Bipolaire et sans traitement, je croyais être stabilisée …

    Cet article répond aux questions suivantes concernant le trouble bipolaire :
  • Une personne bipolaire peut-elle être stabilisée sans prendre de traitement ?

Voici un petit témoignage d’une jeune femme au tempérament dépressif et qui est diagnostiquée bipolaire . Après plusieurs hospitalisations pour des addictions et un risque suicidaire, elle a décidé de s’en sortir, jusqu’à penser qu’elle pouvait s’en sortir sans traitement médicamenteux, juste avec de l’herbe ! Découvrez son témoignage …

 

Ma bipolarité me fait souffrir et tellement peur …

J’ai toujours été quelqu’un de très « mélancolique » : petite, mon passe-temps favori était de m’asseoir sous le porche de la maison, les jours de pluie, et la regarder tomber … Je restais là pendant des heures . On a toujours mis cette tristesse sur le fait que mon père est parti quand j’étais très jeune, mais je savais au fond de moi que ce n’était pas que ça, mais rien de plus . Il y a 5 ans, j’ai vécu une rupture très douloureuse, et je suis tombée dans une grande dépression qui a duré 4 ans, durant laquelle j’ai été diagnostiquée bipolaire type 2 . J’avais un très lourd traitement qui m’a rendue dépendante . J’en étais arrivée à prendre des cachets en plus, à n’importe quel moment, le premier étant au réveil avant le café . Je passais mes journées à dormir, et quand je ne dormais pas, je me plongeais dans l’alcool .

Mes addictions m’ont envoyée directement à l’hôpital …

Après une overdose, j’ai atterri aux urgences qui ont fait passer ça pour une tentative de suicide . Ils m’ont donc envoyée dans une « maison de repos », dans le secteur des suicidaires ( interdiction aux stylos, lacets, ceinture de robe de chambre, téléphone, chargeur, pas de télé, juste 4 murs et un lit !!! ) . J’ai vite pété les plombs et, après avoir menacé de tout foutre en l’air dans les bureaux des Infirmières, je suis sortie contre avis médical . Cet épisode aurait pu me faire prendre conscience de la gravité des choses, mais 2 mois plus tard je recommençais, et je faisais une consommation de médicaments énorme . J’ai pris 60kg, j’ai perdu tous mes amis, je me suis isolée et restais enfermée tout le temps . J’ai pas mal de trous de mémoire sur cette période, mais je sais que j’ai fait souffrir mes enfants et ma mère; avec qui je m’étais installée étant devenue incapable de m’occuper seule de mes enfants . J’étais devenue un légume … Je voyais un psy, étais traitée pour ma bipolarité, mais il n’y avait pas d’amélioration dans mon état, bien au contraire . Un jour, je me suis rendue compte que je ne pouvais pas traverser la route sans avoir le « reflex » de vouloir me jeter sous les voitures, habitant au 6ème étage, j’avais l’envie de sauter, ou d’ouvrir la portière de la voiture en marche … Et j’ai pensé à mes enfants … Alors j’ai changé de psy et je lui en ai parlé, il m’a envoyée 3 semaines dans cette « maison de repos » où il exerce également . J’ai passé 3 semaines seule, je ne me mêlais à personne, je ne voulais pas de visites ( juste mon frère qui venait me ravitailler en eau minérale et friandises ), j’étais coupée de tout . Après cette hospitalisation, j’ai commencé à vouloir m’en sortir ( jusque-là je n’en avais aucune envie ) . Alors j’ai arrêté de prendre plus de médicaments que nécessaires ( seulement mon traitement lourd pour la bipolarité ), je dormais moins, et commençais à sortir de chez moi; ne serait-ce que pour aller chercher le pain . Mais le manque était là, une douleur psychologique terrible, je ne pensais qu’à ça, mais je luttais tant que je pouvais … Le fait de prendre mon traitement ne m’aidait pas, il m’en fallait toujours plus …

