont un air narquois quand je leur dis ce que je fais (surtout quand elles savent que J’ai fait 7 ans de droit), mais je n’ai plus honte, je me suis fait une petite place.
    Accrochez vous, votre place est quelque part! Peut être pas dans le monde du travail, et alors? Nous n’avons pas à avoir honte d’être différents. Votre valeur n’est pas là, elle est en vous ! Courage à tous!

  9. Mathilde dit :

    Bonjour à tous,

    Je suis journaliste pour la chaine France 5 et je souhaiterais rentrer en contact avec un homme qui réalise aujourd’hui le métier qu’il souhaitait faire !
    Vétérinaire, chef d’entreprise, auto entrepreneur… : je suis ouverte à différents types de profils !

    N’hésitez pas à me joindre par mail : matghy@gmail.com

    Merci

  10. Chloé dit :

    Bonjour,
    J’ai été diagnostiquée bipolaire type 2 récemment (2 mois), je n’ai aucun mal à en parler à mes collègues qui sont souvent très compréhensif par contre je rencontre des problème avec ma hiérarchie (je leur est parler de problème de santé mais n’ai pas précisé bipolaire j’ai trop peur que ca empire le tout) :
    Mon trouble est devenu handicapant en commençant a travailler (j’ai 25ans) j’ai eu beaucoup d’arrêt pendants les deux première année de travail quasiment un mois sur deux.
    Aujourd’hui mes chefs m’ont fait comprendre qu’il ne pouvait pas me donner de « vrai » travail car je ne suis pas stable que je peux partir n’importe quand en arrêt maladie.
    Ils se justifie de non augmentation ou autre par le fait que mon travail soit de très bonne qualité mais que je ne suis pas assez présente pour qu’il puisse juger de mon travail. Paradoxal n’est ce pas ?
    Mon n+2 m’a même demander quand est ce que mes médicament seront efficace à 100%.
    Après cet entretien j’ai fait une crise hypomaniaque suivie comme d’hab d’une déprime.
    Je ne sais plus quoi faire pour faire valoir mes compétences je sais que même bien suivie je peux refaire des rechutes et alors qu’ils ne me donneront j’aimais un travail digne de ce nom j’ai l’impression d’être mise au placard.
    J’ai penser a faire une demande d’handicap pour faire valoir mes droits mais je ne sais pas si sa empirera les choses.
    Ah aussi je suis une femme dans un monde d’homme et souvent mysogine.

    Si vous avez des conseil pour moi je suis prenante, je n’arrive pas a accepter que ma carrière soit déjà foutue, je me suis battue pour en arriver jusque la malgré la maladie.

    • Moxiou dit :

      La demande de handicap pourrait vous protéger, Chloé. Un des risques majeurs étant le licenciement. En tout cas, je vous souhaite bon courage !

  11. Florentin dit :

    Bonsoir, je suis diagnostiqué bi-polaire de type 2 depuis maintenant 5ans ( J’ai 26ans ). Jai éprouvé énormément de difficultés à obtenir mon bac scientifique et ai abandonné mon BTS en deuxième année à un mois du passage de l’épreuve suite à une phase dépressive sévère. Je suis depuis dans le flou total, cela fais 5ans que j’essaye de travailler mais je ne tiens au mieux seulement qu’un mois sans craquer psychologiquement. Sauf que problème je n’ai pas d’argent, ne suis pas vraiment soutenue par ma famille financièrement et suis dans la dépendance total de ma petite amie qui m’héberge à titre gratuit depuis presque 2ans. Je ne touche pas l’AAH mais je possède une RQTH qui sans se le cacher ne me sert pas à grand chose avec mes angoisses dans le milieu professionnel.. Je ne sais pas quel domaine pourrais convenir à ma pathologie en sachant qu’elle me handicape énormément: Je vis reclus, j’ai peur de prendre le trame seul, parler à des gens et suis dans une angoisse constante.
    Je suis actuellement en formation pour réinsertion pro pour les personnes en situation de handicape mais viens maintenant l’épreuve de la recherche de stage en entreprise et qui dis stage dis forcement entretiens et transmission de mon handicape à l’éventuel employeur. Et cette nuit je craque encore et toujours sous la pression.
    Je suis sous médicamentation lourde, j’éprouve une fatigue constante, je suis suivis pas un psychiatre mais mes cycles continuent de me pourrir la vie.
    En clair je suis perdu…

