Bipolaire mais sans traitement : Pourquoi ?

    Cet article répond aux questions suivantes concernant le trouble bipolaire :
  • Le trouble bipolaire sans traitement, comment cela se passe-t-il ?
  • Pourquoi certaines personnes bipolaires ne prennent pas de traitement ?
  • Est-il possible de guérir sans prendre de traitement quand on est atteint de troubles bipolaires ?
  • Est-ce dangereux d'être bipolaire et de ne pas avoir de traitement ?
    Les réponses aux questions de cet article sur les troubles bipolaires en 30 secondes :
  1. La personne ayant un trouble ne se sent pas du tout malade .
  2. Le sentiment de honte ou d'échec s'empare de la personnes si elle doit avouer souffrir d'un trouble mental .
  3. La personne n'est pas aidée et manque de connaissance sur la maladie .
  4. La personne ne peut pas se traiter pour des raisons financières ou pratiques .

Savoir que beaucoup de personnes bipolaires sont sans traitement est en fait un vrai secret de polichinelle … La réelle question est de savoir pourquoi elles ne reçoivent pas de traitement ? Est-ce que ces patients ne se soucient pas vraiment de leur mauvaise santé mentale ? Quel est le pourcentage ? Selon une enquête menée par l’OMS concernant des dizaines d’études sur l’utilisation des traitements psychiatriques, on comptabiliserait entre 30 et 80% de personnes ayant un trouble mental et qui seraient sans aucun traitement !!! Cet article traite des troubles bipolaires, mais il est aussi valable pour les troubles mentaux connexes .
– Quand on parle de traitement, on ne parle pas que des médicaments . Il y a le suivi, l’aide, etc etc … –

 

Pourquoi la personne bipolaire est sans traitement et comment y remédier ?

Ces résultats sont tout de même impressionnants et on a même réussi à catégoriser distinctement le pourcentage pour chaque trouble psychique et mental :

  • Le trouble bipolaire : 50% des personnes souffrant de bipolarité ne reçoivent aucun traitement .
  • La schizophrénie : 35% des personnes schizophrènes ne reçoivent aucun traitement .
  • Le trouble anxieux : 60% des personnes anxieuses ne reçoivent aucun traitement .
  • Le trouble panique : 60% des personnes souffrant d’attaques de panique ne reçoivent aucun traitement .
  • Le TOC : 60% des personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs ne reçoivent aucun traitement .
  • La dépression majeure : 60% des personnes dépressives ne reçoivent aucun traitement .
  • L’alcoolisme : 80% des personnes alcooliques ne reçoivent aucun traitement .

On remarque donc que, mise à part les personnes souffrant de schizophrénie, les personnes souffrant de troubles bipolaires sont celles qui se traitent le mieux . Bien évidemment, ces chiffres sont ceux sortis d’un rapport, ils doivent donc être légèrement inférieurs à la réalité …
Ces chiffres rapportent tout de même que pour chaque trouble spécifique, plus de la moitié des personnes malades ne reçoivent jamais de traitement; alors qu’ils en auraient bien besoin …

Il faut donc se poser la question principale : Pourquoi ces patients souffrant de graves maladies ne reçoivent pas de traitement ? Voici donc quelques causes / raisons qui seraient responsables du manque – ou de la non-prise – de soins et traitements pour les personnes malades souffrant de troubles bipolaires ou autres troubles connexes; Et qui sont pourtant nécessaires …

 

La honte et la peur

Bien souvent, la personne qui souffre de problèmes mentaux ou psychiques ne cherche pas à se faire aider car elle à honte et peur . C’est principalement dû à la stigmatisation de ces maladies qui est souvent négative et qui discriminante envers les patients en les catégorisant comme « fous » ou « malades mentaux » . Cette « étiquette » peut alors avoir une conséquence néfaste sur la vie professionnelle et sociale du patient atteint d’un trouble bipolaire ou autre .
Généralement, cette peur ou honte se caractérise par des pensées de type :

  • J’ai peur de demander de l’aide et des conseils .
  • J’ai peur d’être qualifié(e) ou traité(e) de dingue, bargeot ou fou (folle) .
  • Je suis gêné(e) et préoccupé(e), j’ai aussi honte de parler de mes soucis et problèmes .
  • Je ne veux pas savoir si je suis malade ou si j’ai quelque chose qui ne va pas bien .

Comment remédier à ce sentiment de honte et peur ?

Il faut savoir qu’il est normal d’avoir ce type de pensées communes et ce type de sentiments . Les experts en psychiatrie estiment que 1 personne sur 4 est atteinte d’une maladie psychique ou mentale ! Cela veut donc dire que le malade n’a aucune raison de se sentir seul . Même si la pensée publique actuelle n’arrange rien en stigmatisant perpétuellement les maladies mentales ( comme la bipolarité ), il faut savoir que beaucoup de patients sous traitements sont intéressés et ouverts pour aider et rediriger les personnes en situation de non-prise en charge .

 

Le manque de clairvoyance ou de perspicacité

Une personne avec des signes visibles d’un trouble mental mais qui affirme qu’il n’y a aucun problème avec elle, qu’elle n’est pas malade ou encore qu’elle n’a pas besoin d’aide; Toutes ces réactions signifient alors une abstinence à tout discernement ou une absence totale de clairvoyance et un manque de perspicacité . Le patient peut également avoir une méconnaissance de sa maladie et ne pas se rendre compte de sa condition de mauvaise santé mentale, dénommée sous l’appellation « anosognosie » . Cette cause est observée chez la majorité des personnes schizophrènes sans traitement . Résultat : Si une personne pense réellement qu’elle n’est pas malade, alors pourquoi devrait-elle chercher à se soigner via un traitement ?
Généralement, ce manque de perspicacité se traduit par des pensées communes de type :

  • Il n’y a aucun problème avec moi .
  • Mes proches se font du souci à propos de moi . Ils n’ont pourtant aucune raison à cela; Je vais très bien !
  • Je ne suis pas bipolaire, je n’ai pas besoin d’être suivi !