Aujourd’hui, cela fait maintenant 1 an que je ne prends plus rien, ni traitement, ni alcool, rien … En revanche je me suis mise à l’herbe ( oui, je sais, c’est mal ), j’avoue que je vais mieux ! Bon, c’est vrai que ce n’est pas tous les jours faciles, qu’il m’arrive d’avoir des phases dépressives, mais elles ne durent jamais longtemps . J’ai repris une vie normale, j’ai perdu énormément de poids, je sors, je vois du monde, je vis … Seulement voilà, depuis quelques semaines, mon caractère change, je deviens exécrable, rancunière, j’ai une boule de colère en moi que je ne saurais expliquer . Mon psy me dit que c’est signe de rechute, ça me fait peur, je ne veux pas, j’ai réussi à me reconstruire et je ne veux pas que tout s’écroule à nouveau . Je suis perdue .

 

L’avis donné par LeBipolaire.com

On retrouve dans ce témoignage le cas typique d’un trouble dépressif ( pendant l’enfance ) qui a évolué ensuite en trouble bipolaire; enfin ceci est un avis personnel avec une simple déduction . On ne connaît pas entièrement la vie de cette fille, mais les dépressions ont l’air intenses par rapport aux phases d’hypomanies . Elle a l’air d’être restée sans réel soutien pendant une période, ce qui a certainement aggravé son état psychologique . On retrouve une fragilité psychologique dans son histoire, commune à beaucoup de personnes bipolaires … La consommation de drogues n’est jamais une bonne solution, mais ce qui l’est encore mois, c’est l’arrêt total du traitement ! Aujourd’hui, cette jeune femme risque de connaitre une rechute brutale et 2 fois plus importante qu’auparavant … Le traitement risque d’être différent avec la prise en compte d’une nouvelle addiction …
Personnellement, devant tant d’addictions, passées et présentes, et peu d’euphorie en temps normal, il serait judicieux de vérifier le diagnostic de bipolarité par son psychiatre, juste pour savoir s’il n’y a pas d’autres troubles connexes ou d’erreurs …

Petit rappel : Le cannabis ou l’herbe peuvent parfois aider temporairement à sortir de la dépression ( faire croire surtout ), autant qu’un antidépresseur pour certains patients, mais pris sans suivi thérapeutique et avec le temps, il a les mêmes inconvénients : un excès de nervosité et d’irritabilité …
La bipolarité de type 2 se résume par la dépression et des périodes d’hypomanies ( manie de faible intensité ) comme de simples crises de colère .
Le trouble bipolaire de type 3 est diagnostiqué à l’apparition de ces épisodes après la prise d’antidépresseurs par exemple …
Aucune remise en cause officielle du diagnostic n’est donnée, mais il existe parfois des erreurs …

 

N’hésitez pas à apporter votre aide à cette jeune femme via les commentaires …

 

Témoignage de bipolaire dépressive

Bipolaire et sans traitement

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10 commentaires sur “Bipolaire et sans traitement, je croyais être stabilisée …
  1. alice dit :

    Bonjour.
    La seule chose que j’ai envie de dire, c’est ATTENTION!!!! Chez moi, colère sans raison = début de crise. C’est mathématique, à chaque fois c’est la rechute!
    Toi qui veut t’en sortir, si tu observes un changement d’humeur ou des signes comme cette « boule de colère », prends toi vite en main avant que ce ne soit la maladie qui s’en charge!
    Tu as l’air consciente de ce qu’il t’arrive, c’est positif, profites-en pour éviter d’aller plus mal!
    Bon courage à toi.
    Alice.

  2. O. VALERIE dit :

    traitement nécessaire pour cette maladie. A vie. j’ai tenté plusieurs fois d’arrêter, croyant être guérie, mais cette maladie est incurable, ce sont les médicaments qui font que l’on va mieux !