    Si quelqu’un lis ce message et qui à réussi à sen sortir malgré de tels soucis j’aimerais vraiment échanger par mail car là ce n’est plus possible. Jai l’impression d’errer sans but, reclus dans mon monde ou rien ne se passe et sans voir de solutions à l’horizon.
    Jai vraiment besoin de gagner un peu d’argent rien que pour pouvoir manger à ma faim

    Merci d’avoir pris le temps de lire ce messages pour ceux qui l’ont fais..

    Mon mail pour échanger et m’aider ( j’en ai besoin ) : xxxxxx@gmail.com Note admin (désolé, pas d’informations personnel en public, utilisez le forum pour être contacté par message privé svp)

  12. Stéphane dit :

    Bonjour Florentin,

    Je viens de voir ton message… et j’y réponds..
    première chose : tu es encore jeune donc ne désespère pas..
    ensuite il me semble pertinent que tu réévalues les soins que tu reçois de la part de ton psychiatre, que ce soit sa compétence à te traiter et ton traitement prescrit… si les molécules que tu prends sont trop lourdes, que ce traitement pris t’handicape, c’est évident que tu ne pourras pas travailler ou faire ta vie dans ces conditions…
    la priorité, revoir ton traitement à la baisse, voire te sevrer doucement, et ensuite évaluer à partir d’une remise à zéro des compteurs si tu peux vivre sans traitement ou avec un tout petit traitement..
    puis trouver un travail, n’importe lequel pourvu que tu gagnes ta vie.. même à décharger des palettes dans un magasin ou faire des frites chez Mc Do.. il n’y a pas de sous métier, et pas de bipolaire type 2 qui tiennent, ce serait du provisoire le temps de regagner ton estime de toi-même.. parce que une fois que l’argent rentre, que tu gagnes ton autonomie, tu auras plus de confiance en toi et plus d’estime.. ce sera le cercle vertueux enclenché..
    pour supporter un travail, très simple, se motiver avec l’appât du gain et ce que tu pourras en faire de plaisant.. si bien que lorsque tu subiras des pressions, tu ne penseras qu’au chèque salaire dans ta tête, crois moi ça aide… je ne peux pas ici te faire toute l’historique de la vie de mon frère aîné, je n’ai qu’un frère, nous sommes 2, mais crois moi que si mon frère avait écouté les psychiatres, aujourd’hui il ne serait pas marié avec 2 enfants.. ce serait juste un handicapé mental.. un résumé très bref : une rupture amoureuse à l’âge de 22 ans pour mon frère, décompensation dépressive assez grave d’allure psychotique, sur structure borderline, internement de 7 semaines en HP, erreur de diagnostique : schizophrénie paranoïaque, bourré de neuroleptiques, sorti avec 30kg en plus, amorphe etc.. en fait pas du tout schizo mon frère, borderline en réalité.. et c’est moi qui avais fait le nécessaire pour le sevrer, en l’hébergeant chez moi 3 mois, alors qu’il avait son logement mais il passait ses journées enfermé, assis sur son canapé à avaler des cachets, et puis à cette allure, sans travail, sans argent, il serait devenu SDF ou alors retour chez maman… j’ai fait tout ça pour mon frère alors que je n’avais que 19 ans seulement étudiant, j’avais ma vie quand même.. ensuite en le boostant pour qu’il prenne un boulot de merde dans un Intermarché, alors qu’il a un Bac+5 arts plastiques.. etc.. après 3 mois il a tenu le sevrage brutal sur 2 semaines et j’en ai passé des nuits blanches à veiller sur lui pendant le sevrage, puis tenu le boulot, perdu 33 kg, retrouvé la pêche et puis la vie a repris le dessus.. évidemment il a lâché les psychiatres etc.. et déménagé… alors que très franchement si tu avais mon frère à l’époque, tu n’aurais pas parié un centime sur lui.. donc je te dis que c’est possible mais il faut du caractère.. il faut que tu t’arraches..
    je ne sais pas mais je crois que c’est ton traitement qui crée tes troubles ou les aggrave, et notamment cette forme d’anxiété ou de
     » phobie  » sociale que tu as.. ta peur de parler aux gens, de prendre le tram etc.. sans doute que tu penses en toi et peut-être à raison car parfois c’est le cas, que les gens voient sur ton visage que tu prends des médocs psy… donc peur du regard des autres, peur du jugement, tu t’isole, te renferme et le cercle vicieux augmente.. alors qu’il faut pour te sortir de là, aller vers le dehors, voir le monde comme il vit, et la vie qui peut être très belle…