Comment remédier à ce manque de perspicacité ?

Quand une personne indique à une autre qu’elle se fait du souci pour elle, il faut la prendre au sérieux, sans toutefois paniquer à la première affirmation ! Le proche de la personne malade peut alors faire une check-list concernant les signes qu’elle perçoit comme des symptômes de troubles bipolaires ou autres . Pour rassurer la personne malade, il faut faire cette liste avec elle afin d’écouter son avis et lui prouver qu’elle a tort . Si un docteur indique également à une personne qu’elle a des problèmes mentaux, alors il faut que la personne s’ouvre à ce professionnel de santé et écoute ses conseils .

 

La minimisation du trouble

Certaines personnes arrivent à reconnaître qu’elles ont des petits troubles dans leur santé mentale, mais elles ne se sentent pas vraiment malades pour autant ! Pour elles, un trouble bipolaire par exemple, ce n’est pas une vraie maladie, tout le monde peut l’être … Elles sont donc dans une forme de non-acceptation de la maladie ( légèrement différent du déni ), d’où ce rejet ou cette insensibilité et minimisation de leur trouble mental .
Généralement, cette sensibilité minime à la maladie se caractérise par des pensées communes de type :

  • Mon problème n’est pas si handicapant, mauvais .
  • Tout le monde a des soucis et est stressé dans la vie .

Comment remédier à cette faible sensibilité ?

Nombreuses sont les personnes à reconnaître leurs troubles de l’humeur ou du comportement ( bipolaire ), mais elles minimisent aussi beaucoup les difficultés en se disant que ce n’est pas grave et que ça s’en ira avec le temps … Il faut pourtant savoir que les problèmes des maladies mentales ne disparaissent pas comme ça; « comme par magie » ! Il faut accepter l’aide des professionnels le plut tôt possible . Si la personne n’est pas psychiatre, comment peut-elle se diagnostiquer un trouble qui n’est soi-disant pas sérieux ?!! Seul un psychiatre, expert en troubles bipolaires par exemple, peut alors donner une opinion officielle et établir avec la personne une base de traitement à respecter, suivant les causes du trouble et son intensité .

 

Le sentiment d’impuissance

Accepter d’être impuissant face à une maladie ou de faire face à un échec est inconcevable pour certaines personnes; surtout si on parle d’un trouble mental = quelque chose qui ne tournerait pas rond dans leur tête selon elles … Pour elles, c’est une obligation d’être capable de se gérer seules, elles n’ont besoin d’aucune assistance, sinon cela veut dire qu’elles sont faibles .
Généralement, ce sentiment de possible échec et d’impuissance se traduit par des pensées de type :

  • Je n’aime pas admettre mes défauts et mes échecs .
  • Je ne demande pas d’aide car je ne suis pas un(e) bon(ne) à rien ou un(e) perdant(e) .
  • Je vais arriver à mieux faire face aux problèmes .
  • Mes problèmes sont toujours de ma faute .

Comment remédier à ce sentiment d’insuffisance ?

Il faut bien se dire qu’une maladie mentale ou psychique est aussi grave qu’un cancer ou que le sida . Il faut que la personne se demande ce qu’elle ferait si elle avait cette maladie … Avoir recours à une aide d’un professionnel dans une maladie n’est absolument pas un signe de faiblesse; le responsable du trouble mental est rarement la personne malade .

 

La crainte d’en parler

Toute personne à toujours un doute sur le fameux « secret professionnel » au niveau de sa santé . C’est un peu comme en amour, le premier pas est le plus difficile ! La méfiance envers le professionnel à qui la personne va se confier cache une réelle inquiétude sur le fait de parler d’un trouble mental avec un étranger ( docteur ) … La personne se demande alors si ce qu’elle va avouer restera bien confidentiel .
Généralement, cette crainte se caractérise par des pensées de type :

  • J’ai du mal à faire confiance à quelqu’un et lui avouer mes plus intimes secrets .
  • J’ai toujours des doutes sur la confidentialité de mes propos .
  • Je veux que personne ne sache que je suis sous traitement pour un trouble bipolaire ( ou un autre ) .

Comment remédier à cette méfiance ?

C’est une obligation : Les médecins sont tenus au secret professionnel; tout ce qui se dit pendant une consultation reste confidentiel, entre le docteur et son patient . – Sauf si il y a une mise en danger mortelle ( patient ou entourage ) ou que cela concerne un acte illégal ( commis ou prévisible ) ! – Toutes informations communiquées sont considérées comme « sécurisées » et ne sont pas diffusées tant que le patient ne donne pas son autorisation . Le thérapeute fait confiance à son patient ( pas de mensonge ) et le patient doit donc faire confiance à son thérapeute ( confidentialité ) . C’est une relation basée sur la confiance mutuelle .

 

La désolation, l’accablement

Certains patients, en dépression notamment, sont dans un état de déception de la vie . Leurs troubles mentaux leur ont fait oublier tout espoir de s’en sortir, les personnes sont complètement démoralisées . Elles sont persuadées que plus rien ni personne ne peut les aider et que leur état de santé ne s’améliorera plus jamais . Ces « fausses croyances » sont bien le fruit du désespoir et de la mélancolie, elles peuvent représenter une réelle barrière au besoin et à la recherche d’aide …
Généralement, cet accablement et cette consternation se traduisent par des pensées communes de type :

  • Je sais très bien qu’il n’y a plus rien ni personne qui peut m’aider .
  • J’ai déjà essayé un tas de traitement auparavant et cela ne m’a jamais vraiment aidé .
  • J’ai tout essayé, maintenant j’ai envie d’abandonner .
  • Le dernier traitement que j’ai eu était horrible et m’a rendu pire, alors c’est finit !
  • Tous les médecins que j’ai vus sont des incompétents et n’y connaissent rien à ma maladie, alors j’ai décidé de ne plus en voir !

