Comment parler à ma fille bipolaire ? Témoignage d’un père en dépression

    Cet article répond aux questions suivantes concernant le trouble bipolaire :
  • Comment parler à une personne bipolaire ?
  • Comment agir avec un bipolaire ?

C’est le témoignage brut d’un père qui ne sait plus comment parler de la maladie à sa fille qui souffre du trouble bipolaire . Elle est dans le déni total, malgré l’hospitalisation et ses comportements . Parce qu’avoir un enfant bipolaire ne suffisait pas, le papa souffre de dépression . Alors, comment peut-il faire pour tout gérer : sa fille, ses relations et sa santé; il ne faudrait pas tout détruire ! C’est un papa qui a voulu rester anonyme ( par peur peut-être ), mais qui aurait bien besoin d’aide pour mieux comprendre les réactions de sa fille afin de trouver les bons mots, les bons gestes … Découvrez son témoignage, entre amour et honte, qui retrace des petites périodes de sa relation père ( famille ) – fille …

 

Dépressif, j’ai honte de ma fille qui est bipolaire, mais je l’aime …

Bonjour,

Je suis dépressif et papa d’une fille de 36 ans et je vous contacte aujourd’hui car je ne sais plus comment faire avec ma fille, plus comment réagir; ma femme non plus d’ailleurs ! Ma fille vit seule dans un appartement depuis de nombreuses années déjà, mais divorcée depuis peu … Elle a été diagnostiquée bipolaire en 2007 à la suite d’une hospitalisation car elle était en pleine dépression et a fait une tentative de suicide . Elle n’a jamais accepté ce diagnostic, pour elle, c’est les autres qui sont bipolaires ( ceux qui lui disent ! ) . Elle s’imagine d’autres maladies, mais en aucun cas celle-là . Au bout de 20 jours d’hospitalisation seulement, moi et mon fils ( son frère ) l’avons sortie de cet asile de zombies car nous ne pouvions plus la voir dans un état de morte-vivante, droguée aux cachetons, et nous avons donc signé une décharge .

Moi, je souffre de dépression depuis maintenant plus de 30 ans, j’en ai 62, mon fils ( 41 ans ) n’a aucun problème de ce type, il y a juste ma fille qui a « hérité » de mon mal-être ( j’ai cru comprendre qu’il y avait une cause de bipolarité héréditaire ) . Pourtant, j’ai toujours réussi à travailler, d’ailleurs j’ai trop travaillé ( à mon compte, j’avais une entreprise de fabrication de vêtements pendant 30 ans ), c’est ce que me reproche ma fille; ohhh oui, puisque des reproches, il y en a de sa part … Même envers sa mère ! Il faut dire qu’elle a surtout été élevée par sa grand-mère car ma femme n’a jamais été une mère exemplaire, quelque peu feignante pour tout, et moi je travaillais du matin au soir . Son trouble, nous l’avons remarqué dès son adolescence, elle changeait d’humeur et d’avis très rapidement . Pourtant, au niveau étude, tout ne se passait pas trop mal, master 2 faut dire !!! Comparé à aujourd’hui, elle ne peut même plus avoir un travail, elle peut à peine se rendre à un entretien ou même faire une recherche d’emploi … Pour vous dire !! Bref, après ses études, ma fille s’est mariée avec l’homme qu’elle aimait depuis toujours . Son mariage a d’ailleurs été repoussé, elle avait déjà de fortes crises, d’ailleurs, je me souviens que ce jour-là, elle était en surdosage de médicaments pour ne pas qu’elle fasse ou dise de conneries; c’était déjà arrivé au mariage de son frère quelques années plus tôt !!! Bonjour les dégâts, et surtout la honte …