    voilà mon retour d’expérience sur mon frère.. ton cas n’a rien de désespéré, seulement il va falloir te faire pousser un peu le caractère…

    en espérant t’avoir ouvert un peu les yeux..

    Cordialement

  13. Nicole Molina dit :

    Bonjour je suis suivi pour dépression depuis 8 ans et j arrive pas a m en sortir mon psychiatre me donne des tas de médicaments mais rien ne vas je crois que je souffre de bipolarisme qui je dois voir à qui m adresser j e n peux plus aides moi

  14. Stéphane dit :

    Bonjour Rose,

    Merci…

    Chose très troublante à observer : l’impression que les personnes qui fuient les psychiatres s’en sortent mieux dans leur existence que ceux qui prennent des traitements etc…
    mon frère est toujours borderline, il n’a jamais revu un seul psychiatre et ma foi, il s’en tire bien, un travail à responsabilité, une femme qui l’adore, 2 très beaux enfants.. bref la vie..

    Quant à moi, une PMD, et depuis 4 ans je fuis aussi les psychiatres et je m’en sors très bien.. une vie très agréable… cela dit j’ai la chance d’avoir une forme de PMD très ancienne, désuète avec très très peu d’accès de mélancolie et de manie.. et avec rémission complète entre deux accès, ce durant des années entières et sans traitement comme au 19ème… je ne me reconnais pas du tout dans ce que vivent les personnes ici.. mais pas du tout..
    et la seule chose qui manque à ma vie c’est l’âme soeur mais ça viendra…

    je lis des choses ici parfois j’en suis effaré… choqué.. des gens qui prennent des traitements qui vont toujours aussi mal, voire pire parfois, qui ont donc un quotidien, une santé et une qualité de vie totalement dégradés.. on leurs dit qu’ils sont bipolaires alors qu’il y a 20 ans, jamais ils n’auraient eu un diagnostique de PMD.. toute leur vie tourne autour de la maladie.. bref…

    j’en suis perplexe… c’est terrible de vivre l’existence qu’ils se font.. sans se poser de question, sans esprit critique etc..

    enfin..

    Cordialement

    • Florentin dit :

      Si certains messages ici te paraissent effarant sache que nous ne somme pas tous forcement dans le même cas, je te remercie quand même pour ton encouragement et ton témoignage mais revoir mon traitement à la baisse et ne plus suivre ou peu un psychiatre ne m’a vraiment, mais alors vraiment pas réussi ^^ »
      Tout allais bien jusqu’a la rechute ou à 4h du matin un beau jour je tente de mettre fin à mes jours pendant que ma compagne était au travail.
      Je pense donc que tu peux cette avoir un point de vu plus optimiste que le miens sur la chose grace à ton vécu mais je suis pour le moment incapable même d’imaginer d’arrêter à nouveau ou réduire mon traitement tout bonnement car je ne contrôle absolument rien sans.
      Merci quand même pour le soutiens l’amis, qui vivra verra, pour le moment je suis encore bloqué socialement et ça ne s’améliore que peu ou pas et pourtant ce n’est pas faute de donner du miens 🙂