Comment remédier à ce désespoir ?

On sait qu’une personne souffrant de bipolarité consulte en moyenne 5 médecins différents . Il faut aussi savoir qu’il existe des centaines de traitements possibles pour cette maladie, alors ce n’est pas parce que 1 ou 2 traitements n’ont pas marché que les autres ne marcheront pas ! Chaque jour, des chercheurs prouvent l’efficacité de certains traitements avec des patients, alors un jour, il y aura un traitement pour chaque personne, c’est certain ! Il ne faut pas abandonner au premier échec d’un traitement médicamenteux, au premier suivi psychiatrique non-adéquat à sa personnalité, etc etc … Il ne faut pas baisser les bras, mais plutôt continuer à chercher le bon traitement ( médicament, psy, etc etc … ) et changer si ça ne fonctionne vraiment pas ou si le médecin ne veut pas aller de l’avant ( malheureusement, ça arrive aussi parfois ! ) …

 

La non-présence des professionnels en santé mentale

Oui, car ce n’est pas toujours de la faute des patients ! Il suffit qu’une personne réside dans une ville un peu isolée, à la campagne, il n’y a pas toujours de médecins spécialistes en troubles mentaux à ce moment-là; et le médecin généraliste n’est pas toujours très qualifié pour ce type de traitement … Quelquefois, c’est le manque d’informations pratiques qui est aussi en cause .
Généralement, le manque de professionnel en santé mentale se caractérise par des pensées communes de type :

  • C’est difficile de trouver un spécialiste ou un traitement dans ma ville .
  • Je ne sais pas où me renseigner pour trouver un spécialiste ou quelqu’un qui peut me prescrire un bon traitement .

Comment remédier à cette indisponibilité d’un praticien ?

Ça peut être un vrai problème de ne pouvoir trouver un professionnel de santé autour de soi; ou savoir comment le rechercher ! Toutefois, il est toujours possible de contacter son médecin généraliste qui pourra rediriger la personne vers le bon spécialiste; et le plus proche .

 

Les obstacles quotidiens et contraignants

D’autres barrières ( fréquentes ) à l’accès aux soins spécialisés sont le financement, les contraintes liées au travail ou au social . Beaucoup de personnes sont dans l’incapacité de payer des soins alternatifs et réguliers . Les personnes exerçant une activité professionnelle peuvent aussi avoir du mal à se libérer aux horaires déterminés par les médecins; c’est pareil pour les mères au foyer et la garde des enfants ! Tous ces petits obstacles de la vie quotidienne peuvent empêcher un patient d’avoir un traitement régulier et adapté pour sa maladie .
Généralement, les contraintes socio-professionnelles se traduisent par des pensées de type :

  • Je n’ai pas la possibilité de me présenter aux rendez-vous médicaux qui sont identiques à mes horaires de travail ou de la crèche .
  • Je n’ai pas les moyens financiers de payer un traitement .
  • Je suis trop occupé(e) et je n’ai pas le temps de suivre un traitement .

Comment remédier à ces barrières pratiques ?

C’est vrai que ces barrières de la vie sont assez difficiles à gérer et changer . Mais il existe ( presque ) toujours des solutions : La famille, les amis ou les voisins peuvent déjà aider à surmonter quelques barrières dites de transports ou de gardes d’enfants . Les assistantes sociales sont aussi là pour aider financièrement afin d’amortir les coûts d’un traitement médical qui peut être onéreux dans certains cas . Il faut utiliser toutes les aides possibles afin de pouvoir incorporer, dans un planning journalier, un moment pour le traitement de sa maladie; c’est très important !

 

Parvenir à trouver une solution pour pouvoir se traiter

Cette précédente liste ne recense pas toutes les causes qui empêchent un patient bipolaire à accéder au traitement dont il a besoin, mais la plupart, les plus fréquentes . Ce qui rend l’accès aux soins encore plus compliqué, c’est quand plusieurs de ces raisons sont associées … Les personnes âgées, les étrangers et les personnes en grande difficulté financière sont les plus touchées par cette absence de traitement; involontaire parfois .
Ce qui serait souhaitable, ce serait d’avoir autant de solutions que de problèmes, mais ce n’est malheureusement pas le cas; il y a toujours plus de problèmes ! – qui sont bien souvent personnels, uniques –
On peut voir que l’entraide joue un rôle essentiel, autant dans l’acceptation de la maladie que dans le soutien envers les problèmes de la vie quotidienne pour accéder à un traitement .
Dans les campagnes, il subsiste toujours ce problème de manque de cliniciens compétant en santé mentale . Ce qui serait intéressant, ce serait d’avoir des professionnels libéraux qui puissent se développer encore plus dans les zones rurales .

Quand une personne est dans le déni ou la non-acceptation de sa maladie bipolaire, il est alors très difficile ( en étant un proche ) de lui faire changer d’avis et accepter qu’elle a un problème grave et qu’il faut le traiter . C’est alors qu’une relation de confiance doit s’installer entre le proche et le bipolaire, car la personne ne pense pas être malade et n’ira donc pas voir un médecin ! Écouter, comprendre, positiver et s’associer, voilà des actions à entreprendre pour minimiser une tension de désaccords à la base, mais pour arriver à conclure une sorte de contrat d’engagement par rapport aux troubles de la personne et arriver à accomplir des objectifs qui seraient de ne plus agir comme auparavant; lui expliquer pourquoi ( causes, conséquences, souhaits, etc etc … ) . Au fur et à mesure, la personne bipolaire comprendra que l’aide d’un médecin lui est nécessaire …

Les problèmes de honte, peur, impuissance ou désespoir sont encore plus complexes à démasquer car la personne peut les cacher pendant très longtemps . Ce sont des vrais complexes d’infériorité, des ressentis du moins, mais au moment où le patient va laisser échapper un de ces complexes, alors la personne proche peut l’encourager à en parler encore plus ouvertement pour pouvoir l’aider à sortir de cette grande détresse qu’il se crée, notamment dû par la stigmatisation du public liée aux troubles bipolaires et psychiatriques . La discrimination dans cette thématique de santé peut être très blessante et rendre la volonté d’avoir besoin d’un traitement très difficile à affirmer et surmonter .

