La dépression bipolaire sans les antidépresseurs …

    Cet article répond aux questions suivantes concernant le trouble bipolaire :
  • Comment faire quand on est anti-médicaments mais bipolaire en dépression ?
  • Comment gérer une dépression bipolaire sans médicaments ?
  • Existe-t-il un traitement naturel pour sortir de la dépression ?
  • Est-il possible d'arrêter les antidépresseurs ?
    Les réponses aux questions de cet article sur les troubles bipolaires en 30 secondes :
  1. Une prise inadaptée ( mauvais dosage ) ou une trop longue durée de traitement à base d'antidépresseur peut accentuer la venue d'une phase maniaque .
  2. Une bonne hygiène de vie est essentielle pour ne pas sombrer dans un état dépressif sévère .
  3. Il faut éviter les situations et événements qui impactent directement avec son humeur .
  4. Il faut arriver à analyser chaque période dépressive pour minimiser les conséquences de la suivante .
  5. Essayer de pratiquer de l'exercice physique en communauté ( salle de sport ) .

Ahhhh, les antidépresseurs vs la bipolarité, quel vaste sujet de débat interminable … Pour ou contre ? En réalité, il s’agit surtout de la période de dépression bipolaire qui s’associerait avec ce type de médicament, suivant plusieurs psychiatres . On connaît bien sûr les effets néfastes du traitement avec un antidépresseur quand on est bipolaire ( accélère la venue d’une phase maniaque ), mais peut-on vraiment se passer d’antidépresseurs pour ses troubles bipolaires ? Comment faire lors d’une période de dépression sévère ? Voici quelques conseils pour le bipolaire afin d’arriver à gérer son comportement et ses humeurs lors des phases dépressives sans prendre un seul antidépresseur …

 

Éviter d’être en dépression

Non, ce n’est pas une blague, il est possible d’éviter de sombrer dans une période de dépression . C’est d’ailleurs la plus performante des stratégies à adopter pour contenir son état dépressif … Tel un traitement préventif, essayez de réfléchir à tous ces évènements qui peuvent être une source de mélancolie ou de tristesse, les évènements qui ne vous rappellent pas de bons souvenirs, etc etc … Vous pouvez également reconnaître l’arrivée d’une dépression dès les premiers signes d’une crise de bipolarité . Pour arriver à surpasser cela, vous devez suivre une psychothérapie qui vous aidera à être moins sensible, fragilisé, par ces évènements psychologiques nuisibles qui font partie de votre maladie bipolaire .

 

Adopter une excellente hygiène de vie

Aie, vous êtes en début de dépression, ce n’est donc pas le moment de sombrer, non ! Vous devez alors immédiatement avoir un rythme de vie sain et continu . La bipolarité se régule énormément par une bonne hygiène de vie . Prendre soin de soi est primordial .

  • Avoir un sommeil suffisant et récupérateur passe par des heures identiques de lever et coucher tous les jours .
  • Manger sainement et aux heures de repas, pas de grignotage, pas de saut de repas, manger équilibré ( 5 fruits et légumes par jour ^^ ) . Vitamine, fer, calcium, protéines, ayez une alimentation variée . Faire la cuisine est également très bon pour le moral, votre humeur et votre appétit s’en réjouiront 2 fois plus !
  • Faire de l’exercice, même si ce n’est que 15 minutes par jour, c’est suffisant . Nous vous conseillons cependant de préférer les activités physiques le matin afin de ne pas être trop excité(e) avant d’aller vous coucher et donc de ne pas pouvoir dormir convenablement . Un petit footing, au parc le matin, après le petit-déjeuner est très bon car il vous fera sortir et voir inévitablement du monde, tout ce qu’il vous faut pour éviter de trop déprimer .
  • Éviter tout ce qui est nocif pour la santé : tabac ( cigarettes ), drogue ( cannabis ), alcool, sucré ( soda, bonbons ), salé ( chips ), café, paris sportifs ou jeux vidéo …

En résumé, il vous faut établir un planning hebdomadaire d’activités afin de ne pas rester couché dans votre lit et pleurer … On ne vous demande pas de vous entraîner pour les prochains jeux olympiques, mais d’avoir une activité adaptée à vos capacités et régulière dans le temps .

 

Avoir du recul sur sa dépression

Vous savez certainement reconnaître vos périodes de dépression bipolaire, vous devez maintenant savoir comment les soigner ! Vous ne vous appelez pas « Dépression », sauf si c’est votre vrai prénom; dans ce cas bon courage ^^, vous êtes en dépression, ce qui est totalement différent . La phase dépressive, c’est ce que vous vivez actuellement, mais vous pouvez avoir comme objectif de vous en sortir ! Comment faire ?