      Cordialement, Florentin

  15. Stéphane dit :

    Bonjour Florentin,

    Disons que je trouve dommage à ton âge de ne pas plus profiter de l’existence.. à 26 ans, tu peux reprendre des études, fréquenter des jeunes de ton âge, sortir etc…. il ne faut pas que tu t’enferme dans la maladie… tu me sembles bien isolé, bien seul et ce n’est pas très sain pour se sentir épanoui… et aller mieux…
    comme je suis quelqu’un de rationnel, je pense qu’un traitement est censé aider au bout d’un moment, et permettre d’avoir une vie équilibrée à peu près.. donc soit ton traitement n’est pas adapté, soit tu n’as pas les bonnes molécules.. enfin je ne sais pas mais il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans ton traitement ou dans les compétences de ton psychiatre à gérer cela..

    et en effet je ne peux que m’exprimer à partir de ma position un peu singulière à l’égard de la PMD.. je me sais chanceux, c’est vrai.. enfin d’une certaine manière.. car chez moi il y a de vraies périodes dites libres pendant très longtemps, je ne sais pas si c’est mieux ou pas que les formes variées et multiples que subissent la plupart ici, mais c’est vrai que je me sens de ce fait un peu étranger à ce que je peux lire concernant « la bipolarité ».. disons qu’avec ma forme obsolète de PMD je bénéficie d’un cadeau empoisonné quelque part parce que je sais que je ne peux pas consulter les psychiatres existants, que ceux d’aujourd’hui ne jurent que par les formes cliniques qu’ils rencontrent très régulièrement et qu’ils optent pour un formalisme protocolaire médicamenteux uniformisé d’un paradigme médical qui n’est pas le mien, et donc ne sont pas à même de me recevoir dans ce que je suis, en résumé pour ces psychiatres là je n’existe pas, et je ne peux pas exister… alors je fais sans eux… et puis je suis très exigeant aussi intellectuellement, et hélas la plupart des psychiatres sont vraiment incultes et nuls en presque toutes matières.. payer 100 euros une consultation de 20 min à entendre des banalités effarantes dont le niveau intellectuel est inférieur au serveur de la brasserie du coin dans la finesse d’analyse des comportements humains, 100 balles pour que dalle c’est affligeant voire de l’escroquerie.. et le café à Paris quartier Sorbonne c’est 3 euros avec la conversation intéressante avec le serveur..
    souvent je me suis demandé comment un psychiatre pouvait être aussi idiot.. et je n’ai toujours pas la réponse.. enfin comme tu dis : qui vivra verra…
    ce qui m’interroge te concernant c’est que cela fait quand même 5 ans que tu évolues ainsi en faisant quasi du sur place.. tu as déjà pris du lithium ? si non, peut-être devrais tu essayer cela, en monothérapie..
    et peut-être devrais tu faire une demande de RSA, ça te ferait un peu d’argent.. pas grand chose mais ce serait mieux que rien…
    enfin je ne sais pas ce qu’il y a à faire dans ta situation mais ce qui est certain c’est ton psychiatre gère très mal ta médication.. ok pour le traitement mais si ça t’empêche de vivre, que cela relève plus d’une camisole chimique que d’un vrai soin, pas terrible en fait..

    c’est toi qui vois…

    Bonne journée..

    Cordialement

  16. Agathe dit :

    Bonjour,
    Je viens de accepter l’ald. Il y a trois mois je faisais un remplacement de responsable de boutique. Un poste de cadre inespéré car je n’ai aucun diplôme. Du haut de mes 34 ans pas un arrêt maladie. Ça fait bizarre d’en être là. Tous les jours je me dis que j’aurais pu mieux gérer. Mais la culpabilité s’estompe de jour en jour. L’envie d’être heureuse prend le pas sur l’envie d’être comme les autres. On est pas comme les autres mais on a le droit d’être heureux.

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