Le traitement des troubles bipolaires existe : Il est unique à chaque patient . Il suffit juste de persévérer jusqu’à obtenir son propre traitement efficace qui stabilisera la maladie .

Les expériences négatives sont ( malheureusement trop souvent ) le lot quotidien des personnes souffrant du syndrome de bipolarité, et pouvoir trouver de l’espoir / l’aide est parfois une réelle bouffée d’oxygène . Avec une relation de confiance, tel un partenariat, les causes et croyances peuvent alors devenir complètement ironiques et incohérentes pour la personne qui ne souhaitait pas être traitée auparavant …

 

Si vous souffrez de troubles bipolaires et que vous êtes sans traitement, vous avez maintenant quelques conseils pour remédier aux causes qui peuvent être les raisons pour lesquelles vous n’avez pas encore de traitement contre votre bipolarité . Sachez qu’il est préférable d’être traité plutôt que de souffrir inutilement en silence … La première action à accomplir est parfois d’accepter l’aide ( ou de la demander ) …

 

Maniaco-dépressif sans aucun traitement

Patient souffrant de troubles bipolaires mais sans traitement

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26 commentaires sur “Bipolaire mais sans traitement : Pourquoi ?
  1. Marc ☀️ dit :

    Merci pour cet excellent article.
    Vous démontrez une fois de plus tout l’intérêt et l’importance de votre travail pour ce site.
    On peut considérer que les personnes qui se sont inscrites, quel que soit leur parcours, sont dans la bonne voie dans leur rapport avec la maladie.
    Qu’elles soient révoltées, refusent l’idée d’un traitement à vie ( dont nous devons avec bienveillance leur faire accepter la nécessaire réalité ), en crise, en demande, stabilisé… ici elle montrent qu’elles ont encore l’espoir.
    Car savez vous ce qu’il arrive à beaucoup de nombreux malades non soignés ? Perte d’emploi, de la famille, des proches, d’un toit. Et ils se retrouvent dans la rue, clochards ( = le bien pensant et aseptisé SDF ). La maladie continue son effet, culpabilité, déchéance… leurs dernières forces vitales partent et c’est la fin.
    Alors ami bipolaire, courage, notre maladie se soigne, soyons en les témoins pour les autres.

    • Marie-Claude dit :

      Si vous saviez combien j’ai galéré avant de prendre du lithium… Un jour, je disais à ma fille « j’en ai marre de prendre des médocs ». Elle m’a répondu : je préfère que tu suives ton traitement… Elle avait tout dit.
      J’accepte mieux ma maladie. Mais, pas facile scène parler aux copines. Ça leur fait peur… On reçoit encore des retours pas vraiment bienveillants.
      Bonne journée.

    • Barteau dit :

      Bjr, je suis inquiète pour ma sœur bi polaire. Elle a 53 ans , ne prend plus son traitement pour éviter de grossir. Elle est au RSA et ne travaille plus. Elle est agressive et insultante… déconnectée de la réalité. Elle réclame sans cesse de l,argent à notre mère. Que faire? Elle est dans ses délires d,artiste avec ses épisodes euphoriques. Je ne la reconnaît plus..personne n,a envie de la voir…je crains qu,elle ne tombe sur un mauvais compagnon et qu,elle tombe très bas….

  2. Engerer Eve dit :

    La chimie en dernier recours .Bien d’autres solutions existent avant .
    Une alimentation vivante ,des vit d3 naturelle (sans aluminium,benzoate etc ..)vit B1 à B12(système nerveux)vit c .
    Reconnaître le corps humains(corps physique ,corps énergétiques …Dimension infinie de l’Etre)
    Connaître les médecine ancestrales Toltèques(les 5 accords toltèques), boudhiste ‘DVD de Sogyal Rinpotché).
    Aiderles Etres à observer leur esprit et libérer les pensées (99% des pensées ne nous appartiennent pas )
    Donner le possibilité au patient de réapprendre à s’aimer(EFT, »bars »access conciousness)
    Que les psychiatres se posent la question du mal Etre des étudiants et arrêtent « les patrouilles de Freud » pour s’intérésser aux outils de la médecine quantique .Lorsque le patient est dans le patients est dans le passé,il n’est pas vivant .Lui apprendre que le passé à été son apprentissage et lui demander ses projets .Les techniques d’hypnose humaniste aident a guerir les blessures profondes et sans douleur(Olivier Lockert et Patricia D’Angeli .

  3. Marc ☀️ dit :

    Eve,
    Je ne sais pas si vous êtes bipolaires, mais je peux vous assurer que votre discours n’est pas le bon pour cette maladie.
    Il ne s’agit en rien d’aller voir des psychanalystes freudien ou lacaniens…
    Il s’agit d’aller voir des médecins spécialisés dans les soins des maladies mentales organiques appelés psychiatres. Ils ne proclament pas détenir la Vérité, juste essayer de soigner au mieux en fonction des connaissances du moment.
    Vous parlez de libération de l’esprit par diverses techniques, pourquoi pas, certains d’entre nous le font. Mais en aucun cas en remplacement d’un traitement médical.
    Il faut faire attention à ne pas orienter des patients en souffrance prêts à croire n’importe quoi, n’importe qui, vers des dérives sectaires, car c’est clairement ce que vous semblez proposer, je vous rappelle que l’exercice illégal de la médecine est puni par la loi.