  • Se l’avouer : Vous traversez un état dépressif
  • Trouver pourquoi vous êtes en dépression : Est-ce votre première dépression ? Ce stade dépressif fait-il suite à un évènement de votre vie ? Étiez-vous en phase maniaque ou hypomaniaque quelques jours auparavant ?
  • Ne pas être dans le déni : La dépression est une grave maladie, sans sauter de joie, vous devez être dans l’acceptation de votre état actuel . C’est difficile, mais accepter ce passage dépressif fait également partie de votre mieux-être et future guérison …
  • Trouver les situations qui favorisent les dépressions : L’hypersensibilité, l’hyperémotivité, l’abandonnisme, etc etc … Certains caractères, en dehors des symptômes de bipolarité, font partie de 50% des éléments déclencheurs de la dépression . Ces types de tempéraments fragilisent énormément l’humeur de la personne bipolaire .

 

Se motiver pour sortir de la dépression bipolaire

Lors des crises intenses de dépression bipolaire, la motivation est généralement au plus bas niveau . Il ne faut donc surtout pas se presser et se sentir obliger de quoi que ce soit . Toujours dans l’optique de bouger, il faut établir des petits objectifs raisonnables en fonction de votre état psychique . Vous dire que vous avez le temps pour accomplir ces tâches mais qu’il faut qu’elles soient faites . Ne vous comparer pas aux autres, vos émotions sont différentes tout comme le mode de vie d’un dépressif … Cela ne ferait que vous dévaloriser et ne pas vous inciter à faire d’efforts tant la différence d’actions entreprises est grande . Dîtes-vous bien que vous n’êtes pas en phase de manie, et surtout, vous ne pouvez pas l’être ! Vous devez aussi assumer vos responsabilités et ne pas vous transformez en victime de la vie, de la maladie … Ne subissez plus la dépression, agissez contre ! Dîtes-vous bien également que votre état dépressif ne durera pas une éternité, l’impression que vous avez certainement est faussé par votre humeur … Espérer pouvoir réaliser se que vous faisiez avant de rechuter est aussi une bonne stratégie morale pour sortir plus rapidement de votre phase dépressive . Soyez fort(e) et motiver afin retrouver le chemin de la vie normale …

 

Déceler les blocages, les barrières qui paraissent infranchissables

Prenez une feuille blanche et faites une check-list de tout ce qui vous empêche d’avancer, vos blocages, les barrières et autres obstacles que vous pensez ne jamais pouvoir franchir … Définissez ensuite le niveau de difficulté à chacun de vos problèmes soit disant insurmontables . Et enfin, hiérarchisez, par ordre de priorité, les choses à résoudre obligatoirement, car vous n’êtes pas là pour tout résoudre non plus, vous ne pourriez pas dans votre état actuel !
Votre état dépressif vous rend certainement négatif, il vous faut alors examiner avec précision tous vos problèmes infranchissables .
Il existe 2 types de problèmes en général : Les passés et les présents . Faire le ménage, laver la vaisselle, aller chercher les enfants à l’école, envoyer une lettre administrative, etc etc … Ces problèmes légers de la vie quotidienne doivent être séparés des soucis plus difficiles à contourner, qui ne sont pas quotidien . Il vous faut alors établir des plans B, qui vont vous permettre de résoudre plus facilement vos problèmes dans votre état . Vous pouvez également demander de l’aide, du soutien à votre entourage, ils auront certainement de bonnes méthodes, différentes des vôtres, pour vous faciliter la tâche .

 

Éviter de penser à résumer sa vie

C’est un des principaux symptômes de la dépression bipolaire : Le manque de confiance en soi, la culpabilité, outre le fait d’avoir envie d’en finir avec la vie … Lors de ces moments-là, vous vous posez certainement beaucoup de questions concernant votre vécu, comme si c’était la fin …
« À quoi ça sert que je reste en vie ? »
« Et si j’avais fait cela au lieu de ça ? »
« J’ai plus rien à faire dans ce monde, je m’y retrouve plus … »
etc etc …
Oui, c’est un passage quasi-obligatoire pour tous les dépressifs, tel un cercle vicieux ou aucune réflexion contraire ou positive n’est possible … C’est une spirale infernale où vous devez absolument y associer des événements heureux avec les malheureux lorsqu’un peu de clarté s’installe au niveau de votre humeur, du style :
« J’ai passé une mauvaise soirée avec ses gens, j’en ai assez de la vie ! Mais bon, j’ai quand même réussi à me faire une nouvelle connaissance … »
« Personne ne me comprend, à quoi bon sortir ? Et si j’allais acheter un gâteau à la nouvelle boulangerie, pour voir de nouvelles têtes ? … »
etc etc …