La honte, c’est ce que je vis continuellement avec ma fille, malgré l’amour d’un père que j’ai pour elle, j’ai honte de l’image qu’elle véhicule . Honte de son comportement en public, il est par exemple impossible de l’inviter à un dîner, de peur qu’elle parle de ses amants ou qu’elle nous insulte; son mari avait d’ailleurs abandonné toutes soirées à cause de cela, repas de fêtes compris !!! Vous imaginez votre fille parler d’une relation extra-conjugale et vous insulter ensuite en disant que c’est de votre faute, tout cela en présence des beaux-parents, des amis et du mari; juste parce qu’à la télé il passait un reportage sur ce sujet … Mais je crois que le pire est que pour elle tout était normal, quand on lui demandait pourquoi elle avait dit ça, elle répondait qu’elle ne voyait pas où était le problème, que c’était normal !!! Bienvenue dans le monde merveilleux des bisounours !!! Une fois, ça aurait pu passer, mais ses agissements se répétaient tout le temps, ce n’était donc plus possible de passer de bonnes soirées à plusieurs, toujours devoir se justifier et s’excuser auprès des personnes invités, ce n’est pas une vie pour nous non plus !

« Papa, je couche avec des mecs car, lors d’une conférence sur les troubles du sommeil, on nous a dit que le sexe aidait à retrouver le sommeil, mieux dormir … »

Quand son mari a décidé de faire un break avec elle, elle a donc trouvé un appart seule, j’allais la voir tous les jours; son mari beaucoup moins … J’ai vite compris pourquoi … Tromperie sur tromperie ( elle était encore mariée ), je l’attendais le soir au bas de sa porte et je la voyais arriver avec un autre mec … Je peux vous dire que je me suis battu de nombreuses fois, car je savais qu’elle ne savait pas ce qu’elle faisait, et que les gars en profitaient . Encore une fois, le pire, c’est qu’elle disait à son mari qu’elle ne faisait rien, juste boire un verre avec des amis … Le pauvre … Dans ces moments-là, j’ai vraiment honte de ma fille, pour moi elle ne se respecte pas, et puis je me dis que c’est la maladie, c’est certainement pour ça que je continue de l’aimer . Quel père voudrait entendre tout ce qu’elle me raconte sans se rendre compte qu’elle me fait du mal; ses infidélités avec des sdf parfois, pour un père c’est dur d’entendre ça . Pourtant j’essaye de la retenir, mais je ne vais pas l’attacher à son lit ?!

Parfois, elle m’appelle pour me dire qu’elle m’aime, qu’elle se bat à vivre pour moi et sa famille, et le lendemain elle nous insulte que tout est de notre faute, les mots qu’elle nous balance, je n’ose même pas les réécrire … Des fois elle se sauve, pendant 3 ou 4 jours nous n’avons aucune nouvelle, elle n’est pas chez elle, et si on lui demande où elle était, c’est de nouveau la confrontation . J’ai vraiment l’impression qu’elle ne vit pas dans le même monde que nous !

Elle fume, elle boit, elle a des rapports sexuels avec tout le monde, elle me déteste puis elle m’aime, mais elle ne veut pas se faire soigner ( ou peut-être qu’elle ne veut pas être bipolaire ! ) …

Ses consultations chez le psychiatre sont très rares, c’est un con soi-disant, un médecin qui ne connaît rien à la vie et qui ne peut pas la comprendre ( je vous rappelle que, pour elle, elle n’est pas bipolaire ) . Elle va aussi à la méditation quand elle n’est pas en dépression et suit aussi des séances d’hypnose depuis peu . L’hypnose a l’air de lui faire du bien, elle décrit les séances comme épuisantes mais la praticienne est à son écoute, donc elle est bien pour elle ! Je précise que nous avons déjà essayé de changer plusieurs fois de psy, ça ne change rien . Elle prend ses médicaments quand elle veut, elle boit, elle fume, … Tout ce qu’il ne faut pas je pense .