    • veronique dit :

      tout à fait d’accord avec MARC BIPOLAIRE = TRAITEMENT SINON DANGER Après vous êtes libre d’adhérer à des pratiques plus « ésotériques » si ça vous fait du bien ppour ma part je pratique le feng shi MAIS je consulte régulièrement un psy et je prends bien mon traitement

  4. Denis dit :

    Parce que les « poisons » sont pires que le mal !
    J’ai été intoxiqué par les psychotropes et, j’ai stoppé.
    Parce que sous antidépresseur, j’étais survolté, incontrôlable.
    Sous anxiolytique, encore plus anxieux et sous somnifère, l’organisme s’habituant, je ne dormais plus.
    Pire encore, ces poisons avaient chez moi, des effets négatifs et, le cocktail était ototoxique.
    J’ai été empoisonné durant 2 ans environ, j’ai mis autant à me sevrer et, je peux en avoir un recul de 3 ans.
    Ces substances se sont révélées pire que le mal et, ne règlent absolument rien.
    Sevré totalement donc, je « compose » avec l’anxiété, les insomnies et, la dépression. Mais au moins, elles ne sont pas décuplées et, je garde la maîtrise, le contrôle.
    Et je peux conduire sans représenter un DANGER !
    Mon choix est pleinement assumé.

    • scoub dit :

      bravo pour votre commentaire . j ai été diagnostiqué bi polaire il y a sept ans (anti depresseur, anxiolitique, régulateur d humeur) mais au final pas d amélioration.j ai tout balancé et décidé de me prendre en main avec l aide de mes proches. depuis 8 mois je ne prend plus rien et je vais mieux mais j ai été empoisoné par toute ces cochonnerie et je passe sur les effets indésirables physiques a l arret du traitement, une horreur…

      • Denis dit :

        Merci scoub !
        Votre message fait chaud au cœur. Je sais bien que mon choix est délicat, peut-être incompréhensible. Mais, je connais la liste des maux physiques que ces « poisons » sensés résoudre des maux psychiques ont induit.
        A choisir par exemple entre hyperacousie et anxiété, hé bien je préfère la seconde. Mais, je comptais comme un âne, sur les benzodiazépines pour aller mieux… Cela fût pire !
        Humainement.

        • aurelienma dit :

          Je comprends très bien. J’ai vécu l’enfer avec le Zyprexa et le depacote… Avec le second qui est une vraie merde je tombais régulièrement dans les pommes même au boulot.
          Je comprends et respecte votré choix.
          Mais moi je suis monté trop haut. Le traumatisme est absolu…. Plus jamais ça. Je garde mon lithium même si je connais les effets secondaires. Objectivement en phase up j’étais dangereux même pour les autres.

          • Denis dit :

            Bonjour aurelienma,
            Je vous reçois 5/5. Je ne connais pas le Zyprexa mais ai testé le Dépakote lors d’une crise aigüe…
            1 Comprimé seulement et, je ne dormais plus durant 2 nuits et durant 2 jours, j’étais plié de douleurs au ventre.
            L’Enfer.
            Bon courage à vous.

      • Jc dit :

        Merci je me sens moins seul. J’ai suivi un traitement pendant deux ans et cela s’est terminé par une tentative de suicide ratée de peu. Depuis je ne prends plus rien . Je ne peux pas dire que ça va mieux mais ce n’est pas pire!!!!

  5. veronique dit :

    Je voudrai poussé un vrai coup de gueule je ne sais pas si vous venez encore sur le site et donc je ne sais pas si vous lirez ce que je vais écrire mais d’autres le liront et c ‘est ça qui est important D’abord il faut savoir que sans traitement cela va s’aggraver vous dites que vous ne supportez ni les antidépresseurs ni les anxiolytiques mais il en existe des tas de sorte. de plus ces médicaments ont longuement été testés avant d’être mis sur le marché peut être aussi que votre relation avec votre psy n’était pas très bonne SOUFFRIR EN PLEINE CONSCIENCE ça me fait mal pour vous si vous allez voir un peu sur ce site vous trouverez plein de bipolaires stabilisés qui vont bien alors pourquoi pas vous?; à force de patience vous pourriez trouver un traitement adapté : changer de psy et de médocs à rester comme ça vous vous mettez en danger bien à vous Véro

    • Moi depuis 2003 on m’a diagnostiqué bipolaire .Je prends un traitement mais j’ai surtout eu un psychiatre qui a su m’écouter et m’a sauvé la vie .Après trois tentatives de suicides ,elle m’a redonnée confiance en moi et maintenant je suis la plus heureuse des femmes même si mes problèmes sont toujours là ,je n’ai plus peur des autres ,je suis pleine d’énergie et pleine d’estime de moi .Mon traitement est encore assez lourd mais je n’ai pas de problèmes avec .Et mon médecin généraliste me diminue les doses .Je prends du dépakote ,du tranxène ,du duloxétine 60 et 30 et du quétiapine .Je dors très bien ,je travaille avec plaisir et enthousiasme .