 

Savoir de quoi on est capable

Quelques actions à mettre en oeuvre afin d’établir une stratégie efficace suivant ce qu’on est capable de faire :

  • Enumérer ses points forts et ses points faibles .
  • Augmenter le potentiel de ses forces .
  • Enrichir et augmenter ses compétences .
  • Définir des objectifs réalisables pendant son stade de dépression et surtout se donner les moyens pour les accomplir .
  • Ne pas se focaliser sur le négatif et sur ce qui ne va pas bien . Il faut se concentrer sur ce que vous êtes capable de réaliser en comparaison de votre force habituelle .

 

Connaitre parfaitement la phase dépressive

La valeur de vie d’une personne bipolaire en dépression est caractérisée par le sentiment qu’offre la phase dépressive : Inexistante . Quand vous stoppez un traitement médicamenteux, survient alors une sensation d’incompréhension émotionnelle, vous n’arrivez plus à bien représenter et comprendre les évènements de la vie quotidienne … Les troubles de l’humeur y sont également pour quelque chose, mais si vous parvenez à comprendre vos pensées qui sont associées à vos changements d’humeurs, vous pourrez alors casser la routine des idées et autres pensées noires de votre stade dépressif . Vous arriverez à sortir de la spirale de la période de dépression beaucoup plus rapidement, et surtout, les rechutes seront beaucoup moins intenses, moins difficiles à gérer …
Lors de la période dépressive, votre vision est changée, tout est négatif, votre estime de vous est basse, vous vous sentez coupable de toute la misère de votre vie, etc etc … Plus vous resterez longtemps en déprime, plus vous exagérerez votre situation, votre ressenti, la psychose et les hallucinations négatives ne sont alors plus très loin … Le stade dépressif du bipolaire donne toujours la sensation de souffrir et que cette souffrance, cette douleur ne va jamais s’arrêter … Sur l’instant, c’est la pire chose, c’est horrible à vivre ! Mais il faut que vous ressortiez ce vieux dicton qui dit : « Ça va mieux aller, c’est qu’un mauvais quart d’heure à passer … »
Vous connaissez aussi l’expression : « Petit à petit, l’oiseau fait son nid … », c’est pareil pour vous, vous avez le moral au plus bas, vous devez vous comparer à un petit oiseau qui fait des petits pas, et petit à petit il va réussir un grand pas qui sera son envol … Pour cela, vous devez rechercher les obstacles qui vous empêchent d’agir, puis vous allez les franchir pas à pas avec votre force, mais surtout pas avec les idées qui vous traversent l’esprit, qui vous bloquent dans cette déprime totale …
Si vous n’avez pas d’idées et pensées négatives, alors il peut s’agir d’une situation qui est en cause de votre dépression bipolaire, voire une personne ! Il vous faut apprendre à l’identifier rapidement, avoir du recul sur sa pathologie est toujours très important . Posez-vous cette simple question : « Pourquoi je suis en dépression ? »
En bref, il faut toujours se rappeler de ses propres réussites et retenir ses échecs afin de ne plus commettre les mêmes erreurs . Il faut essayer de voir un peu de lumière dans ce brouillard qu’est la dépression, faire des projets d’avenir proche afin de se focaliser sur des pensées ou des idées heureuses et positives …
Afin de bien savoir différencier ses périodes de dépression avec celle de l’hypomanie et la manie, ou encore de l’état mixte du trouble bipolaire, vous pouvez effectuer notre test dépression bipolaire .

 