 

Pourquoi je vous contacte ? Car j’ai besoin d’aide, j’ai un traitement pour ma dépression, et heureusement, car sinon je ne serais vraiment pas bien . Ma fille est en train de se remettre d’une période de 3 semaines sans sortir de chez elle, alitée toute la journée, elle ne se faisait même plus à manger, heureusement que j’étais là pour elle, j’ai comme emménagé chez elle . Elle commence à se lever, faire des petites tâches quotidiennes, malgré de longues heures à rester comme « inerte » sur le canapé … Je n’ai pas pu dormir cette nuit car hier soir, en étendant son linge, elle s’est mise à pleurer tout en essayant de se cacher . J’étais assis à 2 m d’elle, et je lui ai demandé qu’est-ce qui n’allait pas, elle a mis un temps pour me répondre que ce n’était rien; que voulez que je fasse ?!! Elle a continué à pleurer et est partie dans la salle de bains, je suis resté assis, comme impuissant, souffrant du mal-être de ma fille que j’aime … Pleins de questions se posent à moi : Pourquoi est-elle comme cela ? Est-ce de ma faute ? Est-elle malheureuse ? Que dois-je faire ? … Ce matin, je me suis même énervé contre elle en lui disant qu’il fallait qu’elle prenne son traitement sinon j’allais l’hospitaliser de force, que j’en avais marre de souffrir pour elle et de toutes ses conneries qui vont certainement recommencer quand elle ira mieux, je lui ai tout déballé, toute ma colère et celle de sa famille avec, mais c’était plus du désespoir que de la colère, je voudrais qu’elle se rende compte de comment elle est … Elle ne m’a rien répondu et est partie faire un tour au parc . Pourtant, les médocs sont sur la table, je suis là pour l’aider à aller mieux, mais non, c’est comme si elle ne voulait de l’aide de personne . Je suis désemparé, merci de m’aider à lui parler …

 

Bipolarité et famille

Comment parler à un enfant bipolaire ?

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8 commentaires sur “Comment parler à ma fille bipolaire ? Témoignage d’un père en dépression
  1. Calou Jah dit :

    Bonjour à vous, déjà bravo pour votre courage et votre patience concernant la situation de votre fille. Beaucoup de parents a votre place auraient laissé tombé depuis longtemps. Tout d’abord, ne vous sentez pas coupable, vous n’y êtes pour rien, c’est la maladie et non vous qui faisait réagir comme ça votre fille. La le plus gros soucis c’est qu’elle est dans le déni. tant qu’elle n’aura pas accepté le diagnostique, rien n’avancera. Moi aussi, avant mes 23 ans je pensais être normal, j’avais des signes depuis l’adolescence mais pour moi je me croyais normal et que c’était comme ça la vie. Je peux vous conseiller quelques choses enfin si vous avez la possibilité, vu qu’avec son psy ca passe pas, n’avez vous pas un médecin généraliste « de famille » avec lequel elle pourrait un peu parler, et par la suite a la fin de la séance vous les rejoigniez pour en parler tout les 3 ? Je ne sais pas quoi d’autre vous dire pour le moment, moi j’ai toujours été l’inverse avec mes parents, j’ai jamais laissé voir mon trouble, bon a part les scarifications ( la pas le choix… ) puis les séjours en HP, les TS… En tout cas je vous félicite d’aimer autant votre fille et de tenir le coup surtout en étant dépressif vous même ! Si vous avez besoin je suis la… Bonne soirée

  2. Beaube dit :

    Je pense que le mieux pour vous deux serait une hospitalisation HDT. Je ne suis pas sûre que ce soit bon de la materner, cela ne fait que la conforter dans son attitude de déni. Votre culpabilité quant à l’hérédité de cette maladie et à votre absence lors de son enfance vous pousse à tout faire pour elle, laissez cela à des tiers dont c’est le boulot. Le rôle de ma famille fût de m’encourager voire de me conduire en centre de soins. Je suis assez bien stabilisée à 42 ans dont 17 de bipolarité diagnostiquée. Il m’a fallu ne plus être dans le déni de ma maladie puis de la psycho-éducation. J’ai aussi arrêté l’alcool car je suis alcoolique et qu’en plus, avec les médicaments, ça fait complètement déraillé. J’ai même surmonté le décès in utero de mon fils. Aujourd’hui, je fais des projets professionnels. Une formation et un futur poste à mi-temps avec une demande d’AAH. Cela m’a pris plus de cinq ans. Mais ce travail ne peut se faire qu’avec des médecins.