  6. Gaëlle dit :

    Bonjour aux participants de ce post.
    je suis tombée dessus par hasard, et je me sens très concernée.Sujet brûlant, manifestement. Je suis bipolaire traitée ponctuellement aux anti dépresseurs depuis l’âge de 20 ans à 50 ans, âge où le diagnostic a été posé. J’ai demandé à être hospitalisée pour le suivi initial sous lithium. Etant en surpoids, le spectre des possibles est limité. ( comme le dit le Dr marc Masson, le surpoids est souvent déjà présent chez les bipolaires, sans les médocs)Au bout de 2 ans et 4 mois d’observance stricte, aucune amélioration . Alors j’ai arrêté.
    À voir la réaction violente de Véronique, je ne peux que me joindre à Denis. D’abord, nous sommes libres. Ensuite, le curseur est différent chez chacun d’entre nous. La pleine conscience de la douleur, j’adhère totalement. Jusqu’alors, le rapport bénéfices risques est pour moi clair: tant que le bénéfice n’est pas flagrant, je ne veux pas de drogues. je ne veux pas de camisole chimique. à lire certains, ce serait quasiment criminel: ah???? je n’ai d’agressivité que contre moi même, le seul risque encouru est contre ma personne, je ne suis pas schizophrène, je me maîtrise. Les phases de douleur intense, je ferme les écoutilles, je prie. Oui, je prie.Je dis’ pardonne moi (pour mes fautes et mes erreurs envers moi et les autres, pour les mémoires erronées que je trimballe) désolée (de ne pas pouvoir faire autrement jusqu’alors) Merci(pour tout ce que je vis, pour la chance d’avoir de quoi vivre malgré tout) Je T’aime(parce que c’est à cette force d’Amour que je veux être connectée) .

    Je salue le courage de Denis qui ose dire dans ce contexte qu’il se refuse aux traitements, sachant ce que ça signifie pour les moments noirs… . lorsque j’ai participé à des groupes de parole, j’ai toujours été surprise, et plus que ça,choquée, de l’animosité que ça provoque chez mes pairs de dire que je ne veux plus de médocs.À croire que les laboratoires ont fait un tel lavage de cerveau qu’il n’y a pas de salut possible en dehors des drogues qu’ils vendent. L’argument revient toujours ‘si tu étais diabétique, si tu avais le cancer, tu ne te poserais pas la question’.
    Mais si, je me poserais la question. et je me pose la question pour la maladie bipolaire. La recherche évolue, on pointe du doigt la part de l’intestin dans la sécrétion de dopamine, de sérotonine..une grande partie des hormones du bonheur sont produites par le colon. Alors, là, oui, je dis qu’il y a des pistes. Et je suis même à l’affût. Si je pouvais faire partie de cohortes de patients observés dans cette perspective, j’adorerais. mais je suis ‘trop vieille’. J’attends l’évolution de la loi sur le sport sur ordonnance, parce que je suis sûre aussi qu’il y a des réponses.
    Les TCC, la méditation(pour moi la prière), l’art thérapie, les groupes de parole,le sport adapté, la mer, les effets de l’eau, de la lumière, il y a beaucoup de réponses dont on ne peut pas toujours bénéficier.C’est à chacun de savoir ce qu’il peut endurer avant de recourir à une camisole chimique. Je demande juste qu’on respecte ceux qui décident de dire non, jusqu’à preuve du contraire.Pouvoir dire SOS à ses pairs sans être jugé, c’est bien aussi. parce que si entre nous, on se juge et on se jette la pierre, comment imaginer que les autres mortels nous voient autrement que comme des pestiférés? Personne ne détient la vérité absolue. Ma thérapie à moi, c’est de me documenter au maximum. La psychiatrie évolue vers des réponses plus humaines, plus naturelles, plus adéquates, et j’espère que ça va encore évoluer dans ce sens.
    voilà. Ce n’est pas un coup de gueule. C’est une réponse de porteuse de troubles bipolaires à des pairs.

  7. Denis dit :

    Merci à vous Gaëlle !
    J’ai fais l’erreur ici d’être franc, direct, nullement inconscient.
    Je crois parfois, qu’il y a encore plus d’intolérance de la part de victimes de cette sale maladie, pourtant an fait des affres de celle-ci que dans d’autres sphères ! Inquiétant.
    J’assume pleinement mon choix. Qui n’en est pas un en fait.
    La liste de mes maux, que je n’avais avant la prise de médicaments est telle que, je ne supporte plus l’idée de m’empoisonner encore plus.
    Crever à petit feu ne m’intéresse pas, c’est tout.
    Mon action se voulait juste être d’alerter.
    Tout le monde ne réagit pas de la même façon aux substances.
    Dans mon entourage familial, elles ont fait tant de dégâts que je fais un « blocage » psychologique déjà, appuyé en plus, du constat des dégâts physiques.
    Humainement.

    • Gaëlle dit :

      Bonjour Denis,
      Je me suis reconne dans tes propos. Et là encore.moi aussi j’ai vu les dégâts opérés sur des proches. En particulier la perte de mémoire, l’hébétude et l’obésité. Pour moi l’importance d’un bon suivi est capitale. Groupe de paroles entre pairs, TCC, activités artistiques, activités physiques adaptées, un simple coup de fil à un pair, tout ce qui permet de rompre l’isolement et les pensées suicidaires obsedantes,valent mieux pour mon cas que les drogues qu’on nous administre.
      Le gros souci ce sont les conséquences des comorbidités dans nos vies et celles de nos proches. Et là les situations matérielles de l’entourage jouent beaucoup. Le rapport à l’argent m’a conduit au désastre, divorce, surendettement, difficultés exponentielles. Et évidemment que ça n’arrange rien.
      Mais je ne me dédouane pas de mes conneries au nom exclusif de la pathologie. Même si je sais que depuis des années, je cherchais de l’aide pour combattre cette addiction aux petites dépenses qui ont amplifié les difficultés alors qu’elles étaient le reflet du mal être. Cercle vicieux, du genre je bois pour oublier que je bois.
      Mais bon, j’essaie d’en sortir au mieux, j’avance, je demande de l’aide et surtout j’essaie de ne plus m’enfoncer. J’agis pour m’entourer, j’ai déménagé pour m’impliquer dans une association existante de bipolaires, et trouver ce qui me manquait dans mon département d’origine. Finalement, ma solitude est plutôt aidante, je n’avais rien à perdre. Et en effet, ça marche. J’ai trouvé une part à prendre et l’activité que je déploie autour de cette implication donne un sens à ma vie là où je n’en sentais plus.
      Donc, ton post ne peut que me réjouir, affronter la douleur autrement, ça me parle.! Et parlons-en, à contre courant. Après tout, la différence et le rejet, on connaît, ça ne nous fait plus peur, non ? À bientôt j’espère.