Comprendre les pensées déprimantes afin de s’en débarrasser

Dépression = aucune confiance en soi, pensées négatives, mauvaise estime de soi, etc etc … Pour définir l’état dépressif du syndrome de bipolarité, il suffit de se dire qu’une situation déprimante est toujours faite pour nous-même, que l’avenir va s’assombrir à cause de notre comportement et que les malheurs des autres sont également de notre faute … C’est triste de penser comme cela, non ?
Si une petite lueur d’espoir et de positivité apparaît, alors ça ne durera pas, jamais, c’est seulement un peu de chance dans notre vie déprimante . Ça ne se reproduira pas avant un bon moment !
Prenons pour simple exemple « le travail » . Votre supérieur vous offre une promotion, pour vous c’est une chance car si ça serait été une autre personne qui l’aurait eût à votre place, alors vous auriez pensé que plus jamais vous n’aurez de promotion à l’avenir …
Et si maintenant vous vous arrêtiez 2 secondes sur votre pensée au moment de la promotion . Pensez-vous mériter cette générosité ? D’ailleurs, est-ce une générosité exceptionnelle ou un réel gain de travail ? … Pour répondre à cela, vous allez devoir chercher quelles forces vous avez mis dans cette action ( de travailler ) … Avec cette promotion, votre vie personnelle va certainement changer, quel impact y aura-t-il sur vous ? Et si vous utilisiez la même volonté, la même force au quotidien dans d’autres domaines, quel serait l’impact final ? Sur votre moral, votre vie, etc etc … Toutes les conséquences de vos actions peuvent vous rendre positif et vous créer une vie, un avenir meilleur . C’est vous qui décidez, car vous êtes concentré, car vous avez un objectif, car vous connaissez le bien que ça vous apporte …
Et maintenant si une situation négative arrive, trouvez la raison du pourquoi . Est-ce un élément externe qui a favorisé ce revers ? Qu’avez-vous fait, ou ne pas fait, qui aurait pu engendrer cet échec ? Avez-vous un bon rythme de repos ? En aucun cas vous devez vous dire que c’est à cause de vos capacités, et/ou que vous n’en êtes pas capable, il y a toujours une raison et toujours une solution aux problèmes …

Pariez sur vos points forts plutôt que vos points faibles, la réussite viendra toute seule ( enfin presque ) . Pensez également qu’il y a que les personnes qui ne font rien qui ne font pas d’erreurs …
Si vous analysez constamment vos pensées, alors vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et vos pensées déprimantes, et cela pourrait même devenir automatique à l’avenir .

 

Vous êtes souvent en dépression bipolaire, vous souhaitez réagir sur nos méthodes pour contrer la déprime sans antidépresseur, n’hésitez pas à participer à la discussion sur notre forum ou en commentaire ci-dessous …

 

Bipolarité et dépression

Gérer sa dépression bipolaire sans antidépresseurs

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Publié dans BIPOLAIRE : Des troubles mentaux de la personnalité maniaco / dépressif Tagués avec :
10 commentaires sur “La dépression bipolaire sans les antidépresseurs …
  1. Dominique dit :

    Bonjour,
    Personnellement, je ne suis pas sûr que sans antidépresseur on puisse vaincre la dépression même avec toutes ses bonnes méthodes que vous donner…
    Je pense que cela peut réduire la durée ou l’intensité mais pas l’enlever.
    Après je peux me tromper, la bipolarité en dépression est tellement différente d’un malade à l’autre..
    Ce qui est sûr et certain , c’est que ça ne peut pas nous faire de mal et on peut en apprendre beaucoup sur nous meme, pour cela je vous criait sur parole! Merci.
    Cordialement’,

  2. Damebipo dit :

    Plus facile a dire que a faire tout ce que vous decrivez……Je pense que les personnes qui traversent vraiment de grosses phases de dépression (comme moi) ne peuvent absolument pas se passer d’AD ou autres, désolé!

    1 jour oui peut-etre mais pas sur le long terme..Je reste tout de même d’accord pour dire qu’il faut essayer de comprendre les causes des crises. Ca peut aider a avancer.
    Merci.

    • Vin's dit :

      ce que je voulais dire c’est que les traitements sont dejà assez lourds à supporter et qu’ils finissent en plus par rendre dependants d’autant plus qu’ils causent d’autres soucis de sante (du genre le foie en prend un sacre coup….) du coup je disais juste qu’il vaut peut être mieux comprendre ces crises et se dire que ce n’est qu’une crise …. sans s’intoxiquer