  3. Marianne dit :

    Bonsoir monsieur,

    J’ai 38 ans et suis bipolaire. Je ne suis pas une habituée des réseaux sociaux ou autres post internet. A vrai dire c’est la première fois que je commente un article sur internet.
    Votre témoignage m’a touchée car j’aurais tellement aimé avoir un/des parent/s comme vous. J’admire votre courage et votre amour pour votre fille. Cependant la triste vérité selon moi est que vous ne pourrez pas la sauver malgré elle. J’ai été diagnostiqué à l’âge de 14 ans et n’ai cessé d’être dans le déni depuis. A vrai dire je crois que je viens seulement de l’accepter il y a moins d’une semaine et c’est sûrement pour cela que je commente votre article. Je sais que je viens de dire que vous ne pourrez pas la sauver. Mais vous pouvez continuer de l’aimer. Votre fille vous aime et sait que vous l’aimez. J’en suis convaincue. Et je ne la connais pas mais je pense qu’elle sait qu’elle vous fait souffrir et qu’elle en souffre elle aussi. La bipolarité selon moi ce n’est pas que des hauts très hauts et des bas très bas mais aussi beaucoup de honte et beaucoup de moments de « lucidité » où l’on se rend compte des souffrances que l’on inflige à ses proches malgré soi.
    Rien n’est de votre faute. Est-elle malheureuse ? Oui, souvent. Mais heureuse aussi, parfois. Comme nous tous. Juste en plus intense. Que pouvez-vous faire ? Rien. Etre présent, lui demander une énième fois si ça va, et elle cachera ses larmes à nouveau. Mais dites-vous bien une chose : si elle cache ses larmes tant bien que mal c’est parce qu’elle vous aime. A sa manière. De façon imparfaite, comme elle peut. Tout comme vous.
    Mon commentaire n’est pas très gai mais il a le mérite d’être honnête.
    Je vous souhaite beaucoup de courage. Du fond du coeur.
    Je ne sais pas si mon adresse email apparaitra dans ce commentaire. Si oui n’hésitez pas à me contacter en privé.

    MM

  4. marie-lou dit :

    bonjour monsieur,

    en effet,vous avez du mérite.
    je suis aussi bipolaire,j’avais un traitement,que je prenais.même si ce n’étais pas formulé dans ma tête,je prenais le traitement ,donc,plus de symptome.les ts,c’était la dépression,les euphories ,ça ne pocait pas être pathologique de se sentir bien.
    en fait,le traitement ne marchait pas.pendant 6ans et encore 2 d’un autre, sans m’être aperçue que j’avais un gros problème.
    encore 2 ans pour réaliser que les ts étaient pour mettre à de la souffrance.

    c’est le déni.
    vous ne pouvez pas lui parler.
    son esprit est fermé.
    et ce n’est pas votre fille qui boit,qui vous insulte etc…c’est une autre.que vous ne pouvez pas atteindre.
    elle doit s’en rendre compte parfois puisqu’elle pleure et vous dit qu’elle vous aime.
    mais elle ne peut pas vous dire plus.empêtrée là-dedans et sans contrôle.

    je sais qu’ily a un bon serviceà Grenoble au chu.sur internet ,pour se renseigner,il faut taper POLOSAN.le tel est:0446765768.c’est une amie dont le frère est hospitalisé là-bas qui m’en a parlé.

    elle m’ aussi donné les références d’un livre qu’elle a lu pour essayer de comprendre. »à lire avec modération ». « manie et dépression.comprendre et soigner les troubles bipolaires »du Pr marc-louis bourgeois.

    sinon,je ne sais pas où vous habitez,moi je vais à Strasbourg,chez le Dr Foucher au chu.il s’occupe aussi de cas comme le votre:dépression sévève.allez sur internet et tapez CEMNIS.avez -vous déjà fait de la stimulation magnétique transcrânienne? lui la fait de façon ciblée,il choisit les zones en fonction d’irm fonctionnelles.en ce moment il mène une étude qui compare 3 façons de faire disparaitre ces dépressions.vous pouvez en bénéficier.il y a un foyer dans l’hopital.ne confondez pas avec la sislothérapie.là,il n’y a pas d’effets secondaires.

    votre fille a des comprtements à risque ,il faut la faire interner.elle ressemblera sûrement à un zombie au début.