  8. Llola dit :

    Je ne prends plus de traitement depuis 10 ans et je me suis remise à vivre. Bien sûr, le travail effectué, en amont, avec mon psychiatre a été énorme. On a mis en place des stratégies de prévention suivant les situations déstabilisantes que l’on a énumérées, nommées et listées. J’ai eu plein d’exercices cognitifs quotidiens à effectuer en même temps que le lithium.Jusqu’à ce que ça devienne instinctif. Mon mari est aussi là pour déceler (il le voit toujours avant moi) les prémices d’une petite crise. Et je ne dois jamais oublié que je suis bipolaire type 5 donc potentiellement en danger d’un burn out et d’un craquage soudain et dévastateur, le suicide. Sans traitement, ne veut pas dire sans psychiatre. J’ai la chance d’avoir des amis et une famille qui composent avec mes troubles de l’humeur mais c’est vrai aussi que le up fait moins peur « aux autres » que le down et pourtant… le hic, ç’est la fatigue que je ne ressens pas et qui est difficile à percevoir chez moi. Mon mari tient un petit cahier avec mes heures de sommeil et de temps en temps me dit stop.. avec les bons mots et les bons gestes. Il est devenu un expert avec les années de pratique.

    • Gaëlle dit :

      Bonjour Llola,
      Tu as cette chance d’être entourée et c’est tout ce qu’on peut souhaiter à chacun. Ce n’est pas le cas de tous et c’est la solitude qui est le pire fléau, qui envenime les plaies. Mais au moins tu temoignes qu’on peut lutter autrement, mais encore une fois, c’est dans un collectif. Pour moi c’est porteur d’espoir. Bien à toi

  9. veronique dit :

    j’ai été peut être un peu violente dans mes propos et je présente mes excuses auprès des personnes que j’aurai pu blesser évidement chacun est libre de ces choix , il ne manquerai plus que ça mais je voudrai posé une question à ceux qui ont fait le choix de ne pas prendre de traitement : pourquoi souffrir alors que la médecine peut nous apaiser? moi aussi au début j’étais contre les médocs mais j’ai tellement souffert ( crises d’angoisses +++) qu’il a bien fallu qu j’admette que j’en avais besoin et quel soulagement! je ne cherche pas à vous convaincre mais simplement à vous faire part de mon expérience je veux préciser qu’en plus de mon traitement je suis une psychothérapie sous les conseils de mon psychiatre , comme quoi ils ne sont pas tous à fond médocs ! évidement chaque personne est différente et mon parcours n’est pas un modèle mais un parcours parmi d’autre mais l’objectif est le même pour tous : gouter pleinement à la vie bonne route à tous ceux qui liront ce message

    • Gaëlle dit :

      Bonjour Véronique,
      Moi je suis contente que tu aies dit ce que tu penses. On sait que le déni de la pathologie fait partie des symptômes. Mais là c’est le refus des remèdes chimiques. On n’a pas de curseurs pour établir la douleur, chacun la tolère plus ou moins, et comment reprocher à quelqu’un de s’anesthésier ? Il y a seulement que d’autres pistes émergent aujourd’hui, et que pour des gens qui sont résistants aux traitements chimiques , comme c’est mon cas, on est bien obligés de chercher ailleurs. Je disais ‘apprivoiser ma bête’.
      Donc, bien sur que la piste consensuelle est celle de la chimie parce que les effets sont remarquables chez la plupart des gens. Mais encore…. Moi,je suis exploratrice dans l’âme et j’ai un anti conformisme discret qui m’amène à toujours interroger ce qui est consensuel. Quitte à être singulière, autant en tirer parti quand l’énergie est là. Merci de t’être excusée, mais tu ne fais qu’exprimer ce que beaucoup pensent. Et vivent. Ceux qui ont vu leur vie transformée par les traitements ne peuvent que s’indigner de voir que d’autres y sont récalcitrants,voire s’y opposent. Mais il fut un temps où on pensait que la Terre est plate et qu’au delà, des créatures infernales nous guettent. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà.
      Aucun psychiatre n’a de certitude, tout le monde tâtonne, parce que chaque terreau est différent. Il y a des recettes qui fonctionnent, normal qu’ils les appliquent. Pour ma part, aux pics de souffrance, aux moments les pires de pensées suicidaires obsédantes, puisque je suis encore en vie, c’est que je me dis que j’ai déjà traversé ces déserts, et qu’au moment de lâcher prise, une goutte d’eau m’a abreuvée.
      Donc, merci encore, l’important c’est d’être le plus honnête possible en entendant aussi les autres.’la profondeur de notre folie est à la hauteur de notre intelligence, seule la vérité, la sincérité peuvent nous sauver de nous même.’ (Cedric Dorjo) Bien à toi.