  3. Danielou dit :

    J’ai été diagnostiqué bipolaire suite à un burn out après ma 4eme grossesse à 39 ans . Cela fait 13 ans que je suis sous traitement et depuis quelques années sous lithium , abilify et lamotrigine . Cela fait des années que j’étais un véritable zombie, apathique, plus de personnalité, plus d’émotions . Oui l’humeur était stabilisée mais à quel prix ? Il y a un an j’ai résolu de me battre pour diminuer progressivement mon traitement , oui j’ai des retours de manivelles mais je bénéficie de 2 choses essentielles dans la gestion de ma maladie : je bénéficie d’un environnement très favorable (soutien de mon mari qui affronte avec moi et collabore intelligemment pour la baisse du traitement) et le fait que je me connaisse parfaitement bien donc en mesure de gérer mes émotions . L’hygiène de vie est primordiale ( alimentation, sommeil régulier , calme , vie sociale ( amitiés qui encouragent , vous bâtissent , fuir les déprimés bien sûr (effet miroir) bref s’entourer de personnalités positives et dans les phases maniaques en profiter pour sauver la veuve et l’orphelin car aider les autres nous valorisent et nous redonne confiance . Voilà mon expérience du moment . Et perso je me tourne aussi vers d’autres médecines sans effets secondaires pour me destresse , me détendre . Une petite marche au contact de la nature m’est aussi très profitable . Bref je commence à retrouver ma vraie personnalité avec tout ce que cela comporte avec la maladie mais je gère et cela avec la collaboration, le courage et la détermination de mon mari qui jour après jour m’a donné mon traitement dans la main sinon j’aurais commis l’erreur fatale de tout arrêter depuis longtemps . Surtout ne pas nous culpabilise et laisser les autres nous juger. Être reconnu dans notre pathologie et aussi savoir rire de nous mêmes pour dédramatiser nos réactions surprenantes, savoir présenter des excuses aussi à ceux que l’on agresse (souvent nos proches) car eux aussi on du mérite de nous supporter et de nous prouver leur fidélité fasse á tous ces bouleversements . Après tout les montagnes russes , c’est plutôt exaltant !!! Ne dis t’on pas que les habitudes ça tue , alors avec nous adieu la monotonie et bonjour Dr Jekyl et Mr Hyde . En espérant vous apporter quelques éléments de réflexion du haut de mes 53 ans á 22h36, merci

    • Arzel dit :

      Excellente témoignage Danielou, la fin m’a fait beaucoup rire !
      Concernant les phases de dépression, elles sont vraiment très difficiles à appréhender. Je suis sans doute un peu dans le complexe de l’autruche, mais plus je découvre cette maladie (diagnostiqué il y a moins d’un an), plus la vie me fait peur… Avoir une bonne hygiène de vie ok, c’est même plutôt conseillé pour tout le monde. Mais réussir à lutter contre la déprime sans médicament est vraiment très difficile. Même en ayant un âme de moine bouddhiste… Maintenant, il est clair qu’avec le temps et une bonne connaissance de soit même, on peu aborder ces phases plus sereinement. Je n’ai jamais pris d’autre traitement que mon régulateur d’humeur, mais parfois pour éviter les idées noirs voir morbides il est quand même bon d’être aidé médicalement, car rendu à un moment les amis ou l’hygiène de vie n’y peuvent plus rien !
      Personnellement, depuis que j’apprends à connaitre cette maladie, les phases de Manie ou d’Hypomanie me font plus peur que la dépression en elle même, car je sais que la chute est très difficile…

    • deschamps dit :

      « Cela fait des années que j’étais un véritable zombie, apathique, plus de personnalité, plus d’émotions . Oui l’humeur était stabilisée mais à quel prix « . Merci pour ce résumé DIANELOU. Moi même diagnostiqué bipolaire j’ai eu un traitement et du suivi régulier avec un « très bon psychiatre ». J’ai énormément et durant ces entretiens appris à connaître mon » MOI », ce fût pas toujours facile,comme vous pouvez vous en douter et surtout très fatiguant en + de la maladie. J’ai consulté, travaillé sur moi même pris les médicaments pendant 4ans .AUJOURD’HUI je ne prend plus de medoc (par choix),je ne consulte plus , j’ai appris à contrôler mon état car comme vous le dites si justement DIANELOU  » je me connais parfaitement ». Votre commentaire me ressemble beaucoup ET contente de l’avoir lu. bon courage pour la suite

  4. Priscilla dit :

    Bonjour je pense que chacun de nous est comme une dentelle difficile à diagnostiquer doser su ivre etc le principale c’est d’avoir confiance en son psychiatre et en soi même. … Le reste c’est de l’expérience et de l’expérimentation

  5. Priscilla dit :

    Bonjour actuellement en phase down jhesite à demander des anti depresseur car malgré les très bon conseil de cet article je suis sans motivation fatiguée et sans armes contre ce mal être qui me ronge. … En même temps j’ai peur que cela me provoque un crise de manie sans parler des effets secondaires ! Bref pourtant je l’ai senti venir cette purée de dépression mais malgré ma lutte je crois qu’elle m’a eut … Combien de temps va telle durer ? Quelle sera son intensité ? Autant de questions sans réponses et d’autant plus effrayante.

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