  5. marie-lou dit :

    vous pourriez peut-être songer à voir le dr Foucher pour vous 2.ça vaudrait le coup.ilest surbouqué et pourtant gentil et humain et il prend le temps.et il a un cv long comme le bras.il est compétent et diagnostique des pathologies que des psy libéraux laissent passer.

    ne restez pas dans la souffrance et ne laissez pas elle, dans la souffrance.
    mon ex mari m’y a laissée,je sais pas pourquoi.je lui en veux énormément,il m’a laissée crever.il aurait pu me sauver en demandant le changement du traitement.si je n’avais pas rencontré foucher,je erais morte.

    ne la laissez pas comme ça.quand elle ira mieux et qu’elle reviendra dans la réalité,elle risque de vous reprocher d’avoir tant attendu.ou vous l’entterrerez.

    faites-la hospitaliser.faites ce qu’il faut pour elle,même si ça vous mal au coeur.
    et si on l’endort à moitié,ça ne va pas la tuer.ça va reposer son cerveau déjà.

    et vous pourrez souffler un peu.

    pensez à la rTMS (CEMNIS) pour vous.

    bon courage monsieur.je suis sûre que j’aurai souvent une pensée pour votre fille et vous.vous n’imaginez pas ce qu’elle doit endurer.

    isabelle

  6. marie-lou dit :

    anosognosie,je crois que c’est le terme.regardez dans info du cemnis.si c’est ça ,vous comprendrez pourquoi vous ne pouvez pas lui parler.

    mais je ne suis pas psy.
    au revoir.

  7. marie-lou dit :

    et vous savez,si elle n’a pas répondu à votre coup de gueule c’est que c’est trop difficile.mon père aussi m’a engueuler un jour.je dépensais trop.je crois qu’il ne savais pas encore que j’étais malade.qu’est-ce que vous voulez répondre?il y aurait trop à dire et encore vous ne comprendriez pas.c’est insurmontable pour elle de parler,d’expliquer ce qu’elle ressent.et puis,elle ne veut peut-être pas vous faire peur.

    il lui faut un traitement.et l’hopital pour l’instant.

    encore une fois,bon courage.

  8. Denis dit :

    Bonjour,
    Ce témoignage interpelle. Bipolaire et père.
    J’ai une explication possible au mal de votre fille.
    Les symptômes avant-coureurs sont typique de la blessure d’ABANDON
    Éveil de la blessure : Entre un et trois ans. Manque de nourriture affective.
    Caractère : Victime. Fusionnel Besoin de présence, attention, support et surtout de soutien. Difficulté à faire ou à décider quelque chose seul. Demande conseils et ne les suit pas nécessairement. Voix d’enfant.
    Difficulté à se faire dire non (à accepter un refus). Tristesse. Pleure facilement. Attire la pitié. Un jour joyeux, un jour triste. S’accroche physiquement aux autres. Psychique. Vedette. Recherche l’indépendance. Aime le sexe.
    Plus grande peur : la solitude.
    http://www.aquarienne.net/les-5-blessures.php

    A l’origine une petite fille manquant de présence, d’affection, de tendresse.
    Devenue femme sa quête est la même.
    Avec le désir en plus que de nombreux bipolaires connaissent, le besoin physique, de sexe.
    Pas forcément le sexe pour le sexe mais, pour être désiré, aimé au sens large, câliné, caressé.
    Désir décuplé sous certaines benzodiazépines déclenchant l’hyper-sexualité.
    En se donnant facilement, votre fille cherche avant tout à être aimée comme elle l’est, à rechercher de l’affection puis peut-être se prouver qu’elle peut être aimée. Enfin !
    En tant que Femme à présent, à défaut de l’avoir été enfant ?

    Je ne porte aucun jugement, ce n’est qu’un avis.

    Je suis un Homme en manque d’affection depuis la naissance et, il m’est arrivé de rechercher éperdument l’affection.
    Et plus, sous CYMBALTA.

    Humainement.

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