  3. jean-luc dit :

    quelques similitudes avec cette fille si ce n’ai plus vers celui ci que je ressens
     » je deviens exécrable, rancunière, j’ai une boule de colère en moi que je ne saurais expliquer ! »
    et cela depuis des années que je ne me souviens plus quand cela à commencé !! je suis traité mais pas grand chose comme soulagement

    • Luc B. dit :

      Bonjour

      Je me répète. J’ai soixante ans samedi. En 2000, j’ai testé le Seroquel. Un demi cachet. Et j’ai décidé jamais plus ce truc là. J’ai eu une vie extraordinaire, génial, merveilleuse.
      C’est une croyance, je pense, que d’affirmer que les bipolaires ont un comportement anormal. Et qu’ils doivent être aidés, soignés. Quel gâchis. Quelle perte pour l humanité toutes ces années.
      Jean Étienne Esquirol serait le père de la psychiatrie française. Il a fait construire les premiers asiles en France. Pour soigner les « fous ».
      Euh. Il a fait construire. Parce que lui, je pense qu’il n’a jamais tenu une truelle dans ses mains.
      Ce sont des hommes comme çà qui ont façonné notre monde d’aujourd’hui. Celui dans lequel je vis. J’ai vécu.
      Ils se sont trompés. Je peux expliquer pourquoi.

      Luc B.

  4. Clem dit :

    Salut,
    Après avoir été suivi pour dépression pendant 10 ans, j’ai eu une grosse crise suite à laquelle j’ai été hospitalisé en clinique. Là on m’à diagnostiqué bipolaire. J’ai du être suivi pendant 2 ans et plus rien. Après avoir vu plusieurs psy, on m’à dit que je n’était sûrement pas bipolaire…
    Je consomme du cannabis et suis addicte à mon téléphone et aux jeux sur téléphone.
    J’ai de gros soucis dans mon intégration sociale…
    Et je sais qu’en ce moment là dépression me court après et je lutte pour qu’elle ne me rattrape pas…

  5. Gigi dit :

    Je m’identifie totalement dans ce témoignage… Diagnostiquée Bipolaire de type 2 je me reconnaît dans les symptômes mais les traitements ont été pire que rien ou le cannabis… Le cannabis m’a aidé à une époque… Mais maintenant ça me rend complétement paranoïaque et j ai tendance à me renfermer sur moi même. Même si j’ai des idées noires et des déprimes à plus sortir de chez moi, je peux dire par expériences que j’ai tenter de me faire aider par la médecine générale et psychiatrique ça a été pire que tout surtout pour mes proches pour qui j’étais plus qu’un simple légume ou zombie…

  6. Denis dit :

    Le monde est dualiste, donc « bi-polaire »…
    Le corps humain à 2 aspects en lui qui changent à peu prêt toutes les heures. A droite, quand la narine droite fonctionne, c’est le coté solaire, lié à l’action, la cruauté, les actes…
    A gauche, le coté lunaire, c’est le romantisme, les perceptions fines, le sommeil…
    Nos crises d’allergies et autres apparaissent plus facilement quand la narine gauche s’ouvre, quand par exemple le sommeil n’est pas loin…
    Alors l’idée de vouloir supprimer une « bi-polarité » est un peu comme vouloir supprimer la face pile d’une pièce, pour qu’elle devienne « unie » !
    Ça n’a aucun sens !
    Sauf pour ceux qui ont inventés le concept et qui vendent leurs traitements…
    Un être humain passe par toutes ces phases et il doit simplement apprendre à maîtriser son mental et là personne ne donne des outils, on donne des médicaments, c’est bien plus rentable et on affirme une supériorité, celle du psy qui « lui a la connaissance ».
    Pour autant, essayez juste de maîtriser votre souffle et de trouver des moments de calmes méditatifs, c’est dans ces moments que les choses se construisent et que nous pouvons sortir de nos états d’âmes…

    • Isabelle dit :

      Je souffre autant et même plus à chaque nouveau traitement,j’ai 48 ans bipolaires mais j arrive a le stabilisé sauf sur le sommeil ou je dors tous le temps j’ai de l hyperphargie mais sa date depuis mes 20 ans ,marre des médicaments qui assume ,stone ,tremblement.je parle pour moi bien sur,car on est tous différents à cette maladie.Je la connais ,je me stabilisé moi même,faire de la marche que je faisais jamais avant,me forcer à me lever de bonheur,me forcer quand j ai pas envie,me battre par mes propre moyen,je garde mes lyxancia et mon prozac,avec l age on arrive mieux a connaitre ses symptômes avant qu’ on soit mal,mais mon amie à guérit au bout de 10 mois de sa bipolarité grâce au médicament,elle serais morte autrement donc chacun doit faire selon sa maladie et sa capacité à la combattre,moi fini les traitement lourd ,pour d expression,le zombie terminée