      • Ercé dit :

        Bonsoir, ma maman était bipolaire, et je cherche à comprendre pourquoi elle stoppait ses médicaments chaque fois que ça allait mieux, chaque fois qu’elle sortait de la dépression, ce qui fait qu’ensuite après une courte période heureuse et euphorique elle faisait des crises et souffrait énormément, ce qu’on appelle la « phase maniaque » si j’ai bien compris. Quand je parlais de ses médicaments à à mère elle évoquait des effets secondaires et sinon fuyait le sujet. Dans ma famille on m’a laissé entendre aussi que ma maman ne voulait pas perdre la phase la plus agréable de la maladie qui lui procurait une sensation d’euphorie, tout à coup elle était pleine d’envies, d’énergie, son cerveau tournait à plein régime…On m’a même dit que parfois elle méprisait les gens « normaux ». Moi j’ai toujours eu l’impression qu’en prenant des médicaments sur le long terme elle souffrirait moins…Qu’en pensez-vous ? Merci

  10. Alfa dit :

    Bonjour, ma maman était bipolaire et je cherche à comprendre pourquoi elle arrêtait les médicaments dès qu’elle sortait de la dépression et donc de la maison de santé le plus souvent. Je me souviens qu’elle évoquait les effets secondaires mais à chaque fois le fait d’arrêter son traitement faisait qu’après une phase euphorique une phase maniaque arrivait et là ma mère souffrait énormément et bien entendu nous aussi l’entourage. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi elle ne prenait pas malgré tout son traitement, il me semblait que c’aurait été choisir le moindre mal…et je crois aussi que peut-être notre relation aurait été un peu moins gâchée. Qu’en pensez-vous ? Dans ma famille on m’a dit aussi que sans traitement ma maman pouvait vivre à fond cette courte phase agréable, euphorique, où on se sent pousser des ailes ; qu’avec les médicaments cette phase disparaissait et que ma mère ne voulait absolument pas perdre ça. Est-ce que ça vous parle aussi ?Merci d’avance pour vos lumières. Une grande part de moi comprends ma mère et son déni de la maladie, sa rébellion, mais une autre part de moi regrette et se dit que sa vie aurait pu être plus heureuse avec un traitement..

  11. Stéphane dit :

    Parce que le remède est pire que la maladie tout simplement.. que les psychiatres sont pires que la maladie… que leurs molécules sont des poisons pour le cerveau, pour les organes, pour tout l’organisme..
    et je suis très bien placé pour le savoir, pour avoir failli mourir empoisonné au lithium par une psychiatre et non de la PMD.. je n’avais jamais souffert autant de toute ma vie, jamais, j’étais détruit.. des mois entiers de convalescence ont été nécessaire, divers spécialistes pour me soigner, des examens à passer nombreux pour vérifier si il n’y avait pas de séquelles, qu’elles soient neurologiques, vasculaires, néphrologiques, sanguins ou autres etc… et en prime un Syndrome de Stress Post Traumatique à diluer… des mois et des mois entiers dans une incapacité physique totale, où je ne pouvais même pas faire une pompe, et croyez bien que cette psychiatre spécialiste bipolaire ne m’a jamais présenté d’excuse, ni même pris des nouvelles de mon état de santé.. elle s’est tout simplement défaussée de toute responsabilité.. elle n’a rien assumé, ni son erreur, ni la suite.. spécialiste bipolaire.. sérieux, j’ai le droit de rire… qu’on en fasse la promotion de ces structures d’escrocs que sont les centres experts et qui font leur business sur la souffrance et la naïveté d’autrui… vous autres êtes comme des spectateurs d’une pièce de théâtre, et moi j’ai vu les coulisses avec toute la souffrance possible, et je peux le dire c’est hideux et odieux.. je ne suis pas dupe de toute cette propagande idéologique de l’impérialisme bipolaire.. ils l’ont bien vendue cette pseudo maladie à grand renfort médiatique et marketing.. cette manière de ratisser large dans la population et de cibler de plus en plus de personnes à mettre sous emprise d’une psychiatrie biologique à base de théorie vaseuse… quelle fumisterie, quelle arnaque……….
    Ce genre d’expérience si j’ose appeler mon martyre vécu : expérience, ça refroidit définitivement de consulter en psychiatrie…
    plus jamais.. et si d’aventure dans quelques années j’ai un accès, j’aurai pour moi, ma mère, mes amis(es), mon entourage intellectuel etc.. qui me soutiendront, m’épauleront de leur soin, de leur patience et de leur amour..

    Vous devriez ajouter à votre article une autre raison : maltraitance et violence psychiatrique, trauma physique et psychique iatrogène qui ruine définitivement la cause, la crédibilité et le recours à la psychiatrie…

    que les psychiatres aillent recruter leur brebis soumises ailleurs.. comme disait feu le Général de Gaulle : les français sont des veaux..
    ou pour mieux le dire des bidochon, des beaufs sans cervelle, prêts à gober crédules toutes les âneries à la mode qui passent, des victimes de la société de consommation.. à quand la mode schizo ? on trouvera plein de veaux pour bêler comme des moutons qu’ils le sont schizo… on a eu la mode dépression avec la pseudo révolution Prozac et ses petits frères antidépresseurs, maintenant la mode bipolaire et après ce sera quoi ? « bipolaire » c’est le mot le plus fécal qui existe dans le jargon pseudo-scientifique des psychiatres.. ce mot ressemble à un étron séché sur un trottoir..

    moi mon bien je le trouve loin des psychiatres.. très loin d’eux.. je viens d’ailleurs d’obtenir le poste universitaire que je convoitais et pour lequel je travaillais dur, et qui fait mon bonheur… poste que je n’aurais sans doute pas obtenu si je fréquentais encore ces nuls en médecine..

    à bon entendeur….

  12. Aprosio dit :

    Je m’appelle Catherine aprosio j’ai 22 ans et je suis bipolaire je prend des traitements et j’aimerais oublié quelque souvenir et avancé Dans ma vie

  13. FERRARIO dit :

    bonjour
    mon conjoint vient de se faire diagnostiquer bipolaire après avoir arrêter un traitement de substitution contre la drogue. on s’est séparé , le temps qu’il fasse son sevrage et qu’il trouve son traitement. J’ai besoin de réponse svp. j’arrive plus à lui parler sans m’énerver, je pense que je n’ai plus envie de faire ma vie avec lui seulement voilà nous avons 2 enfants, et je ne veux pas prendre de décision ative. il va encore avoir un traitement de longue durée (à vie) , est ce que les personnes qui sont traités arrives à vivre avec leur proches, à avoir une vie de famille ?

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