  7. Danielle dit :

    bonjour, je suis seule chez moi, j’ai coupé les relations avec toute ma famille ( sauf un seul frére) ma mére une pourriture!! (depuis mon enfance) j’ai eu une vie terrible, voyages ( presque tour du monde), j’ai vécu un peu partout, plusieurs mois de prison ( pour protéger des gens) (plusieurs années séparées, 4 ans la, 6 mois la, 5 mois la .je l’ai mal vécu, 2 enfants , à cette époque dur lev curetage, alors je m’en fou !!!.je revis depuis 20 ans dans une ville et endroit , que je vivais 40 ans avant et que je déteste !! je vis avec mes animaux, dehors je nourris les chats et fabrique des cabanes pour eux, je nourris les oiseaux, ( tous les jours depuis 2 ans) une ancienne amie qui m’emmène en course et qui ma escroquée pendant 15 ans (passés), une pourriture, je ne la voie que pour les courses c’est tout. pour moi c’est beaucoup,je la regarde et lui dis quelle est pourrit et va crever comme une chienne!! (pour elle, elle est honnête!!), j’ai mal partout le corps, on a détectée une Fibromyalgie !! c’est l’enfer, ( je refuse tous médicaments) de se coté la j’ai donné !! en taule on m’en à gavée pendant 3 mois ( résultat 20 kgs ) j’en ai bavé pour les enlever, avec un médicament qui s’appelle ‘ laroxyl ‘ affreux !! j’ai aussi le nerfs Arnold, ouffff, je prends un peu de lexomyl, pas plus. je déteste tout le monde, sauf les animaux, je m’en occupe, les oiseaux aussi, parfois je ne peux plus tenir debout par la fatigue, j’ai les nerfs parfois qui bouts!!! je rabâche le passé, une enfance de merde !! j’ai vécu dans des pays en guerre, j’ai tout perdu, sans compter sur les viols de ses vermines qui étaient armés jusqu’aux dents, j’ai pu partir avec beaucoup de difficultés!! avant la guerre je vivais comme une reine !! arrivée en France j’ai crevé la misère pas un centime, j’ai bossé dans des bars à paris !!résultat, à 47 ans j’était à la rue, depuis tout ça et j’en oublie il me faut un livre de 500 pages pour raconter !! j’ai envie de foutre le camp de cette ville qui me rappelle le passé pourri, mais aller ou ? mes animaux vont mourir si je pars !! j’ai eu des crises d’angoisse aigus, en 1998, pendant 6 ans!! j’ai pensé mourir, a cause d’une trahison !! je pensé que j’étais folle et que j’allais mourir!! ( pas de médicaments) j’en suis sortie un peu seule, donc actuellement je suis mal , si je n’avais pas un point de chute sur les animaux , l’affaire serait vite réglée !! j’ai presque 70 ans, depuis petite , je ne me souviens pas de boons moments, sauf avec ma grand mère décédé , ma tante aussi, toutes les personnes que j’aimais autour de moi sont décédés, je ne sais pas si je suis bipo, ou déprime ? les toubibs je les évitent … merci de m’avoir lu, je vous souhaite toutes et tous une santé de fer, et de bonnes fêtes. Danielle

  8. Maria dit :

    Bonjour Danielle, j’ai lu ton témoignage très dur, je n’ai pas à le juger, je n’ai pas à te juger. J’espère que tu vas trouver un peu la paix en toi.
    Ce n’est pas facile quand on a vécu une très dure enfance. il faudrait peut-être que tu arrives à vider ton sac.
    Je ne prends pas de traitement non plus mais j’ai une grande envie de vider mon sac aussi. Pour cela, il faut trouver LA solution pour, un bon psy, ou quelqu’un d’anonyme, de confiance.
    Les animaux sont une source d’apaisement, et donne un sens à la vie, ce que tu as su donner pour eux.

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